10 façons de rater un roman !

10 façons de rater ton roman !

 

1 Ne pas te relire suffisamment, ne pas corriger tes coquilles

 

Que ce soit pour l’éditeur ou le lecteur, ce n’est pas sérieux. Cela fait partie du métier d’écrivain, même si ce n’est pas le plus excitant. Ne pas le faire ne te rend pas crédible. Si tu ne fais pas ton travail jusqu’au bout, tu es un imposteur. Car même si tu le fais et que tu mets ton roman entre les mains d’une correctrice professionnelle, elle risque de trouver encore des coquilles ! Alors imagine que tu ne t’en préoccupes pas sous prétexte qu’elle n’a qu’à le faire… C’est la honte et la loose parce que tu ne progresseras jamais dans ce domaine.

Sans compter que cela marque ton peu d’intérêt pour la langue française et ses arcanes, et ça, franchement, chez un écrivain, ce n’est pas possible. C’est un comble pour un écrivain !

Donc se relire plusieurs fois, se corriger, avoir recours aux dictionnaires, faire relire par quelqu’un de très fort en syntaxe, conjugaison, orthographe, etc. Et si tu as la chance de connaître quelqu’un qui s’y connaît vraiment en typographie, c’est encore mieux.

Mais toi, tu te corriges, n’est-ce pas ? Tu ne manges de ce pain-là, celui du moindre effort ?

2 Ne pas lire tes dialogues à voix haute

 

Lire à haute voix permet de se rendre compte de combien nos dialogues semblent souvent factices. Les conversations doivent paraître naturelles quel que soit le milieu d’origine des personnages. Ce qui veut dire adapter le niveau littéraire à celui du milieu socio-culturel, l’âge et l’époque où vit chaque personnage. Un vieil avocat ne s’exprime pas comme un tourneur-fraiseur. Au moindre doute, lis à voix haute !

3 Considérer qu’une bonne histoire fait un excellent livre

 

C’est une faiblesse que je rencontre souvent chez les auteurs contemporains. Non : une bonne histoire racontée dans un style médiocre produit un livre médiocre. Soigne ton style. Sois inventif. Sois pertinent. Sois différent. Sois excellent, si possible.

 

Crédit photo : Gene Wilburn

 

4 Ecrire un roman sur le dernier thème à la mode

 

Donc céder aux mirages de la gloire et croire qu’en écrivant un roman sur le dernier truc à la mode, tu vas faire best-seller et tout casser. Et pour cela, sacrifier ce que tu as vraiment à écrire à ce que tu imagines que les lecteurs voudraient lire (mais sait-on vraiment ce que les lecteurs veulent lire ?)

5 Ne pas croire en toi

 

T’imaginer que tu n’es pas assez intéressant ou intelligent pour développer tes propres sentiments, idées, ta personnalité ton style, et faire passer ton message personnel dans ton roman, ta propre vision du monde. Pourtant, c’est elle qui fait la différence. Aucune technique au monde ne peut t’apprendre cela car tu ne peux développer que seul ta vision du monde. S’il existe une clef pour écrire un bon roman, c’est celle-ci : nous y donner ta vision du monde. Si tu ne crois pas suffisamment en toi, ton risque est d’écrire le millième roman semblable, un de ces livres jetables qui ne laissent aucun souvenir au lecteur. Développe ton estime de toi et ta vision du monde.

6 Ne pas te montrer sincère

 

L’authenticité se sent aussi sûrement que la fausseté. Un roman où l’auteur n’a pas mis ses tripes, où il effleure ce qu’il a dire au lieu d’entrer en profondeur dans son sujet, par peur de ne pas oser dire ce qu’il pense ou ressent, sans oser donner tout ce qu’il a sur le cœur, par pudeur, timidité, hypocrisie sociale, peu importe, est en fin de compte un roman qui restera fade.

Sois toi-même car ce que le lecteur désire, c’est une rencontre avec une personnalité, un auteur sans mièvreries, et une histoire dans laquelle il peut se projeter, des personnages auxquels il peut s’identifier. Pour cela, il faut que tu mettes de la profondeur. Que tu te déshabilles un peu. Ou alors ton lecteur n’est pas très malin et se contente d’un roman artificiel. Mais est-ce le lecteur de tes rêves ? Et auras-tu écrit le roman de tes rêves ?

7 Oublier ton lecteur

 

Il ne suffit pas d’avoir une belle histoire truffée d’anecdotes, d’intrigues secondaires palpitantes, et de personnages pittoresques pour écrire un bon livre. Il faut encore se mettre dans la peau du lecteur pour organiser ce chaos qui donne l’illusion de la vie. Qu’a-t-il besoin de savoir et à quel moment ? Que faut-il lui cacher ou lui révéler, et quand ? Pourquoi et comment ? Tu dois être stratégique dans la rédaction de ton roman, ta nouvelle ou ton conte. Avance tes pions avec intelligence. Tu es là pour convaincre le lecteur que ton monde est réel même s’il se déroule en 27000 après J.C. Tu dois le convaincre sans jamais avoir l’air de le convaincre. C’est le grand art. Tout en discrétion. Emmène toujours le lecteur où tu veux. Dans l’art du roman, il existe une grande part de manipulation. Le mot n’est pas joli, mais c’est la réalité. Sois un stratège. Essaie de deviner ce que pense et sens ton lecteur.

8 Ne pas vérifier tes sources, ne pas te documenter

 

Dates, lieux, histoire et géographie du pays, de la civilisation, religion, climat, costumes, coutumes, etc. Tu dois tout savoir. Ce qui exige du travail, des recherches dont tu ne peux faire l’économie. Le manque de véracité rend ridicule n’importe quel récit. Et s’il ne va pas jusqu’à le rendre ridicule, il va au minimum le rendre flou. Sois précis. Pour rendre le son de la vérité, il faut s’appuyer sur des réalités, des faits avérés. Evidemment beaucoup moins en science-fiction qu’en roman historique, par exemple, mais tout dans l’univers que tu crées doit être congruent.

Crédit photo : byronv2

 

9 Ne pas oser

 

Tu ne vois plus guère de prologue aujourd’hui et tu désires en écrire un ? Ecris-le. C’est pire encore pour les épilogues : on n’en voit plus jamais en littérature contemporaine. Tu en as envie pour ton roman ? Rédiges-le. Tu as envie d’écrire des poèmes, des chansons et de les intégrer à ton roman ? Tu as trouvé une manière intelligente de le faire ? Et on te raconte que cela va gêner la lecture et autres niaiseries ? Ce n’est pas vrai ? Ose. Fais-le intelligemment, c’est tout. Dose tes effets.

Je ne me suis pas gênée pour mon roman, Racines mêlées. J’ai écrit un prologue et un épilogue en forme de poèmes. J’ai égrené poèmes et chansons dans la bouche de mes personnages au cours du roman, et en fin de livre, j’ai créé un appendice où je les regroupe tous et j’en ajoute même un, une sorte de bonus pour mes lecteurs. Et ma foi, je n’ai pas eu de critiques.

Tu veux intégrer une carte, un plan, un dessin ? Fais-le. Tu veux une mise en page spéciale ? Ose. Pourquoi se limiter ? Je crois qu’en osant, en sortant des conventions, pourvu que ce soit toujours fait avec art et intelligence, ce peut être remarqué favorablement ou tout simplement accepté comme un fait naturel. Le créateur, c’est toi.

La littérature ne peut demeurer éternellement figée. Si elle l’est énormément, c’est surtout de la faute des éditeurs. Ils ne prennent plus aucun risque. Elle doit évoluer, prendre de nouvelles formes, et c’est bien naturel. Regarde ce qui se passe dans le monde de la bande-dessinée : là, les éditeurs lâchent davantage la bride aux auteurs et la création y est devenue époustouflante en France ! Alors que nos éditeurs de romans ont chaussé des pantoufles de béton et nuisent à toute créativité. La littérature romanesque ne peut demeurer éternellement figée. Elle évoluera fatalement car c’est naturel et dans l’ordre des choses : tout évolue. Tout change, tout se transforme, que cela plaise ou non aux éditeurs. Je pense que l’autoédition commence à le permettre.

10 Ne pas structurer ton récit

 

Que ce soit en court d’écriture ou avant de t’y lancer, tu dois structurer ton intrigue, ton sujet. Je te renvoie à cet article qui peut beaucoup t’aider : Comment structurer une histoire ? Les étapes. Que tu écrives un roman psychologique ou un thriller, tu dois au lecteur, qui te fait la confiance et l’honneur de te lire, la politesse et l’honnêteté de le mener fermement par la main sur le chemin que tu lui as tracé. Il ne doit se perdre à aucun moment.

Rien de plus insupportable que ces livres où tu dois sans cesse retourner deux pages auparavant pour comprendre ce qui se passe. Parce que ce n’est pas clair. Parce que c’est confus. Parce que les personnages ont été mal exposés dès le départ ou se ressemblent trop et qu’on les confond ! Je me souviens d’avoir lu un roman où les noms des personnages avaient les mêmes consonances. C’était exaspérant ! Impossible de reconnaître qui était qui. Résultat : j’ai abandonné et je ne me souviens plus que de mon agacement. Je suis bien incapable de me souvenir de quel roman il s’agissait !

Tu dois vérifier l’intérêt de ton intrigue, la qualité de sa structure, de son agencement. Tout se tient-il ? Y a-t-il des zones d’ombres et est-ce voulu ? Tout est-il plausible dans les dates, les faits, les lieux ? Suit-on facilement la lecture ? Le suspense est-il suffisant pour tenir le lecteur en éveil jusqu’au dénouement ? Structure. Et si tu es gêné pour t’organiser, jette un œil sur cet article : comment structurer un récit facilement avec le mind-mapping ?

C’était un simple tour d’horizon. Mais comme tu le vois, il faut le faire. Il faut éprouver aussi du plaisir à le faire. C’est cela écrire. Ce n’est pas ingrat comme ça peut le paraître à un débutant. C’est au contraire excitant et valorisant d’apprendre à manier tant de paramètres. Ne t’y trompe pas : c’est un régal quand tu donnes les derniers éclairages, que tu poses les dernières ombres au tableau, que tu précises un détail… C’est un vrai plaisir.

11 Ne pas lire !

 

Oui, j’avais dit 10, mais je ne résiste pas à te donner ce bonus. Que peut bien écrire un auteur qui n’aime pas la lecture ? Ou pire : un lecteur de mauvais livres ? Que peut servir au lecteur celui qui se nourrit de mauvaises lectures ? Quel genre de plat ? Lis. De bons auteurs. Les auteurs que tu aimes. Laisse tomber les autres. Lis.

 

Crédit photo : yonolatengo

 

Petites nouvelles du blog

 

Le goût est chose subjective, c’est entendu. Cependant, j’ai quand même ouvert ma bibliothèque de livres à lire car, à mon avis, ils ont excellents et peuvent t’apporter beaucoup de plaisir et d’enseignements dans ton travail d’écriture. Ces livres sont de grandes sources d’inspiration (ce n’est que mon avis, tu ne le partageras peut-être pas toujours) et c’est pourquoi je t’en donne des extraits. Je les regroupe sous l’onglet : livres à lire, la bibliothèque, tout en haut de la page. Ces livres m’ont tous touchée pour une raison ou une autre. En te les proposant à la lecture, je te fais au fond entrer dans mon intimité d’écrivain car je crois que nos lectures révèlent beaucoup sur qui nous sommes.

Si tu passes la flèche sur l’onglet, tu verras un menu déroulant par ordre alphabétique. J’ai classé ces extraits de livres par le nom de leurs auteurs. Ce n’est qu’un modeste début que je compte enrichir au fur et à mesure de mon temps et mes découvertes. J’espère que tu prendras autant de plaisir que moi à à lire ou relire ces merveilleux textes.

Sous chaque extrait cité, je te propose le livre d’où il est tiré, en vente sur Amazon. Si tu achètes un livre, je toucherai 5% de son prix de vente sans que cela ne change rien à ton prix d’achat. C’est une affiliation avec Amazon qui s’occupe de tout. Cela peut être une façon de m’aider à entretenir et faire progresser ce blog dont la communauté s’agrandit de jour en jour, pour mon plus grand plaisir. J’ai de plus en plus de travail et j’aimerais m’y consacrer à plein temps, avec bien entendu l’écriture de mes livres, ça tu l’imagines aisément.

Je fais tout pour que cela advienne. Pour le moment, je donne toujours des cours de peinture car, comme toi, je dois mettre du beurre dans les épinards. Mais j’ai bon espoir.

Je t’informe donc des nouveautés. Le blog se professionnalise et c’est une très bonne chose car c’est ainsi qu’il durera. Cela ne change rien pour toi : l’accès du blog reste et restera toujours gratuit et tu peux le consulter autant que tu veux. Et je continue à y écrire un article par semaine.

Je croyais rédiger un court article mais tu commences à me connaître : je suis une grande bavarde.

Je veux aussi te remercier de ta présence sur ce blog : sans toi, il n’existerait pas. Je reçois des commentaires encourageants et des emails extrêmement touchants qui me confortent dans l’idée de poursuivre cette aventure magnifique. C’est aussi un sacré défi ! Créer une communauté de gens qui aiment l’écriture et les livres, l’art, la beauté, la culture, qui se donnent à la littérature de tout leur cœur, quoi de plus enthousiasmant ? D’une certaine manière, ce projet change ma vie de la meilleure manière qui soit.

Je n’étais pas certaine d’avoir raison de commencer ce blog. Quelques mois ont passés et les choses prennent tournure. C’est grâce à toi, à ta présence, à tes commentaires. Alors merci.

A bientôt  pour le prochain article.

 

 

 

 

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8 Commentaires

  1. Philippe

    Mais Laure, est-ce qu’écrire « la lose » fait écrivain ? Pas sûr ! 😉 Même avec deux « o » d’ailleurs. Je sais, je suis impitoyable. 😉

    Tes conseils sont pleins de bon sens, à telle enseigne qu’on imaginerait mal prétendre devenir écrivain sans les avoir naturellement, instinctivement, à l’esprit. Certains écrivains néanmoins oublient parfaitement (et heureusement) le lecteur : sortir de soi une œuvre personnelle, singulière, et se poser sans cesse la question de la réception du lecteur, ce ne sont pas là des ambitions très conciliables. Elles ne donnent d’ailleurs pas la même littérature.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Philippe,
      Ah, ah, la loose ! Elle est pour moi ! J’ai mal tapé, oublié un O. Je vais corriger. Ca me plaît, la loose. J’aime parler en langage imaginé et je me fiche un peu de l’image que je donne. Je garde donc quand même car je préfère toujours le rire au sérieux.
      Tu es réactif, cela fait plaisir à voir. Bienvenue à toi.
      Cela fait des années que je prends plaisir à lire ton blog.
      Pour en revenir à ce que tu écrivais, je ne crois pas comme toi que ces deux ambitions soient inconciliables, et pourtant je ne suis pas une personne qui aime les compromis. Je crois qu’il faut faire œuvre personnelle en s’exprimant de manière à être parfaitement compris, jusque dans sa singularité, sa différence. Tu me diras que c’est une lapalissade mais quand je lis certains romans, je me demande à qui et quoi pensent les auteurs ?

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  2. ivenusia

    Bonjour Laure,
    Je te trouve admirable dans ton engagement, dans ta générosité, dans cette volonté de partage.
    Je te remercie pour ce blog. Pour ma part, je me sens moins seule sur le chemin de croix qu’est l’écriture.
    Je te souhaite de tout cœur de mener ce voyage à bien.
    En toute amitié littéraire,
    Ivenusia

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Chère Ivenusia,
      Merci de tout cœur pour tes encouragements. J’ai commencé ce blog sans savoir vraiment si ce que j’avais à dire allait intéresser. C’est maintenant que je me rends compte à quel point il est important d’avancer sans masque, de dire ce qu’on à dire franchement car j’ai des retours formidables, comme le tien. Je suis contente de t’accompagner en quelque sorte sur ton chemin (qui sera un jour non pas de croix mais de bonheur, je l’espère.)
      Mon engagement est total, ma volonté de partage aussi. Rien d’admirable, c’est dans ma nature d’être entière. Ma générosité sera toujours grande parce que c’est ma nature aussi (ça m’a joué quelques tours dans ma vie…) mais je proposerai un jour une formation pour aller plus loin quand je m’en sentirai capable, et là j’ose espérer que l’on ne m’en voudra pas. Il faut que je vive aussi, ce qui fait que ma générosité aura cette limite-là. Mais mon blog sera toujours accessible gratuitement et je n’ai pas l’intention de le lâcher. C’est un tel plaisir ! Le voyage continue pour le blog et l’écriture. Et que de belles rencontres je fais grâce à ce blog !
      Amicalement, et à bientôt. Et surtout, prends du plaisir à écrire.

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  3. Buclin

    Bonsoir Laure,
    Comment te remercier d’avoir créé ce blog ! Tu écris d’une façon exceptionnelle ! En te lisant, mon cœur bat au même rythme que tes pensées, mes émotions tremblent et transpirent comme si tu me donnais ce soir la flamme d’écrire, de dire, de hurler au monde entier tout ce que je contiens depuis si longtemps…! Laure, tu as un immense talent. Non seulement tu écris à la perfection mais en plus tu nous ouvres de nouveaux horizons vers une imagination totalement débridée. Fabuleux tes conseils, tu es d’une générosité phénoménale ! Je te découvre ce soir seulement et je vais me plonger à corps perdu, à feu et à sang dans ton roman « Racines mêlées » et dans tous tes livres à lire de ta bibliothèque.
    Mille fois merci pour toute la joie et l’enthousiasme que tu me donnes. Une femme, une auteure comme toi, c’est rarissime ! Un grand BRAVO pour ton engagement !
    A très bientôt et bien amicalement.
    Florence

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Florence,
      J’ai les larmes aux yeux à te lire ! Jamais je n’aurais imaginé soulever de telles vagues d’enthousiasme en disant simplement ce qui me tient à cœur ! C’est comme revenir d’un long voyage sans avoir trouvé la paix et la trouver là, simplement par ce que je montre enfin qui je suis, ce que je ressens et pense. Et le plus beau est que cela est reçu avec tant d’amour, tant d’amitié et de chaleur, de compréhension que j’en suis bouleversée. Ce sont de grands moments que je vis en ce moment car je comprends qu’il n’y avait que cela à faire : être moi jusqu’au bout, sans concession. Et la rencontre avec l’autre devient d’un seul coup évidente. C’est un beau cadeau que tu me fais en m’écrivant cela. Je te remercie mille fois, c’est très émouvant. Et cela me donne l’envie de poursuivre cette aventure incroyable.
      Pour Racines mêlées, tu le trouveras encore en vente sur Amazon. J’espère qu’il te plaira.
      Et tu vois, la seule solution est là devant nos yeux : faire ce que l’on à faire, écrire ce que l’on a à écrire. Le reste n’est que travail acharné. Et le travail acharné, dans ces conditions, n’est que plaisir acharné. Bonne écriture à toi. Et à bientôt.

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  4. Clémence T.

    … Je ne suis pas d’accord sur un point. Il faut lire de tout, des bons mais aussi des mauvais livres. Il faut se nourrir de tout. Comment comprendre pourquoi un livre est mauvais si on ne le lit pas? Comment voir ce qu’il ne faut pas faire? Et se forger sa propre opinion, son propre avis? C’est ce qui fait progresser et enrichi notre écriture. Lire de tout, et de tous les styles pas seulement les auteurs que l’on aime.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Clémence,
      Tu n’as pas tort, tu as même raison. Après, c’est une question de proportions, de quantité et d’âge. Je pense que jeune, on a besoin de savoir, connaître, décortiquer. Donc de lire de tout, en gardant quand même la proportion « davantage de bons que de mauvais. » Après, à partir d’une certaine quantité de livres lus, donc d’un certain âge (pour moi, ça a dû être vers les 35 ans environ), on peut cesser de lire du mauvais pour se consacrer au très, très bon. Evidemment, ce très, très bon reste subjectif. Je pense même que ça devient indispensable. Parce que la bêtise et la médiocrité sont malheureusement contagieuses et personne n’est à l’abri de ça. Seuls l’intelligence et le talent font grandir (de mon point de vue.)

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