Structurer un récit facilement avec le mind mapping ?

Tu as parfois du mal à organiser tes idées, tes péripéties, à structurer ton récit, la vie de tes personnages, organiser tes chapitres, trouver de nouvelles idées ? C’est normal. Heureusement, il existe une façon simple de procéder pour régler ces problèmes récurrents dans la vie d’un écrivain.

Tu peux utiliser avantageusement la technique du mind mapping. Cette technique de prise de notes est basée sur l’utilisation de la mind map, sorte de carte organisée en arborescence, illustrée de listes de mots, de couleurs et graphismes qui représentent une idée, un concept, un projet, un plan, etc.

 

Crédit photo : Pietro Zanarini

Crédit photo : Pietro Zanarini

 

Cette technique te permet de décomposer ta pensée, la réorganiser, prendre de la hauteur et avoir une vue d’ensemble de ton livre. Là-dessus, et seulement après, tu ajoutes les détails, puis les détails dans les détails, etc, jusqu’à ce que tout soit correctement en place. Tu bénéficie donc également d’une vue approfondie jusqu’aux moindres détails.

Cette technique procède comme un entonnoir puisqu’elle t’oblige à voir l’ensemble avant de considérer ce qui est anecdotique : on note les grands points de l’histoire puis on devient de plus en plus précis en progressant étapes par étape jusqu’au détail. En dessin – là, c’est l’artiste et la prof de dessin en moi qui te parle -, on procède exactement ainsi. On met en place les gros éléments et quand on est certain qu’ils sont bien à leur place (volume, proportions), on dessine seulement les détails.

Tout écrivain débutant, et même confirmé, s’est confronté à ce problème : parti bille en tête, il ne sait plus comment terminer son récit ou se perd dans les flashs back concernant ses personnages (qu’a-t-il déjà écrit, que reste-t-il exactement à écrire, les dates sont-elles exactes ?)  Bref, les mille et une occasions de se perdre en chemin sont grandes quand on écrit un roman qui n’a pas été structuré en amont, mal structuré, ou tout simplement quand on découvre au fur et à mesure de ce qu’on écrit ce qu’on veut réellement dire.

 

Crédit photo : Kars Alfrink

Crédit photo : Kars Alfrink

Les applications du mind mapping

 

.1. Le mind mapping permet de réorganiser ou organiser la pensée jusque dans ses moindres détails.

.2. Le mind mapping peut également servir à chercher des idées, débloquer ta créativité et ton imagination. Les grosses entreprises l’utilisent du reste souvent pour créer des brainstorming. L’exemple type est l’agence de publicité.

.3. Le mind mapping peut aussi t’aider dans la vie réelle à t’organiser plus efficacement : prévoir les différentes actions de ta journée, ce qu’il faut mettre en place pour un événement (une fête par ex), élaborer un exposé, etc. Il permet de ne rien oublier.

.4. Le mind mapping est très utile pour mieux mémoriser. Tu peux utiliser cette technique pour ta prise notes si tu fais des études ou si, comme moi, tu continues sans cesse à te former et apprendre. Il est utilisé avec d’excellents résultats dans les pays nordiques car les écoliers y sont formés très jeunes. A quand cette révolution en France ? Nos méthodes d’apprentissage sont totalement périmées… Ma fille a eu la chance d’y être formée dès la 6ème et s’en sert avec beaucoup de succès pour apprendre ses leçons, mais il faut dire que son directeur d’école est exceptionnellement ouvert d’esprit. La France est si en retard qu’il a dû faire descendre deux dames de Paris pour l’enseigner aux enfants et j’habite une ville de 180 000 habitants, tout de même !

.5. Résoudre un problème en se posant des questions de plus en plus précises.

Et il doit encore exister quelques autres applications auxquelles je ne pense pas ! Mais c’est sans importance puisque je vais t’en parler plus précisément du point de vue qui nous concerne : l’écriture.

 

Le mind mapping : pour quel type d’ouvrage ?

 

Tu peux aussi bien travailler sur un roman que sur un conte, une nouvelle, que sur un livre de non-fiction, manuel, guide, article, etc.

 

Crédit photo : Tim Regan

Crédit photo : Tim Regan

 

Comment ça marche ?

 

Tu énonces ton point central sur ta feuille, que tu positionnes, la plupart du temps, au format paysage (c’est-à-dire horizontalement) car ta pensée va s’y déployer et s’étaler. A partir de cette idée centrale, de ce questionnement, tu vas déployer des branches puis des sous-branches sur lesquelles tu vas préciser de plus en plus tes idées. Il ne s’agit plus d’aligner linéairement la liste de tes idées mais de les évoquer par un mot clef ou quelques mots dans un schéma que tu peux agrémenter de dessins et de couleurs. Cela peut être important pour lire plus rapidement ta mind map et plus encore pour la mémoriser. Cette technique se sert de notre sens visuel et de nos associations d’idées en même temps, ce qui nous sort de notre pensée linéaire habituelle, encourage notre créativité et éveille notre mémoire.

 

Sur quels supports ?

 

.1. Sur PC, tablette et même smartphone ! Il existe des logiciels gratuits sur internet, tu les trouveras facilement. Tu peux aussi en trouver de payants. L’intérêt d’une mind map sur logiciel est que tu peux dérouler à partir de tes mots clefs des textes entiers puis les refermer selon tes besoins. Il n’existe donc pas de limite de taille à ta carte.

.2. Sur papier : Si tu es plutôt irréductible de la feuille et la plume, la mind map est tout à fait réalisable à la main sur une simple feuille. Tu peux en faire des complexes comme de très simples. Cela dépend de ce que tu cherches à mettre en place.

Si tu dois structurer un roman fleuve ou une saga, je te conseille d’acheter de grandes feuilles en magasin beaux-arts. Tu y trouveras  couramment des feuilles format Raisin (50X65cm) et format Grand Aigle (75X110cm) pour quelques euros (encore la peintre qui vient à la rescousse!) Tu pourras ainsi t’étaler autant que tu en auras besoin…

Crédit photo : John Keane

Crédit photo : John Keane

 

Les bénéfices du mind mapping

 

C’est un système de recherche d’idées et d’organisation de la pensée qui ne te bride pas ; il laisse place à ta créativité. Il te permet de trouver facilement de nouvelles idées. Il te donne à la fois une vue d’ensemble et une vue détaillé de ton travail. Tu organises tes items avec ta logique propre. Tu peux t’en servir pour organiser ton histoire jusques dans ses moindres détails et créer aussi des mind maps pour explorer toutes les caractéristiques de tes personnages. Tu peux structurer les actions dans le temps, surtout si ton roman comporte de nombreux flashs back. Tu peux aussi structurer tes chapitres de cette manière. Et suis certaine que tu trouveras d’autres applications encore, utiles à la rédaction de ton livre.

 

Qui a inventé le mind mapping ?

 

Quelques mots pour briller dans les cocktails : Tony Buzan est anglais. Conférencier et professeur en relations internationales, il s’est spécialisé dans la mémoire, le cerveau, la lecture rapide et l’apprentissage. Il a crée le concept du mind mapping en 1970. Si tu as envie d’aller plus loin : Mind map, dessine-moi l’intelligence.

Le mind mapping se traduit littéralement par cartographie mentale et mind map par carte mentale. En français, on parle de cartes heuristiques ou cartes mentales. Mais je préfère parler de mind mapping et de mind map car c’est beaucoup plus agréable à l’oreille et chantant à prononcer. Il vaut mieux travailler dans de bonnes conditions, n’est-ce pas ? Oui, je suis plutôt pour défendre la langue française de l’invasion barbare et de l’anglomanie galopante mais pour une fois…

 

Crédit photo : Greg Williams

Crédit photo : Greg Williams

 

Aux dernières nouvelles…

 

Je vais bientôt réaliser l’interview d’un écrivain qui va nous éclairer sur l’autoédition. N’ayant jamais autoédité, je ne peux en parler en toute connaissance de cause. Par contre, il est intéressant de connaître l’avis et les techniques de mon collège écrivain et blogueur, Malik Khali. Il a accepté cette interview à l’occasion de la sortie de son livre, le 31 janvier, sur Amazon (papier et numérique.) Il nous donnera sûrement également des conseils d’écriture. Tu verras que nous n’avons pas toujours une vision identique car il existe autant de façon de se servir des techniques d’écriture qu’il existe d’écrivains ! Ces quelques mots pour t’enjoindre à ne pas oublier de venir ici de temps à autre ou à t’inscrire à ma newsletter (quand tu télécharges mon guide gratuit d’écriture, que tu trouves dans la barre latérale droite du blog si tu ne l’as pas déjà, tu es inscrit automatiquement à mon blog.) Histoire de ne pas rater l’interview de ce jeune écrivain ; son précédent et premier roman, en 2016, est resté 3 mois au top 100 d’Amazon.

A bientôt,

sers-toi du mind mapping si tu en ressens le besoin et,

surtout, écris avec passion,

Laure

 

 

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3 Commentaires

  1. MF

    Bonjour à nouveau,
    Ecrire c’est aussi être passionné par les mots,aussi pourquoi ne pas systématiquement chercher des traductions » novatrices » de mots anglo- saxons plutôt snobs qu’élégants ou significatifs dans notre langue.A fortiori pour ceux qui ne pratiquent pas l’anglais ou qui l’ont oublié.C’est ce que je pense à chaque consultations et lectures de journaux quotidiens ou spécialisés .Le cas des ouvrages scientifiques est cependant différent…
    Alors,si je me prends au mot!je propose de transformer » MIND MAPPING » en » GRAPHENOTES ».Distrayant non? car il est tout de même nécessaire de chercher.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oui, distrayant et même amusant, Marie-Françoise ! Graphenote, ce n’est pas mal du tout. Ca tient compte de la graphie (comme écriture et comme dessin) et de la note. Oui, c’est bien. Pour prononcer plus facilement, j’irais même jusqu’à « graphinotes » Malheureusement, on risque d’être seulement nous deux à nous comprendre ! Remarque, ce n’est déjà pas si mal !

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      1. MF

        Excellent: » graphinotes »

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