Tout ce que tu veux écrire sans le savoir ! Et qui va accrocher ton lecteur

À quoi ça sert un livre ? À susciter des réactions !

 

Un livre peut susciter tant de réactions ! Et toi, que demandes-tu à ton roman ? Sais-tu vraiment ce que tu veux écrire ? Que veux-tu qu’il provoque chez ton lecteur ?

Des émotions ? Des sentiments ?

Certains romans provoquent la joie ou la tristesse, l’étonnement ou la déception, l’empathie ou le dégoût, voire l’indignation.

Des réparations ?

Certains autres nous font revivre des émotions enfouies, des deuils mal fagotés, des erreurs regrettées… Ils peuvent nous aider à digérer des émotions mal vécues, enfouies…

De la fraîcheur ?

Retrouver des sentiments francs, des sentiments de bonheur.

Remettre les pendules à l’heure ?

En utilisant des sentiments de gêne, de trouble. Nous amener à réfléchir, nous remettre en question. Bousculer nos croyances, ouvrir notre esprit, nous apprendre.

Vivre plus fort ?

Certains livres remplissent d’effroi ou d’espoir, ou encore de tendresse, peu importe ; ce qui est important, c’est la force des émotions et sensations. N’écris pas tièdement. Écris puissamment. Ose.

 

Marcel¨Proust
www.osez-ecrire-votre-roman.com

Obliger à voir la vérité ?

Certains font revivre des émotions oubliées, affolent ta raison, te forcent à regarder le monde plus lucidement. Te confrontent à la réalité. La tienne, ou celle de l’autre, ou encore celle de la société.

Provoquer le changement ?

Car certains romans révèlent un besoin. Partir découvrir le monde, devenir quelqu’un d’autre, pratiquer un autre métier, se rapprocher d’un parent oublié… Balancer une part de nous-mêmes, construire, ou reconstruire. Et tu changes ton existence suite ta lecture.

Vibrer ?

Ton roman peut susciter tant de choses : irritation, amour, empathie, émotions, sensations, ouverture, regrets, amertume, distanciation, sympathie… On ouvre un livre dans une vie morne qui ne nous ressemble pas. Et soudain, on se sent différent, présent au monde, à soi. Sorti de la torpeur.

Car ton livre peut provoquer des résistances qui finissent par s’affaisser, des révélations, des envies, des émotions nouvelles, des sensations perdues, des outrances, des folies, des rires, tant d’autres réactions encore, et aussi :

Décupler la sensation d’être au monde ?

Comme vivre deux fois en même temps. Tu es le héros quand tu lis. Le lecteur et le héros. Tu sens deux fois, tu vis deux fois, tu parles pour deux, tu respires pour deux, tu vibres deux fois. Pour toi et le héros.

Et c’est pareil quand tu écris. Tu es toi et ton héros, et tous tes autres personnages. Tu te démultiplies. Tu es puissant quand tu imagines. Le créateur est tout puissant. Et tu rends ton lecteur puissant.

Goûter ?

Ton roman peut laisser tant de goûts différents en bouche… Certains te font éprouver des sensations engourdies ou étouffées, ou pire la folie, la peur, ou réveillent tes désirs refoulés. D’autres éveillent le manque, la satiété ou le dégoût. Un livre se goûte.

Inviter la vérité ?

Certains romans provoquent une révélation. Te forcent à regarder des faces de toi que tu ne voulais pas voir. À accepter ce que tu refusais, apprendre ce que tu ignorais. Comprendre ce que tu ne saisissais pas. T’assumer. Te responsabiliser.

 

Léon Tolstoï
www.osez-ecrire-votre-roman.com

Ton livre est un ami mais quel genre d’ami ?

L’ami qui provoque le doux confort de l’habitude ou l’ami qui réveille ce qui est endormi en toi? Cela dépend du livre. Chat qui ronronne ou chien qui aboie ? Les deux sont utiles.

Provoquer ?

Le livre qui surprend, apprend, donne envie d’autre chose… Le livre qui bouscule mais auquel on adhère, ou qu’on rejette, choqué ? C’est ce que j’ai écrit avec Brisez vos chaînes et vivez ! Sortir du prêt-à-penser. Certains lecteurs l’aimeront beaucoup, d’autres le détesteront beaucoup. D’ailleurs c’est un pamphlet, pas un roman. Car tout pamphlet est un lire qui dérange, et hurle ce que certains pensent tout bas sans oser le crier. Un pamphlet gueule, un pamphlet ne chuchote pas.

Consoler ?

Est-ce un roman qui accompagne dans la douceur d’un moment choisi de repos, de rêverie ? Car tu peux offrir à tes lecteurs un instant de répit, de soulagement, de tendresse, de poésie pour se dresser en douceur contre ce monde brutal. Un livre qui caresse, réconforte, cajole.

Tout est possible ; mais c’est toi qui choisis, toi qui écris. Toi qui décides.

Parlons de ton livre

 

Écris en te posant des questions :

Est-ce un roman ? Un pamphlet ? Un recueil de poèmes ? Une pièce de théâtre ? Autre chose ? Et qu’y mets-tu ? A l’intérieur ? Au-delà de l’intrigue, des personnages, de l’enveloppe, des techniques d’écriture ?

Quels messages, quelles valeurs, quels sentiments, quelle vision de la vie, de la société, des hommes ? Quel univers ? Que veux-tu montrer ou prouver ou démontrer ? Ou évoquer ? Ou dénoncer ? Ou exposer ? Ou dévoiler ? Et susciter comme réactions ? Emotions ? Sensations ? Pensées ? Réflexions ?

Cet article est inhabituel : je l’ai écrit pour te demander de te demander ce que tu veux écrire, et pourquoi ? Que désires-tu montrer et pourquoi ? Ce sont des questions extrêmement importantes car elles peuvent donner une profondeur incroyable à ton roman si tu sais y répondre. Si tu sais exactement ce que tu veux mettre dans ton roman. Et qui dit profondeur dans l’univers romanesque dit émotion. Or s’il y a réellement émotion pour le lecteur, tu as gagné la partie : ton lecteur va s’attacher à ton univers, ta vision, tes personnages, tes messages qu’ils soient évidents ou plus discrets.

Cette vision, tu la creuses, tu l’approfondis en écrivant ton roman. Il n’est pas certain qu’elle se déploie entièrement à toi dès le départ. En général, ce que tu veux vraiment écrire se dévoile à toi en cours d’écriture. C’est alors que tu dois t’enfoncer dans la brèche et creuser. Ne passe pas à côté. Toute la saveur de ton roman est là : dans ce que tu ne dis pas mais suggère, ce qui ne saute pas aux yeux en te lisant mais saute aux yeux quand ton lecteur ferme ton livre.

 

Marie-Jeanne Roccoboni
www.osez-ecrire-votre-roman.com

Et puis : écrire un roman, n’est-ce pas un merveilleux moyen de te connaître mieux ?

 

D’éclaircir tes pensés ? Clarifier tes émotions ? Guérir ou soulager des parties de nous usées ou fatiguées ou ébranlées, écorchées, abimées ?

Les choix mêmes de ce que tu désires partager à ton lecteur ne révèlent-ils pas quelque chose de toi ? Sur quoi écris-tu au fond ? L’injustice ? La trahison ? La difficulté de vivre ? La peur de la mort ? De la vie ? La perte ? L’amour ? La famille ? La folie ? La terreur ? La violence ? La beauté ? Le voyage ? L’identité ? L’insécurité ? Le bonheur ? La fidélité ? L’amitié ? Et je pourrais continuer.
Sur quoi écris-tu ? Quelles valeurs défends-tu ou exposes-tu ? Qu’aimerais-tu que ton lecteur comprenne ou ressente ?

Même quand on n’écrit pas sur nous, ce que nous écrivons nous révèle.

Cet article est sans doute un peu confrontant mais utile : si tu te poses les bonnes questions, tu peux donner une énorme force à ton roman. Et accrocher ton lecteur. Il n’oubliera jamais ton histoire et ce qu’il a ressenti en la vivant. En fermant ton livre, il lui restera un parfum, une sensation, une émotion qui ne le quitteront plus.

Et toi, quel roman veux-tu écrire ?

 

Avant de te quitter, je te donne le lien pour continuer à lire mon pamphlet Brisez vos chaînes et vivez ! en avant-première avant sa sortie : c’est ici. C’est le Jour 3. Et ça secoue. Comme je l’ai voulu.

Et toi, quel livre écris-tu ? Qu’est-ce qui va vraiment accrocher ton lecteur ?

À bientôt, dans les commentaires.

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2 Commentaires

  1. Judith

    Pour moi, écrire c’est plus un moyen de m’évader de la vie de tous les jours.

    En décrivant les péripéties de nos personnages, on les partage avec eux, on les vit à travers eux.

    Quand on traverse une période difficile de deuil par exemple, c’est très libérateur d’écrire notre ressenti à travers un personnage fictif.

    Dans ces moments là, on ne peut pas tricher…

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oui Judith, je suis d’accord, tout cela est utile aussi pour écrire. Ca, c’est du côté de celui qui écrit. Et il y a aussi à considérer le côté de celui qui lit. Nous satisfaire nous-mêmes ne suffit pas ; il faut aussi satisfaire le lecteur.

      Répondre

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