Vivre pour écrire ou écrire pour vivre ? Mode d’emploi !

Vis-tu pour écrire ou écris-tu pour vivre? Mode d’emploi de l’écrivain épanoui !

 

« Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre. »

 

C’est ce que Jules Renard écrivait dans son Journal, le 9 janvier 1908.

Comment tirer profit de cette citation de Jules Renard ? En en faisant ton mode d’emploi de l’écrivain épanoui, bien sûr !

 

Stylo-plume

1er cas :

Tu écris ton roman sans respirer, sans manger, vivre, 10 heures par jour, oubliant tes enfants, ta compagne ou ton compagnon, ton boss, ton boulot : cet article est l’occasion de te réconcilier avec ton existence –et ton livre.

2ème cas :

Tu n’écris plus ton roman, ou presque, parce que tu as perdu l’inspiration, la motivation ou l’enthousiasme : c’est également l’occasion de te réconcilier avec ton inspiration, ta motivation, ton enthousiasme –et ton roman.

3ème cas :

Tu es un écrivain parfaitement épanoui et équilibré, denrée rare : reste quand même. Un écrivain averti en vaut deux !

 

Dans le 1er cas :

 

Tu es complètement obsédé par l’écriture de ton roman. Tu le considères non comme une réalisation en soi et une réalisation de toi-même, mais comme une obligation de réussite : tu écris pour vivre. Tu es dans la peau d’un écrivain qui part en guerre avec des objectifs de temps, de réussite, de succès, peut-être même de but financier. Toute ton existence est programmée par l’écriture de ton livre. Il n’y a place pour rien d’autre.

Il se pourrait bien que l’inspiration ne vienne plus assez rapidement. Tu ne caleras probablement pas au premier roman mais au second ou au troisième. Ecrire ne doit pas être une corvée mais un plaisir ardent.

Je ne dis pas qu’il ne faille rien programmer, d’écrire au petit bonheur la chance. La structure d’un roman est primordiale. Qu’on la mette au point en cours d’écriture ou qu’on la conçoive avant de rédiger, le concept est le même : suivre une ligne en se donnant la possibilité de la retoucher, la transformer, la faire évoluer. Je te renvoie à mes articles sur l’écriture de roman ou à mon guide gratuit.

Le risque, quand on est taraudé par un objectif de temps et de réussite, est d’écrire mécaniquement, pour écrire en quelque sorte, remplir les trous, se voir avancer de chapitre en chapitre. On n’écrit plus parce qu’on a vraiment quelque chose à écrire. Personnellement, je préfère cent fois attendre quelques jours quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous que d’écrire un contenu insipide. Je ne suis pas un traitement de texte : je suis un écrivain.

Cette obligation à écrire, c’est écrire pour vivre. Ecrire à tout prix. Ecrire pour écrire. Quitte à oublier pourquoi on a commencé à écrire un roman, pourquoi on veut écrire, comment on aime écrire. En oubliant que le but ultime de la vie est de vivre et d’être le plus heureux possible. C’est un piège dans lequel nous sommes tous plus ou moins tombés, en débutant dans l’écriture. Il faut être vigilant : certains ne s’en sont jamais remis ! Ils sont toujours là, au fond des oubliettes, à écrire même quand ils n’en n’ont plus envie, épuisés, hagards, réduisant dangereusement leur vie sociale et écourtant leurs nuits.

 

Crédit photo : The British Library

Crédit photo : The British Library

Dans le 2ème cas :

 

Tu écris parce que tu éprouves le besoin urgent de partager ton inspiration. Tu es heureux d’écrire. Tu vis pour écrire.

Ecrire un roman, c’est se faire plaisir avant tout. Tu écris pour le bonheur égoïste d’écrire et c’est bien. Parce que cet acte génère en toi de l’enthousiasme, du désir, de la fantaisie, de l’amour. Et parce que tu désires faire passer, au travers tes livres, des messages qui te paraissent pertinents. Tu écris parce que tu es doué pour écrire. Parce que la muse te titille l’oreille souvent, te dictant des mots qui se transforment miraculeusement en phrases puis en livres.

Et si tu peux en vivre, financièrement, c’est le miracle réalisé, la grande joie, c’est l’accomplissement.

 

L’éthique de l’écrivain

 

Mais écrire n’importe quoi pour en toucher salaire, écrire des niaiseries, des platitudes, de la médiocrité, voir de la vulgarité parce qu’il y a un public pour cela, c’est la prostitution de l’intellect et je m’élève contre. Ce que nous faisons de notre cerveau est aussi important que ce que nous faisons de notre corps. Aussi précieux.

Ce que nous racontons aux autres aussi. Ce que nous leur faisons lire aussi. Nous sommes responsables de nos productions comme de nos existences. Les écrivains sont influents. Ne produisons pas de mauvais livres parce que nous écrivons pour vivre. Et puis, c’est une affaire de liberté intérieure. Vivons plutôt pour écrire. Pour mieux vivre. Etre plus épanoui.

 

L’inspiration, au fond, qu’est-ce ?

 

C’est la façon unique dont ton inconscient unique va digérer et transmettre ce qu’il a vécu, vu, enregistré, lectures, odeurs, sons, émotions, raisonnements et j’en passe. Tu es tout entier contenu dans ton inconscient et il est la matière première de tes livres et ton imaginaire. Il faut donc en prendre soin car c’est un champion. Et les champions, on les bichonne !

Si tu ne lis que des romans de troisième catégorie, tu écriras des romans de troisième catégorie. Si tu fréquente des imbéciles, tu écriras des livres pour imbéciles. Si tu fréquente des gens vénaux, tu écriras des livres vénaux – c’est-à-dire des livres stupides, écrits pour le plus grand nombre, et peut-être auras-tu même du succès financier ! Mais quel genre de succès financier ? Un succès qui rend fier ou un succès de larbin ?

 

Imagination

 

La qualité et l’excellence de ton écriture

 

Tu l’auras compris : je suis pour la qualité et l’excellence. Mieux vaut lire un excellent livre par semaine que trois médiocres. Mieux vaut écrire un bon roman que trois mauvais. C’est comme ça qu’on finit par écrire vite et bien. En se traitant bien. Mais le départ est plus lent : on ne se contente pas. On cherche à s’améliorer. On écrit beaucoup dès que l’inspiration est là. On fait tout pour la nourrir. On se repose. On recommence. On cherche de nouveau à s’améliorer. Mot par mot. Humblement. L’écriture est un art et un artisanat. Une cuisine intime qui mixte idées, mots, techniques, ressentis, sensations, souvenirs recyclés, culture… Et un jour, tout s’éclaire : tu écris vite et bien ! C’est ce que j’appelle vivre pour écrire.

 

Vivre pour écrire

 

Tu as placé si haut l’art d’écrire que l’écriture te porte dans ta vie. Elle est là, irremplaçable : le sel de ton existence. Pas un sacerdoce, pas un sacrifice, non : une compagne, un compagnon, une amie, un ami, une passion qui fait partie de toi comme un autre membre, un quatrième œil ! Tu vois tout par le filtre de l’écriture, inconsciemment, bien entendu. Tu écris pour montrer que la vie est belle et qu’elle vaut d’être vécue. Tu écris pour transmettre ce qui te tient à cœur.

Tu profites des expériences de l’existence. Tu joues, tu voyages, tu prends des risques, tu as des émotions, des sensations. Tu ne t’enferme pas comme un ermite tout le temps. Seulement quand ton besoin d’écriture se fait entendre. Tu es un joyeux compagnon, parent, ami, collègue. Tu vis, tout simplement. Et tout cela prend place dans ton inconscient qui le redistribuera généreusement, à sa manière unique, dans tes romans.

 

L’inspiration

 

Alors si l’inspiration n’est pas au rendez-vous aujourd’hui, ne lui en veux pas. N’insiste pas trop longtemps, pas plus d’une bonne heure ou deux. Puis sors, aère-toi, pratique une passion, voyage, découvre un lieu, un plat, un film, un livre, un paysage, un être, un musée, peu importe, et l’inspiration reviendra : tu l’auras nourrie. Ne l’affame pas. C’est vivre pour écrire.

C’est ce que nous dit aussi Louise Portal, avec ses mots : Ecrire, c’est une liaison d’amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c’est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour : c’est le vase purificateur de l’âme et de ses mouvances. C’est un joli programme, non ?

Et toi quel genre d’écrivain es-tu ? Tout l’un, tout l’autre, parfois l’un ou l’autre ?

 

 

Jules Renard, Journal 1887-1910    

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47 Commentaires

  1. Marie-Françoise

    Laure, tu as non seulement de faire de bons articles mais aussi de citer des passages littéraires essentiels à la compréhension de la pensée des auteurs et donc à la tienne, du moins pour l’illustrer:En exemple la citation de Louise Portal à la fin de ton article,d’ailleurs, il serait possible de remplacer le mot « écrire » par celui de »lire »et les mots garderaient tout leur sens.Je trouve cette
    citation magique voire magistrale.
    A bientôt.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Merci, ça me touche que tu apprécie mon travail. Le mot de Louise Portal, je l’ai beaucoup aimé, c’était donc naturel de le citer.

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  2. carchon yves

    Rien à redire, Laure. Vivre pour écrire est un excellent programme ! J’y suis arrivé après soixante huit ans de vie dont quarante d’écriture. Beau travail que le tien de montrer aux apprentis-écrivains tous les chausse-trappes qui l’attendent. Littérairement à toi.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Ton mot me fait très plaisir, Yves. Quelle chance nous avons d’avoir l’écriture dans notre existence ! Je n’imagine pas la mienne sans elle. Merci à toi.

      Répondre
  3. Tahar

    Bonjour, Laure,
    Je ne me vante pas si je dis que je vis pour écrire car c’est une réalité. J’ai commencé à écrire à l’âge de 18 ans environ. J’écrivais des poèmes d’amour et des romans policiers. C’est par mure inspiration. Une fois, je me suis levé tôt le matin et j’ai commencé l’écriture d’un poème long de 160 lignes qui m’a pris deux heures de suite.Une fois le poème terminé, j’ai pris mon café ! (sourire)…
    Bon week-end !
    Tahar

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Tahar,
      Nous sommes sur la même longueur d’ondes alors ! Je viens d’écrire douze pages d’une traite en moins de deux heures (j’aurai peu de travail pour les reprendre, et c’est une chance…) Voilà, il est 11h21, je n’ai pas pris mon petit déjeuner, tant pis, l’écriture d’abord. Et maintenant mon blog. Je passerai au repas de midi directement. C’est merveilleux d’être saisie par l’inspiration comme cela. Oui, c’est vivre pour écrire. Je te souhaite et me souhaite que cela dure toujours pour nous. Continue sur ta lancée, tu as trouvé le chemin, maintenant il faut continuer à tracer ta route.
      Bon week-end à toi aussi, avec peut-être un poème de plus.
      Laure

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  4. Lezards

    A mon humble avis, écrire relève
    1- le sentiment d’appartenance..
    2- DU subjectif, de l’implacable..

    REMARQUE:

    Ce que je suis en train de vous « dire », c’est de « L’écriture », SEULEMENT, il serait judicieux de bien, de mieux saisir
    La portée de mon message à travers cette écriture sinueuse, cabalistique…
    Avez vous saisi mon « message »?

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      A Lézards
      Non, je n’ai rien compris. Pourquoi ne pas écrire pour être compris, ce serait plus simple, non ?

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  5. Ladybird

    Bonjour Laure,
    J’ai bien lu tout ce que vous avez écrit. Et je peux dire que je vis pour écrire. J’y pense depuis l’âge de 12 ans. C’est en moi. Ça paraît simple pour moi de le dire. Je le ressens au fond de moi. Vos conseils m’ont rassuré car je bloque un peu actuellement. C’est une mise à nue pour moi le faite d’écrire. Ce roman n’a rien à voir avec ma vie mais il est nourri de mes émotions et des mes ressentis.
    Je me sens un peu mieux car vous répondez à mes questions. Et je vous remercie de nous donner de votre temps et de votre expérience. Maintenant j’avance et je vais avancer en sécurité. C’est comme si je viens de sauter dans le vide mais il y a un filet de sécurité maintenant. Merci infiniment pour votre aide.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Ladybird,
      Merci de partager cela. Ca me touche de voir que je vous aide d’une manière ou d’une autre. Je crois que prendre la décision d’écrire n’est pas simple. Ce qui est simple, c’est de savoir qu’on a besoin d’écrire, qu’on veut écrire, qu’écrire nous est vital. Mais prendre la décision de vraiment le faire s’accompagne de doutes, de questions. Ecrire aussi, est une remise en question permanente, et cela dure toute la vie, je crois.
      Il ne faut donc pas avoir peur de nos questions, c’est normal, c’est légitime et ça fait partie du processus d’écriture. On est jamais à l’abri d’une erreur et c’est sans importance, on rectifie, c’est tout. Regardez, je croyais mon roman achevé, j’allais le publier la bouche en cœur, et me voici en train de le retoucher ! Je prends deux ou trois semaines de retard mais quelle importance ? Le tout est de comprendre et de réagir. Le processus dans l’écriture est le même que dans la vie. S’adapter, être souple, apprendre, comprendre, faire des expériences et se relever quand on tombe. C’est simple au fond, mais cette simplicité nous avons du mal à la mettre en train déjà dans nos existences… Très heureuse que vous ayez rencontré un filet de sécurité sur la route !

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  6. loupzen

    …et à la fin de l’envoi..je touche !
    Merveilleusement dit avec les mots qu’il faut quand il le faut et là où on ne les attends pas !L’écriture doit elle s’adapter à nous ou est-ce l’inverse?Je reste persuadé que c’est un savant mélange, une alchimie des deux.Trouver son style, sa libre expression, puis se tenir à ce « mode de vie « , là où on se sent à l’aise..on ne peut plaire à tout le monde prend tout sa signification.mais comme au départ on écrit pour sois- même….il faut donc que nos textes chantent à nos oreilles et après, à nos yeux (c’est comme cela que je fonctionne).
    En vous remerciant de vos aides.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Loupzen,
      On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est certain. Mais on fond, on ne peut déplaire à tout le monde non plus ! Donc tout va bien. Quand un texte est bon, il trouve ses lecteurs. Je reste une éternelle optimiste dans ce domaine.

      Répondre
  7. Loupzen

    Bonsoir Laure,

    Mon ressenti de « gribouilleur » va bien dans votre sens.Je reste trés attaché à votre méthode du « OSEZ »….elle me réussit à sa juste mesure et à la mesure de mes possibilités. Pas têtu mais assidu, je veux renouveler le défi du « pas en avant » (pas étant compris comme démarche !!)et je ne veux pas me cantonner à cette première expérience….j’invite tous vos lecteurs à avoir de l’audace, encore de l’audace et…toujours oser d’avoir de l’audace.
    Avec sincérité.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Loupzen,
      Je ne vais pas faire dans la dentelle : go, go, Go !!! Finalement, il n’y a que ça : agir. Dans notre cas, c’est beaucoup écrire.

      Répondre
  8. Brigitte

    Bonjour Laure
    Vivre pour écrire .Tellement vrai ! dans tous les cas pour moi ça l’est .
    J’écris depuis quinze ans , j’avoue que l’écriture m’a beaucoup aidée dans ma vie quand je ne savais plus ou j’en étais
    Je pourrais affirmer qu’elle m’a sauvée . Je lui en suis reconnaissante
    Dans mes moments de solitude elle était ma compagne
    Quand on écrit c’est notre âme qui parle
    Mon écriture s’est approfondie au fil des années
    J’écrivais pour moi mais à présent j’ai envie de la partager
    Merci Laure pour tes précieux conseils
    N’hésites pas à me corriger , je t’en serais reconnaissante
    Bien à toi
    Brigitte

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Merci, Brigitte. Je te comprends car je n’envisage pas de vivre sans écrire. Ecrire, c’est un peu vivre deux fois. C’est une caisse de résonnance. Tout devient plus beau, plus puissant quand on écrit. Ca rend ma vie plus vaste, et j’ai l’impression d’être ici pour une raison. Si tu commence à partager ton écriture, cette dernière impression devient encore plus forte. Et quand écrire devient l’une de nos raisons de vivre, c’est vraiment enthousiasmant.

      Répondre
  9. Paterne

    Merci Laure pour cet article très intéressant et hautement pédagogique. Cela ne fait pas longtemps que j’écris, et je dois dire que je m’étais pas encore réellement posé la question. Écrire pour vivre ou vivre pour écrire ? Sans m’en rendre compte écrire pour moi est devenu un besoin viscéral, j’écris parce que j’aime ça et que cela me rend heureux.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Je te comprends : écrire m’est indispensable. J’y trouve en grande partie mon équilibre. Quoi de mieux que le bonheur ?

      Répondre
  10. elias

    merci pour les précieux conseils qui m’aideront surement à grandir artistiquement. jeune écrivain, je suis et fier de l’être.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Avec plaisir, Elias !

      Répondre
  11. Corinne

    Bonjour Laure,
    je bois vos conseils avec avidité car je manque cruellement de confiance en moi. J’ai 56 ans, et cela fait des années que l’envie d’écrire me taraude. J’écris de petites historiettes que je garde secrètes, qui sont terminées ou pas d’ailleurs.Vos conseils me donnent le courage de me lancer, avec cette peur chevillée au ventre de ne pas terminer.Et de me rendre à nouveau compte de mon échec. Mais avec votre news letter, cela va m’encourager. Merci pour votre site.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Corinne,
      Décidez simplement de ne plus vous juger. Pourquoi être sévère avec soi ? Ce n’est pas vous que vous devez juger mais votre texte. Votre texte ne vous définit pas. Votre texte n’est pas vous. Vous voyez la nuance ? Elle est grande, n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas ce que vous faites. Vous êtes vous. Le souci est que nous avons été jugés par nos parents, nos professeurs, nos patrons, le système, les faux amis à travers nos résultats… Surtout en France.
      Dans beaucoup de cultures, c’est différent. On y est fier de ceux qui s’accrochent après leurs échecs. Car on sait que c’est justement ce qui va les mener à des réussites.
      Votre texte est raté ? Pas grave, normal même : récrivez-le, c’est tout.
      Les échecs sont normaux et nécessaires, indispensables. On n’apprend que par l’expérience et l’expérience c’est échecs et réussites alternés. Croire qu’on n’apprend sans échec est une illusion destructrice. Oubliez ça, c’est une connerie monumentale qu’on nous a mise en tête.
      Je vous encourage à tous les échecs possibles et imaginables en écriture (et en toutes choses) et à les faire le plus vite possible car c’est ainsi que vous allez acquérir de l’expérience et écrire comme vous le souhaitez un jour ! Vu sous cet angle, le manque de confiance est un truc qui n’existe même plus.
      Voilà, je suis contente de savoir que ce blog vous encourage. Et je vous remercie de me le faire savoir car tout le monde aime les encouragements, et moi aussi bien sûr.
      Foncez, prenez plaisir à écrire, raturer et récrire encore et encore. Prenez plaisir, c’est ça qui vous fera écrire. Et terminer un jour un texte qui vous tiendra à cœur.
      C’est parti !

      Répondre
      1. Corinne

        Merci Laure,
        pour cette réponse bienveillante et très encourageante!
        Je reprends un crayon neuf!

        Répondre
  12. Jules

    Bonjour Laure,
    C’est un réel plaisir pour moi de découvrir votre blog et vos précieux conseils. Le petit guide de démarrage est très intéressant. Bravo et merci d’insister sur tous les moindres détails qui font un bon écrivain.
    Vous parlez de « pièges ». J’espère pouvoir m’en tirer car j’ai commencé à remettre en chantier des textes écrits il y a plus de trente ans et dont le tout premier LES VICTIMES DE LA COUTUME-DRAME venait d’être édité.
    Vivre pour écrire me passionne et je crois pouvoir aller jusqu’au bout.
    Merci pour vos encouragements.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Merci Jules pour votre enthousiasme. Vous vous tirerez de tous les pièges si vous vous accrochez, si vous vous remettez en question et corrigez vos erreurs. C’est au fond assez simple. Il faut avoir le courage d’accepter nos imperfections, de les corriger au mieux de ce que nous savons faire au moment où nous corrigeons notre texte, et d’aller jusqu’au bout. On s’améliore en travaillant. Foncez !

      Répondre
  13. Pinaud Christine

    Bonsoir Laure,
    Merci pour votre lien vers cet article et comme toujours pour les chemins de réflexions que vous ouvrez.
    Je suis aussi attachée à la qualité et j’aime à vivre muse libre!
    Je vous ai envoyé un mail hier en retour du vôtre, j’espère que vous l’avez bien reçu.
    Au plaisir de vous lire!
    Chaleureusement
    Christine

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Christine,
      Contente que l’article vous donne des pistes de réflexions.
      Du retard dans la lecture et réponses des mails… Pas étonnant car je me bats toujours un peu dans la dernière phase d’un livre. Ce n’est pas au début, ce n’est pas pendant, au contraire ça glisse comme sur du papier à musique, c’est quand tout est pratiquement fini que j’ai des difficultés sur les dernières décisions à prendre pour certains détails. Bref, je finalise le pamphlet, je transpire un peu…
      Pas d’inquiétude, je vous réponds au plus vite,
      Chaleureusement,
      Laure

      Répondre
      1. Pinaud Christine

        Je vous souhaite de suer des merveilles Laure!
        Sourire bienveillant…
        Christine

        Répondre
  14. Maéva

    « Tu vois tout par le filtre de l’écriture, inconsciemment, bien entendu. Tu écris pour montrer que la vie est belle et qu’elle vaut d’être vécue. Tu écris pour transmettre ce qui te tient à cœur. »
    Article très inspirant. Merci !

    Maéva

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Avec grand plaisir, Maéva !
      Merci à toi.

      Répondre
  15. nissam tchaitouin

    Vivre pour écrire, voilà une simple phrase qui est allée au fond de moi. je suis extrêmement convaincu et surtout content de vos conseils. il ya plus d’une décennie que j’ai commencé par écrire: des monographie, un recueil de contes africains, de recueil de proverbes et expressions en pays toupouri au tchad et au Cameroun, deux romans intitulé calvaire des femmes dans les arbres faisant allusion aux violences faites sur les femmes dans les milieux ruraux et enfin le rêve d’un jeune clandestin. Voilà aucun de ces manuscrit n’a été édité faute de moyen financier mais cela m’a jamais empêché de prevoir encore d’autres thème. Donc vivre pour écrire comme signler ci-haut. Ainsi, encore une fois merci de vos conseils. je ne cesserai de vous demandez toujours conseils afin de bien continuer sur cette voieL.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Edouard, bravo de continuer à écrire car au fond le plus important c’est ce plaisir d’écrire. Bien sûr nous rêvons tous d’être édités. C’est un accomplissement.
      Mais quand on a terminé d’écrire un livre, qu’il soit publié ou pas, c’est déjà un grand accomplissement et tu l’as bien compris.

      Je n’ai jamais retrouvé d’éditeur après la faillite du mien. Donc je me suis tournée vers l’autoédition sur Amazon.
      En Afrique, tu peux te tourner sur d’autres plateformes, pas sur Amazon qui ne travaille pas encore avec l’Afrique. J’ai vu que beaucoup d’écrivains africains publient en ligne sur Edilivre. Si tu fais tout toi même, je pense que ça ne coûtera rien sur Edilivre. Il y a aussi Lulu. Et d’autres encore où tu n’as pas à débourser un sou si tu fais toi-même. C’est du travail mais tout à fait faisable.

      Répondre
  16. loupzen

    Ah Laure…!
    Comme l’a dit Mac Mahon : » que d’eau, que d’eau  » a coulé sous les ponts depuis le temps !Je reste marque par les mots de Charles Aznavour…quelle belle leçon qui m’a donné à réfléchir, je t’en remercie. Semaine prochaine je présente à un groupe de médecins, un projet sous forme de tapuscrit (une centaine de page ) sur ma façon de vivre avec la maladie de Parkinson ( dont je suis atteint depuis 11 ans…)Je mélange humour (parfois féroce) conseils, expériences et je donne des noms de thérapeutes et leur attitude face à des malades désorientés et une maladie qu’ils ne connaissent qu’au travers de livres..Cela va jeter un froid mais comme cette maladie est incurable ..ils ne subissent pas jour et nuit, il n’ y a pas que la chimie qui soit importante dans le traitement des maladies.
    Je compte bien transformer cet essai en livre à éditer,
    A bientôt d’avoir de tes nouvelles.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Très heureuse de te voir en visite dans mon antre, Loupzen. Comme tu dis, le temps passe… C’est un très beau projet qui peut apporter beaucoup à ceux qui sont atteint de la même maladie et sûrement recadrer bien des choses du côté du corps médical… C’est que tu dois en avoir des choses à dire sur un sujet aussi difficile. Ca touche à l’intime aussi et aux limites du corps. Et à plein d’autres choses. Oui, c’est intéressant, c’est à éditer.
      A bientôt, et tiens-moi au courant si tu veux bien.

      Répondre
  17. Sékou

    Bonjour !
    Vivre pour écrire et non écrire pour vivre tel doit être le slogan d’un écrivain.
    Je me suis senti toujours incapable d’écrire car j’ai commencé à rédiger un roman mais je ne l’ai pas achevé. Depuis que j’ai découvert ce blog, j’ai trouvé un repère. J’ai recommencé d’écrire mon roman et je remercie Laure pour ce blog.

    Répondre
  18. Jean-Claude

    Bonjour Laure,
    À mon âge de 78 ans, écrire est un plaisir total.
    D’en vivre, cela en est autre chose ! À moins d’égaler G.Musso, où encore M. Lévy !
    Bref, gardons espoir !
    Merci madame pour tous les conseils que vous nous donnez, vos lectures sont très intéressantes.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Jean-Claude,
      Se faire plaisir c’est déjà beaucoup. Tant de gens vivent sans plaisir. Très peu d’écrivains vivent de leur plume de toute façon… Une poignée. Bien des écrivains pourtant célèbres font un autre métier parce qu’avec 8% de droits d’auteur, on meurt de faim.
      Continuez à prendre plaisir à écrire, c’est tout le mal que je vous souhaite.
      A bientôt.

      Répondre
  19. beatrix bouillon

    Bonjour tout le monde !
    Je vis ET j’écris, c’est très simple… les deux sont indissociables. En même temps. Même si je n’écris pas, j’observe, le « lis » les vivants, je lis des livres, je réfléchis, je prends des notes… et puis ensuite j’écris, je corrige…je rêve, je pense, et j’écris encore… l’écriture ne me quitte jamais, elle est toujours en gestation, et il y’a toujours une naissance, une éclosion dans la réflexion, l’apprentissage, la découverte, la mise au jour. Belle journée à tous !

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Béatrix,
      Je lis les vivants, c’est très exactement cela ! Exactement ce que je fais. C’est très joliment dit.
      Et oui, écrire et vivre sont indissociables. Les morts n’écrivent pas… Les vivants n’écrivent pas tous. Mais les écrivains vivent. Et doublement car écrire c’est aussi avoir l’impression de vivre deux fois.

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  20. Vie Quatresixquatre

    Bonjour Laure,
    L’essentiel c’est de faire les choses comme on a envie de les faire, soit.

    Un écrivain est un artisan et aussi un artiste.
    Il y a des règles à respecter, des contraintes, et à l’intérieur de ces contraintes, une si merveilleuse liberté !
    Mais écrire « quand ça nous chante » ne permet pas d’aller beaucoup plus loin que ce dont on est capable d’emblée.
    Il y a un enjeu à se dépasser.
    Beaucoup d’auteurs du dimanche (comme beaucoup de peintres du dimanche)ne seront jamais étudiés à l’université.
    Ecrire tous les jours est essentiel pour entretenir l’inconscient en éveil et y puiser nos ressources insoupçonnées.
    Et puis il ne faut pas oublier de se relire et de faire des choix(voir votre paragraphe « Alors si l’inspiration n’est pas au rendez-vous aujourd’hui, ne lui en veux pas », un coup au singulier, un coup au pluriel… ).
    Merci pour cet article.
    A bientôt
    Vie Quatresixquatre

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Sylvie,
      Oui, comme dans toute forme d’art, il faut travailler encore et encore… Et se remettre en question évidemment.
      Merci d’avoir signalé que je me suis mal relue ; je vais corriger ça tout de suite.
      A bientôt,
      Laure

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  21. Dourret

    Bonjour,
    Ecrire reste un plaisir égoïste au départ, mais on aimerait le partager avec le plus grand nombre. Mon principal problème lorsque j’écris se situe dans les corrections: je suis un éternel insatisfait de mon travail et ne cesse de retoucher mon texte…
    Paul

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Paul,
      J’ai tendance comme vous à retoucher tant que je ne suis pas entièrement satisfaite. Ce qui fait que certains textes s’écrivent très vite et d’autres beaucoup plus lentement. C’est une équation que j’accepte facilement parce que j’ai justement aussi des textes qui viennent aisément.
      Alors il faut savoir trancher parfois et se dire : c’est fini, cela s’arrête ici. Vous savez, on apprend à rendre nos textes meilleurs en travaillant sur n’importe quel texte. Alors si vraiment vous voyez que vous n’en finissez pas avec un texte, pensez que vous pouvez le laisser là et que vous apprendrez de toute façon bien des choses en travaillant sur le prochain texte. L’idéal quand on écrit, c’est quand même de se sentir progresser.

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  22. Larkin

    Je suis un très jeune écrivain qui profite du confinement pour écrire um maximum et ce site m’aide énormément, merci beaucoup !

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Larkin,
      Avec plaisir, je suis ravie que ce site soit utile.
      J’ai profité aussi du confinement pour écrire le plus possible. Vous avez bien fait, ça ne produira peut-être plus jamais.

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  23. Saïd Mahrady

    Bonsoir Laure,

    Je tiens à vous remercier d’avoir mis à la disposition d’aspirants écrivains, dont moi ce guide et ce site internet plein de bon conseils. Ce guide a stimulé ma curiosité et mon intellect. Il est et sera, tout comme les textes du site, le point de départ de ce chemin que j’aimerais emprunter pour explorer l’expérience d’écriture.
    Vivre, c’est observer sans cesse ce qui nous entoure. Margaret Atwood disait qu’il y a toujours quelque chose pour occuper un esprit curieux.
    J’ai passé une vingtaine d’années à écrire des textes pour différents journaux locaux de la Rive-Sud de Montréal. La rédaction de ces papiers partait de faits que je devais, entre autres, expliquer et les mettre en contexte. Certes, j’ai amélioré mon écriture, mais l’historien du moment n’a rien à voir, à mon avis, avec le romancier. Je dois donc apprendre à voir le monde autrement. Avant d’y arriver, j’ai besoin encore d’enrichir mon vocabulaire et surtout mon imaginaire par des romans d’une qualité littéraire indiscutable.
    Jusqu’à présent, en matière de littérature, je trouve extrêmement intéressant la lecture de la nouvelle. Comme je suis heureux de savoir que vous êtes présente pour nous aider à nous connaître nous-mêmes et à évoluer dans un monde toujours en transformation.
    Merci encore et au plaisir de vous lire

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Saïd et merci à vous car vous m’encouragez à poursuivre cette aventure.
      Vous avez déjà beaucoup d’expérience de l’écriture, cela va énormément vous faciliter le travail. Vous possédez la langue parfaitement, ça compte vraiment…
      Pour le reste, lisez des romans et décortiquez ce que vous lisez comme vous le faites, c’est parfait.
      Et surtout, écrivez, écrivez, écrivez, car le plus important en littérature, ce qui fait vraiment la différence, ce sont votre ton et votre style. On ne les trouve qu’en écrivant beaucoup.
      Et comme vous aimez le genre de la nouvelle, pourquoi ne pas en écrire vous-même pour peaufiner votre style et ton ?
      A bientôt

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