Une « Chanson douce » pour Leïla Slimani : le prix Goncourt 2016

   Leïla Slimani est lauréate du prix Goncourt 2016 grâce à son roman Chanson douce, histoire d’une nounou, Louise, qui assassine les 2 enfants qui lui sont confié et qu’elle adore. Je ne l’ai pas lu comme je n’ai pas lu Le jardin de l’ogre.

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Source : ActuaLitté

Le père de Leïla Slimani est marocain, banquier, et sa mère, mi algérienne, mi-française, O.R.L. Leïla Slimani était élève du lycée français de Rabat et sa famille d’expression française. J’imagine aisément le niveau d’éducation élevé, en milieu privilégié, de ce lycée. J’ai moi-même fait mon collège et lycée au lycée français de Casablanca (Bizet et Lyautey pour qui connaît.) On est très exigeant dans les établissements scolaires français à l’étranger. Rien à voir avec la scolarité en France, j’en parle en connaissance de cause, même si j’ai haï ma scolarité. Ca aide à l’écriture : on y apprend le réflexe de la clarté. Une posture intellectuelle qui n’est pas négligeable…

Crédit photo : quattrostagioni

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Le propos de Chanson douce est féroce et sordide comme un fait divers ; le style sec, incisif, sans un gramme de plus. J’aime le lyrisme : ce roman ne m’a donc pas attirée. J’ai bien sûr pas mal feuilleté avant de me prononcer : oui, pour mon goût,  le style est trop dégraissé, trop sage. Pas de folie surtout ! Pas de risques ! Ce n’est pas ma tasse de thé mais je comprends que l’on puisse apprécier. Ce n’est pas mon univers, c’est tout.

Mais je pense que c’est un bon livre. Je vous en ferai un petit speech si, d’aventure, je le lisais.

Dans son précédent roman, Le jardin de l’ogre, Adèle, journaliste, mariée, un enfant, est nymphomane. Ca ne m’a pas attirée non plus. La dépendance sexuelle d’une bourgeoise parisienne mariée à un chirurgien, je dois dire que ça me laisse froide ! J’ai en général du mal avec les livres et films tournant dans le milieu de la bourgeoisie parisienne. Un préjugé de ma part, peut-être ? A vous de juger.

Source : Internet Archive Book

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Je peux cependant passer sur tous mes préjugés, ce n’est pas le réel problème. C’est toujours le style : sec et concis. Trop pour mes goûts. J’aime la fantaisie, voire l’exubérance.

Aujourd’hui, Leïla Slimani doit fêter sa victoire, répondre à la presse qui la presse (facile) et comme je la comprends ! Nous aussi, cher lecteur amoureux d’écriture, romancier débutant ou aguerri, ça ne nous déplairait pas de décrocher le Goncourt, non ?

Que sa fête soit belle !

Et vous, avez-vous lu ce dernier ce Goncourt 2016 ? Ou un autre roman de Leïla Slimani ? Parlez-en dans les commentaires. Quel est votre avis ?

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