POURQUOI VOUS DEVEZ CONTINUER A ECRIRE VOTRE ROMAN !

 Pourquoi vous devez continuer à écrire votre roman !

Crédit photo : Jean-baptiste Duville

Crédit photo : Jean-baptiste Duville

Savez-vous résister à la négativité ambiante?

 

Sans doute rencontrez-vous des sceptiques sur votre route, des jaloux, des gens qui ne font rien de leur existence mais qui essaient de semer le doute dans la vôtre : « Tu sais, sans piston, tu ne seras jamais édité ! » Ne vous découragez pas, foncez tête baissée dans votre passion, c’est ce que j’ai de plus important à vous dire. Ecartez-les si nécessaire. Pour écrire il faut être soit seul, soit bien entouré. Les autres, les défaitistes, les amers, les déçus, les incompréhensifs, les soucieux, les futiles, les méprisants, les incultes, laissez-les faire du sur place et avancez. Ecrivez, c’est tout. Votre roman, vos nouvelles, votre journal… Mais continuez. Et si vous vous demandez pourquoi, si ça en vaut la peine, voici ce que j‘ai à vous dire : écrire votre roman vous apprend l’enthousiasme !

Pourquoi écrire un roman ?

 

Comme vous le voyez, j’ai envie décrire un petit papier sur l’acte d’écrire. Ecrire est un acte de foi. Un acte qui mérite beaucoup de respect. Que ce soit un roman, une pièce théâtre ou autre chose. Il existe 100 raisons d’écrire, et peut-être davantage. Je m’amuserai un jour à tenter de les répertorier. Mais pour ce soir, la première qui me vient à l’esprit est celle-ci : écrire est un acte de foi. Un acte de foi pour conjurer le malheur, la solitude et l’indifférence. Un acte de foi pour conjurer la mort. Pour que toutes les images, les couleurs, les sons, le vécu, les sentiments, les émotions, les pensées qui nous ont traversés ne disparaissent pas complètement, avec notre mort, comme poussière au vent. Rendus à la terre et au vent comme notre corps périssable.

Parce qu’il m’est intolérable de penser et sentir que je suis née pour rien. Car si je ne laisse rien de moi sur cette terre, alors je n’ai servi à rien, alors je suis née et j’ai lutté pour rien. J’ai souffert pour rien. Parce qu’il m’est intolérable que ceux que j’ai aimés, ceux que j’ai connus, rencontrés brièvement ou côtoyés longuement, aient vécu pour rien, soient morts pour rien, sans avoir laissé aucune trace d’eux. A ma manière, je les porte en moi puis les accouche sur des pages : ce n’est plus tout à fait eux, ils sont méconnaissables mais il reste d’eux des traces, des sentiments, des goûts, des détails pittoresques et mon amour infini pour ce qu’ils ont été et pour le courage qu’ils ont eu de mener cette dure bataille qu’est la vie. Et ils existent enfin aux yeux des autres, du moins en partie. Ils n’ont pas vécu pour rien. Ecrire votre roman vous permet d’affronter la mort.

 

Crédit photo : Môsieur J.

Crédit photo : Môsieur J.

Vous respectez-vous ? Respectez-vous vos écrits ? Respectez-vous les écrivains ?

 

Ecrire mérite du respect, ai-je écrit plus haut. Cela mérite explication. D’abord parce que ce n’est pas si facile. Il faut vaincre les voiles de la pudeur -qui n’est qu’une morale commune, courante et dangereuse pour l’amour car elle ne rapproche pas les êtres et se défend de les rendre intimes- mais pour laquelle nous sommes culturellement conditionnés.  Rien de plus ardu que de se déconditionner. Mais ce n’est assez : il faut vaincre les voiles de la bien-pensance, de la bienséance. Maintenant que vous avez écrit -et publié- vous êtes à nu. Ce cœur qui bat, c’est le vôtre, il palpite dans l’encre noire et chacun peut lire en vous à ciel ouvert. Il y faut du courage, de l’audace. Il faut supporter les critiques, les distances, les silences, les mauvaises questions : combien as-tu vendu de romans? au lieu de : comment te-sens-tu de savoir que ton texte est lu? Est-ce un bonheur, un soulagement, les deux, autre chose ? Il faut supporter la jalousie aussi. Car elle existe sous des masques divers. Et la jalousie est le contraire de la tendresse. Parfois même il faut supporter la haine. Ecrire votre roman vous apprend à vous écouter et vous respecter.

Faites-vous preuve de volonté ?

 

Ecrire, c’est se soumettre à une autodiscipline sévère. Il faut y donner son temps et son existence mais sans rechigner : avec bonheur. Y offrir ses soirées, ses nuits, ses vacances, ses fins de semaine… Il faut se faire une âme de nonne pour bien écrire un roman. Une obligation d’austérité. Il faut vivre son livre, respirer ses personnages, caresser ses paysages internes, dialoguer dans le creux des insomnies avec nos héros, écouter ce que notre âme veut dire. Il faut retranscrire tout cela. C’est un exercice intellectuel et émotionnel difficile, une acrobatie sur un fil tendu, qui requiert un savant mélange de lâcher-prise et de concentration extrême, de présence et d’absence simultanée. Ecrire votre roman vous permet d’acquérir une autodiscipline exceptionnelle.

 

Crédit photo : carlos

Crédit photo : carlos

Connaissez-vous cette joie cognitive et émotionnelle que procure l’écriture ?

 

Quand j’écris, un lecteur en moi découvre ce que j’écris tandis qu’un écrivain en moi joue de la surprise qu’il donne à ce lecteur. Sans ce double jeu et ce double je, pas de texte, encore moins de roman bien conçu. Un aller-retour de chaque millième de seconde dans un cerveau rodé par l’expérience de l’expression écrite, c’est aussi cela l’écriture et ce peut être une jouissance cognitive et émotionnelle. Une joie et une force mêlées. Qui dira la sensation de puissance d’un cerveau et d’un cœur qui vont l’amble dans le presque chevauchement des lettres, l’avancée de l’écriture, la découverte de territoires de l’imaginaire jamais exploités ? N’est-ce pas une belle raison pour écrire, une expérience exceptionnelle à vivre ? Ecrire votre roman vous procure d’immenses joies.

Mettez-vous votre imagination au pouvoir ?

 

L’écriture c’est aussi la jubilation de sentir l’imagination libre de dire, d’écrire, d’exprimer. La jubilation d’oublier les bêtes contraintes de la vie machinale, les obligations de la société, celle de notre nature. Ecrire, c’est imaginer. Imaginer est l’acte le plus hautement créateur. C’est l’exercice plein, complet, de l’intelligence. Il n’existe pas pour moi d’intelligence plus haute que celle de la création. Il n’en existe à vrai dire pas d’autres. Avant de créer matériellement la moindre chose, il faut la créer par la pensée. C’est le travail de l’imagination, justement.  Sans imagination, la race humaine aurait péri depuis longtemps. Sans imagination, il n’existe aucun moyen de prendre aucune décision. Ecrire votre roman développe et renforce votre imagination, votre créativité, votre intelligence.

Reconnaissez-vous votre créativité ?

 

L’imagination est création. Elle précède tout acte, toute réalisation, disais-je. Je le sens parfaitement quand j’écris. D’un côté la puissante machine de mon cerveau qui transcrit en mots ce que je vois, j’entends, je sens, avec la puissante machine de mon imagination. J’entends les deux machines ronronner très fort, en même temps. Si l’une d’elles est en décalage, ou cale, ou ne se met pas en route, il ne faut pas écrire. Le texte n’est pas mûr. Il faut attendre. Il sortira tout fait, dicté par l’imaginaire, en son temps. Ce n’est pas manque d’inspiration. (Je vous renvoie à mon article : Débarrassez-vous de la panne d’inspiration !) Ce n’est pas le moment, c’est tout. Il faut faire confiance à notre imaginaire. Il est infiniment plus intéressant et plus fort que notre égo, ce faible. Je sais que ce point semblera discutable à beaucoup. Mais qu’ils tentent de s’écouter, de sentir les mouvements conjoints de leur âme (leur cœur, c’est la même chose) et leur cerveau. C’est une question d’écoute, d’extrême attention. Quand ce moment vient, il faut savoir le saisir, tout abandonner, courir à sa feuille, à sa page Word, à son carnet, qu’importe, et noter car alors cela va vite, très vite. Dans ces moments-là, la seule difficulté est d’écrire assez vite, de suivre l’ample et prodigieusement rapide double mouvement qui nous donne la dicté de ses mots. Les corrections viendront plus tard. Interviendront alors la raison, les compétences, les stratégies, les connaissances, la pensée vraiment consciente. Ecrire votre roman développe et renforce votre intuition.

 

Crédit photo : Stephen Poff

Crédit photo : Stephen Poff

Qui êtes-vous ?

 

Alors voici : l’acte d’écrire mérite tout le respect du monde. Ecrire fait de vous un historien des mœurs, du temps que vous évoquez, des âmes humaines, écrire fait de vous un peintre de la vie, de la nature, de la planète, de l’infini, de notre intériorité, écrire fait de vous un artiste, un homme ou une femme libre, écrire fait de vous une personne à part entière, une personne qui n’aura pas vécu en vain, une personne qui sait pourquoi elle est née, pourquoi elle est là. Ecrire fait de vous un messager, un esprit pensant, un amoureux de la vie, une personne qui offre son goût de la vie aux autres et leur donne gout à la vie. Le jeu en vaut la chandelle, non ? Ecrire vous procure des satisfactions que peu, très peu d’autres choses peuvent vous procurer à ce degré-là. Ecrire est un acte d’amour, de passion. Ecrire est un acte déraisonnable, irrationnel. Les gens rationnels et raisonnables ont des résultats rationnels et raisonnables. Ecrivez avec vos tripes, votre irrationnel. Vous aurez des résultats irrationnels et non raisonnables, des résultats magiques. C’est ce que nous voulons tous quand nous écrivons, non ? Ecrire votre roman fait de vous une personne intéressante qui se connaît mieux et connaît mieux les rouages de l’être humain.

Etes-vous responsable ?

 

L’écrivain ne peut écrire n’importe quoi. L’écrivain porte en lui une grande responsabilité. Mais c’est une responsabilité qu’il endosse avec plaisir et amour. Il porte en lui le devoir de nous faire aimer la vie. C’est message fort que l’écrivain d’aujourd’hui se doit de transmettre : nous devons, de toutes nos forces, bâtir, chacun à notre mesure, avec nos instruments propres, nos compétences propres, dans notre entourage et plus loin encore si nous en avons les moyens, un monde meilleur. Cet ancien monde qui nous tient encore par la gorge doit céder place au nouveau monde. Nous ne devons plus déléguer notre existence à d’autres. Personne n’est plus compétent que nous pour savoir où nous voulons aller, dans quel univers nous désirons vivre. Personne ne peut construire pour nous ce que nous désirons. C’est pourquoi l’écrivain doit lui aussi mettre les mains dans le cambouis et propager des messages de paix, de tolérance et montrer l’exemple. Je crois en la responsabilité de chacun. Et l’écrivain est doublement responsable car son message a la force de l’écrit et la puissance d’être propagé des centaines, voir des milliers de fois, parfois des millions, par le truchement de ses livres. Il doit clamer que la vie est belle et qu’il faut la préserver, la respecter, la choyer, l’aimer. Il doit garder en tête qu’un livre lu au bon moment peut sauver une vie. Et que certains livres ont le pouvoir de changer les mentalités. Un livre peut construire ou détruire. Tel est le pouvoir des mots. Voici pourquoi vous devez absolument continuer à écrire, propager votre message, et nous donner à voir combien la vie mérite d’être aimée et respectée. Ecrire votre roman développe votre sens des responsabilités.

Crédit photo : gyllian9

Crédit photo : gyllian9

                              Et vous, pour quelles raisons écrivez-vous ?

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