Ton Défi et Jeu d’écriture numéro deux !

J’espère que tu t’es bien amusé hier. Et que tu te sens prêt à relever la deuxième manche pour t’amuser, t’améliorer et prendre l’habitude d’écrire tous les jours. C’est un mouvement de libération et d’enthousiaste que je te propose. Surtout mets du plaisir dans ton jeu !

 

Joël Dicker

2ème défi : L’atmosphère

 

Crée une scène d’atmosphère à partir des éléments suivants. Lis bien la consigne dessous car c’est différent d’hier :

– ciel,

– ombres

– danger

– évitement

– retard

– sensation

– vitesse

– pont

– voiture

– facilité

– endurance

– mort

– chaleur

– déglutir

– forcer

– atterrir

Contrairement à hier, tous ces mots doivent figurer obligatoirement dans ton texte, et aussi souvent que tu le désires. Là, pas question de paraphraser, il s’agit vraiment de mettre tous ces mots en créant de la cohérence. Les verbes peuvent être conjugués.

L’atmosphère se sent, se goûte, se ressent surtout. Elle enveloppe ton ou tes personnages et le lecteur qui se sentent guidés dans leurs émotions et sentiments.

Prévois environ une page, et plus si tu en as envie…

À rédiger à la première ou la troisième personne.

SI tu en as envie, poste ton texte en commentaire ci-dessous : cela te permettra d’être lu par les participants, par moi, et d’avoir nos avis, nos commentaires. Et tu pourras lire la production des autres participants. C’est plus vivant et sympathique comme cela. N’hésite pas.

Je compte sur toi pour demain !

 

Si tu veux aller plus loin, regarde ce que je te propose ici (le tarif est dérisoire, moins d’un café par jour !) :

31 Jeux d’écriture pour t’améliorer en t’amusant 

Avec en bonus un groupe privé Facebook pour partager tes jeux d’écriture et rencontrer des passionnés d’écriture comme toi.

Ça va te plaire !

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23 Commentaires

  1. Philippe Lamote

    Bjr Laure,
    J’imagine qu’il faut continuer le récit d’hier ou cela peut-il être une toute autre histoire ?

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      C’est comme tu veux Philippe. Si tu as l’inspiration pour poursuivre celui d’hier, vas-y bien sûr. Ca nous plaira ! Sinon tu passes à une autre histoire.

      Répondre
  2. Nicolas

    Sous un ciel toujours aussi bleu depuis des mois, les roches calcaires du Frioul, blanches et ivoires, se détachent les unes des autres grâce aux ombres de leurs fissures et leurs failles. Quelques rares arbustes, pins d’Alep, romarins ou oliviers présentent leurs nombreuses nuances de vert. La forte chaleur de ce mois d’août impose de se tenir à l’ombre ou de se baigner régulièrement pour se rafraichir. La plage des pompiers, à la calanque du Soufre, est pleine de monde de plusieurs origines. En cet été de covid-19 on y parle surtout français. Les étrangers sont absents. Seuls quelques mots en arabe fusent de temps à autre, de visiteurs des quartiers nord de la ville.
    Un vrombissement d’hélicoptère trouble subitement les cris des enfants qui se baignent ou jouent sur la plage. Ce bruit annonce sans doute un accident quelque part, une noyade ou une chute. Avec plus de 5.000 touristes chaque jour, il y a une intervention quasiment tous les deux jours. On aperçoit l’hélicoptère atterrir en haut de la calanque, à proximité du bâtiment des pompiers, et la voiture rouge des secours s’en approcher rapidement. Des marins -pompiers en sortent baissant la tête face au danger des hélices, évitement naturel de sauvegarde. Une fois de plus un pont aérien est mis en place pour transférer un blessé ou un malade depuis l’archipel du Frioul vers un des hôpitaux de Marseille. La traversée est rapide, évitant tout retard, le sauvetage se fait à grande vitesse, et 5 minutes après sa prise en charge dans l’hélicoptère, le blessé sera pris en main par les infirmiers urgentistes et rapidement amené en salle d’urgence pour des premiers soins permettant de le sauver, évitant ainsi sa mort. Sans cette facilité moderne de transport aérien rapide, en étant à plus de 20 minutes de bateau du Vieux Port et donc à plus d’une heure de tout hôpital, un danger peut très vite se traduire par une mort certaine, ce qui laisse une sensation bizarre d’éloignement de la modernité.
    Ce moment de sauvetage, bruyant et très animé, attire tous les regards des baigneurs. Certains se lèvent de leur serviette pour mieux voir ce qui se passe, d’autres montent le long du chemin pour voir de plus près, ils courent dans la pente, ils ne manquent pas d’endurance car elle est raide et périlleuse avec tous les rochers qui coupent l’étroit chemin. Le premier parti s’arrête, se penche pour reprendre son souffle, sans doute en train de déglutir. Il force les suivants à s’arrêter ou le contourner, puis tous s’arrêtent quelques mètres sous le sommet, et regardent avec attention l’équipe de sauvetage embarquer une civière et échanger quelques documents.
    Les hélices s’étant peu à peu arrêtées, le silence de la calanque est revenu. Seuls quelques enfants jouent encore sur la plage. Les adultes, eux, fixent l’ambiance du sauvetage. Une sensation d’inquiétude émerge de ce calme, qui est vite interrompu par le moteur qui s’est remis en marche. Le véhicule des pompiers recule et s’éloigne, et la stridence des hélices revient envahir la calanque. L’engin décolle emportant son blessé vers une nouvelle vie, qui, l’espère t’on, aura juste été brièvement interrompue par cet accident.
    Quelques minutes plus tard, tout danger évacué, la calanque retrouve son calme. Les curieux redescendent avec moultes précautions pour ne pas tomber, et se réinstallent sur leurs serviettes. Les enfants s’arrosent ou lancent des cailloux dans l’eau, d’autres nagent à la recherche de poissons avec des masques de toutes les couleurs. Le soleil tape toujours aussi fort, et la plage a retrouvé sa vie quotidienne paisible. Cet épisode de secours est vite oublié, tous reviennent à la sérénité des vacances et du bronzage.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Comme l’hélicoptère on survole la scène un peu du dessus, à distance. C’est parfaitement décrit visuellement. Tu peux, je pense, ajouter deux ou trois émotions pour que le lecteur entre dans la scène pas seulement visuellement mais émotionnellement. Pour rompre la distance entre ce qu’on voit et ce qu’on sent. Mais ce n’est que mon avis.

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  3. Philippe L

    Voici celui d’aujourd’hui : (j’y prends un réel plaisir)
    Constance s’enlisait dans ses pensées morbides, à contempler durant des heures entières les ombres du ciel qui dessinaient, dans son imagination, le visage de son ex-amant. Tantôt un nuage lui rappelait ses pommettes joufflues, tantôt à l’horizon, une ligne courbe de séparation entre deux éclats de soleil couchant ressemblait au contour de sa bouche. Sans le savoir, Constance courait un grand danger, celui de perdre la raison, petit à petit, à force de passer son temps à ressasser un passé douloureux.
    Par sa présence hebdomadaire auprès d’elle et ses tendres attentions, sa fille aînée facilitait ses réactions d’évitement. Une heure par semaine, Constance oubliait de penser à Raphaël et ces soixante minutes lui étaient grandement salutaire. Elle se forçait à quitter sa bulle oppressante, à répondre aux questions posées et à entrer dans une autre réalité, la vraie, la bonne, loin des chimères. Constance finit par attendre le jeudi avec impatience, jour de visite de Bérangère. À la fenêtre, elle se tenait aux aguets, et se sentait soulagée quand elle entendait le crissement des pneus de voiture sur le gravier de l’allée, devant son garage. Débrancher ses illusions lui faisait connaître de nouvelles sensations, simples mais ô combien indispensables, trop souvent refoulées ces derniers temps. Le parfum de ses rosiers, le son émis par les petits oiseaux le matin, les couleurs vives du ciel, tous ces petits plaisirs généreusement offerts par la nature, elle les redécouvrait au contact de sa fille. Apprécier un bon vin au coin du feu, déguster des plats succulents frais, préparés à la maison et déglutis sans la moindre appréhension. Bérangère lui avait érigé un pont entre sa vie d’avant et l’actuelle, bien plus attrayante, vivifiante, revigorante. Non seulement l’actuelle, mais aussi la future, car Constance s’était mise à planifier des événements avec ses voisins, ses petits-enfants et ses amies.
    Elle résorba le retard affectif qui lui manquait tant, à une vitesse vertigineuse. Personne n’aurait parié un seul cent sur sa métamorphose. Pouvait-on parler de renaissance, voire de résurgence de son bonheur ? Elle avait à nouveau saupoudré ses paroles de chaleur, d’aménité et de bonté. Renouer les liens avec sa fille l’avait extraite d’une mort quasi céleste où elle planait comme une âme en peine en quête de résurrection, pour la faire atterrir dans le monde des vivants, des joyeux, des optimistes. Cette vieille femme avait fait preuve de tant d’endurance dans sa vie et s’était toujours relevée après avoir mis maintes fois le genou à terre. Une fois encore, elle avait gagné la bataille pour la vie.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Très contente que tu y prennes plaisir. C’est bien vu psychologiquement. Vieillir n’est pas une affaire facile…

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  4. Sérina

    Bonsoir,
    Ma participation du jour.

    Sa tentative d’évitement avait tourné au fiasco. Sa mère l’avait retrouvée avec une facilité déconcertante. Elle avait pourtant tout mis en œuvre pour fuir sa famille dès sa majorité. Retourner dans la maison de son enfance faisait naître en elle une foule d’émotions différentes. Elle roulait à une vitesse de tortue et stoppa sa voiture sur le parking d’un bar routier. Un thé glacé lui ferait du bien. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui faisait perler des gouttes de sueur sur son front : la chaleur ou la sensation d’un danger imminent. La peur était viscéralement ancrée en elle depuis sa prime enfance et continuer son chemin lui demandait de gros efforts. Avec quelle endurance avait-elle pu survivre à cela ? La mort la guettait chaque nuit et quand, enfin, il lui était permis de se coucher, il lui semblait apercevoir la faucheuse au coin de sa fenêtre, si bien qu’elle se cachait invariablement sous les draps en tremblant. Les ombres correspondaient en fait aux branches d’un arbre biscornu qui frottait et grattait contre les carreaux les nuits de grand vent, quand le ciel se chargeait de nuages menaçants. Son téléphone portable sonna. Le numéro du domicile de ses parents s’afficha. Elle était en retard, sa mère était furieuse évidemment. Elle déglutit et se força à décrocher. L’hélicoptère qui ramenait son père avait atterri et celui-ci serait rapidement transporté dans sa demeure. Pouvait-elle donc avoir un peu de cœur et se dépêcher de venir ? Sa main se mit à trembler. Revoir cet homme. Un grand froid l’envahit et elle eut le sentiment que tout se terminerait aujourd’hui. Enfin. Qu’on en finisse. Déterminée, elle s’installa derrière le volant. Quelques kilomètres au plus, le pont du diable à traverser et la bâtisse familiale s’offrirait à sa vue.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Superbe atmosphère à nouveau ! Et suspense avec ce père dont on se demande qui il est, pourquoi elle en a peur…

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  5. Anne

    Fin août, la chaleur et l’humidité ambiante rendaient l’atmosphère moite et fort
    désagréable. Je quittais ma somptueuse demeure et pris place dans ma « Subaru »
    rutilante. Le son qu’elle dégageait me procurait un plaisir non dissimulé. J’avais tout au
    plus cinquante minutes de trajet à parcourir au volant de ma voiture, que dis-je de mon
    petit bolide ! Je ne pouvais pas me permettre d’être trop en retard. La route était bel et
    bien tracée. Je fis quelques pointes de vitesse pour attiser mon adrénaline sur de courtes
    distances. La traversée de quelques villages me valut la curiosité de quelques passants,
    trahis par leurs regards ébahis. Il me restait encore quelques kilomètres avant de
    franchir le pont et ma destination finale allait poindre le bout de son nez. J’arrivais donc
    à l’aérodrome à l’heure prévue et me garais non loin du tarmac. Piloter une voiture ou
    un avion, pour moi les sensations étaient toujours aussi fortes. Revêtu de mon
    irrésistible tenue, j’enfourchais mon « Diamond DA62 » de toute beauté. Il était fin prêt
    au décollage. J’aurais pu chanter « en rouge et noir… » mais bon, il était rouge et blanc,
    un petit bijou. Les chekc-lists vérifiées, je pouvais enfin décoller. Seul dans le cockpit de
    mon bimoteur, j’allais pouvoir me faire plaisir. Le réel désagrément était la sueur qui
    perlait sur mon front en continu. La soif m’envahit et je bus à pleine gorgée la demi
    bouteille d’eau qui me faisait de l’oeil depuis un bon moment déjà. Le temps était propice
    au vol : un ciel sans nuage et surtout pas de vent. Cela durerait-il ?
    Au bout d’une bonne trentaine de minutes, les nuages commencèrent à se former. Ils
    étaient de plus en plus condensés et menaçants. J’avais toujours cette petite
    appréhension des orages mais je les ai toujours gérés avec habileté. Je poursuivis mon
    vol. La pluie commença à retentir sur la carlingue et rapidement des trombes d’eau
    s’abattirent sur l’avion. Un bruit incessant retentit jusqu’à devenir assourdissant. Le ciel
    était jonché d’éclairs et l’orage grondait intensément. Cette fois-ci je suais à grosses
    gouttes mais ce n’était plus la chaleur qui en était la cause mais bel et bien la trouille. La
    violence inouïe provoquée par le tonnerre me fit prendre conscience que j’étais sans
    aucun doute en danger. Je devais prendre mon courage à deux mains et je décidais
    d’effectuer les séquences de changement de trajectoire afin d’éviter le plus gros de
    l’intempérie. J’amorçais donc ma descente avec le plus de précaution possible en
    respectant les paliers. Parvenu à une altitude plus acceptable, j’avais maintenant évité le
    pire, enfin presque. D’autres ombres au tableau allaient surgir sans que j’y prenne gare.
    Soudain, un effroyable bruit me fit presque perdre mes moyens. Une nuée d’oiseaux
    sortis de nulle part vint percuter un des moteurs. L’évitement n’avait pu avoir lieu, la
    surprise ayant pris le dessus. Afin de me rassurer, je me fis alors la réflexion suivante
    « En soi, cette collision aviaire ne devrait pas mettre l’appareil en danger. Si danger il y
    avait, c’était certainement davantage pour les oiseaux que pour le moteur rompu à ce
    genre d’incident ». Je me persuadais que le danger de mort n’était pas pour moi mais bel
    et bien pour eux. Pour autant, la secousse me fit perdre le contrôle quelques secondes et
    la peur s’empara de tout mon être. Je transpirais sang et eau. La bouche sèche, je déglutis
    tant bien que mal. La pluie s’abattait de plus belle et le ciel était noir de jais. Mais c’est
    avec une facilité déconcertante que je me surpris à redresser l’appareil. Comme quoi
    l’obstacle m’a forcé à me surpasser. Je fis alors appel à la tour de contrôle pour obtenir
    l’autorisation d’atterrir à l’aéroport le plus proche. C’est avec brio que je posais mon
    « Diamond » sur la piste, tel un milan noir qui amerrit sur le lac Léman.
    L’endurance dont je fis preuve pour pallier la catastrophe m’épata. Cette sensation de
    réussite me transcende encore. Oui, ce n’est pas l’humilité qui m’étouffe mais que
    voulez-vous, un héros reste un héros.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      La fin est très drôle, je suis en train de rire, Anne !

      Répondre
  6. zayed

    Bonsoir, bonsoir, me voilà parmi les retardataire,

    Le ciel nous regarde de là-haut. Qu’a-t-on fait pour mériter ce dénouement ? Je me retrouve là, caché dans les fourrés, une sensation de vitesse dans les jambes et le sang de Jacques sur les cuisses. On peut dire que sa façon d’atterrir comme dans les dessins animés qu’il aime tant ne lui a pas réussi. Comment ce maudit pont a-t-il pu nous lâcher, je sais bien qu’on avait un peu de retard sur la livraison … l’évitement n’aurait jamais dû être là si rapidement. Ma vue se brouille, pourtant je sais qu’il ne faut pas que je me relâche, qu’il y a encore quelque chose avec nous quelque part si l’on peut considérer les restes de Jacques comme quelqu’un … La chaleur de mon corps m’abandonne et une sensation de danger imminent m’oblige à me ressaisir. Un pas, deux pas, c’est ainsi que j’ai pu apercevoir la bête ou du moins son ombre gigantesque plantée là, juste devant moi. La chance m’avait abandonné et les échos se riant de moi, des cours de Madame Madeline me disant que si je suis plus assidu, ma force ma vitesse et mon endurance pourraient être tout autre. C’est dans ces états étranges où l’on sait que tout est perdu et que les choses les plus élémentaires prennent le pas, que ma décision fut prise, aussi stupide soit-elle. Au moment où j’entendis la bête déglutir, je pris mes jambes à mon cou vers la voiture qui n’avait étonnement que le pare-brise brisé, pris l’un des éclats sur le sol et d’un geste rapide me le planta dans le cou. Les yeux dans les yeux, j’ai pu m’opposer au monstre qui me fait si peur et le voir décontenancé par ma décision, mon sang lui giclant au visage et mon sourire aux lèvres. Le calme revient dans la vallée en même temps que ma chaleur s’éteignit.
    – Personne ne pourra damais dire que Clarisse Lawrence n’a pas la vaillance de mille hommes me dis-je dans un dernier éclat de lucidité.
    Mais contrairement à ce qu’elle croit connaitre du monde ce n’est pas quand la conscience arrête de formuler des mots que le corps lui s’en va. Ces sens au contraire se sont exacerbés et tout l’effet théâtral se transforma en chaos viscéral. Dans une douleur renouvelée, elle s’écrasa au sol et le bout de verre, un rictus d’horreur transforma son visage si fier. La seule consolation est que la bête ne l’ait pas vu s’horrifier et se laissa aller à la réflexion devant cette lune qui annonce une adorable nuit d’automne.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Zayed, il faut revoir les temps, surtout à la fin du texte. Je sais que les temps sont une chose difficile, la conjugaison de la langue française est un casse-tête. La chute est assez étrange et donne à réfléchir… je crois que tu ne manques pas d’imagination.

      Répondre
  7. chesnais Agnès

    bonjour j’arrive d’ailleurs et je trouve les défis dans quel ordre ?

    Si je veux prendre le train demain en oubliant mes retards ou absences, je peux démarrer d’où afin de me retrouver dans le même wagon que vous ? J’ai du raté atmosphère, atmosphère ! description et l’état de poisson…
    Merci Laure pour ta réponse.
    Agnès

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Agnès, ça n’a pas d’importance si tu les fais en désordre. Le tout, c’est déjà d’y participer, d’écrire. Mais si tu veux les faire dans l’ordre, j’indique dans tous les titres le numéro du défi. Très heureuse que tu participes ! Et si tu veux être lue, poste ton défi en commentaire.

      Répondre
  8. Aurore

    La suite pour Amélie et James …

    Le cœur d’Amélie vascilla lorsqu’elle sentit le regard de James sur elle. L’inspecteur en chef de la criminelle le plus sexy au monde, songea-t-elle imperturbable, puisqu’elle continua avec un peu trop de facilité son rodéo de femme fatale, tel un robot. Bien que la chaleur physique monta en elle à la seule vue de l’homme, Amélie se trémoussa de plus belle, ne défailla pas.
    La scène était assez petite; une barre verticale sur le côté gauche et un canapé baroque trônant sur le côté droit; le milieu, là où elle se trouvait à cet instant, était libre de matériel. Les lumières pour la plupart tamisées jouaient au gré du tempo, offrant des jeux d’ombres intéressants. Le reste de la salle se composait de petites tables rondes agrémentées de chaises en bois foncé et d’un comptoir assez long en arc de cercle. Une bonne quantité de bouteilles d’alcool, et autres boissons, se trouvaient en exposition juste derrière le barman, Jimmy. L’homme à la quarantaine était incontestablement le plus sympa des collègues de travail d’Amélie. Souvent il lui sauva la mise en la dépatouillant de clients trop entreprenants, que se soit envers elle ou les autres filles qui bossaient dans ce bar. Les autres filles, justement, n’appréciaient guère Amélie, bien trop belle de corps et de visage, bien trop douce et sensuelle, bien trop intelligente derrière les apparences et une telle endurance lors des représentations. Quant au patron de l’établissement, un homme de petite taille, trapu et barbu, un gros balourd autant dans sa démarche que dans ses faits et gestes, n’était jamais présent sauf pour récupérer l’argent de la caisse et donner les salaires aux employés.
    Quelques clients seulement étaient accoudés au comptoir, le plus grand nombre d’entre eux bavaient au pied de la scène, se bousculant presque pour laisser plusieurs ridicules pièces et billets dans le pot à pourboires posé à même le sol.
    L’inspecteur, James, faisait partie de ceux restant en retrait. Il ne regardait pas vraiment Amélie lorsqu’elle se trouvait sur scène; bien que les autres près de lui étaient là plus pour l’ambiance dans son intégralité, James quant à lui attendait patiemment dans le cadre de son enquête. C’était un gars bien, un jeune homme très séduisant certes mais aussi doté d’une gentillesse extrême. Une force que peu de gens possédaient en fin de compte.
    Il était tout autant attiré par elle, qu’elle ne l’était par lui. Sans jamais rien s’avouer depuis tous ces mois où, la première fois qu’il l’avait vu, il l’avait forcé à se relever tandis que la jeune femme, effondrée, pleurait sur le corps de sa sœur étendu parterre. La mort de sa jumelle avait tapi Amélie dans une spirale infernale. Une véritable descente aux enfers.
    James, n’était donc pas venu à la rencontre d’Amélie, ce jour là, pour la regarder danser et l’écouter chanter. Encore moins pour voir ces abrutis agglutinés, comme un essaim d’abeille à leur reine. Non, il devait parler en urgence à la jeune femme et savait qu’elle terminait son service dans quelques minutes.
    La dernière chanson d’Amélie prit fin et elle ne s’encombrant pas à sortir par les coulisses mais s’asseya sur le bord de la scène; scrutée par tous ces pervers répugnants; et se laissa glisser sur le sol à toute vitesse pour rejoindre James, qui cette fois ne la lâchait pas du regard. Elle aurait aimé courir vers lui mais ses talons aiguilles hauts de douze centimes ne le lui permettaient pas, et elle aurait voulu aussi, lui sauter dans les bras mais avait peur de se rendre ridicule à ses yeux. Les derniers mètres qui les séparaient lui sembla une éternité.
    James remercia Jimmy pour le verre gratuit et il posa sa main dans le dos d’Amélie, lui indiquant qu’ils devaient sortir du bar. Elle lui dégotta un sourire si mignon qu’il réussi même à faire abstraction de sa tenue de scène qui différée totalement avec son joli minoi. Amélie ne protesta pas pour sortir, bien au contraire. L’air frais qui l’assailli dès l’ouverture de la porte donnant sur l’extérieur l’envahi de sérénité, à moins que ce ne soit l’effet de la présence de James ou un mélange des deux. Elle l’ignorait mais s’en moquait, le tout fût que cela lui profita.
    À l’extérieur tout était plongé dans l’obscurité, même le seul réverbère de la rue faisait défaut. Seule la lune les éclairait d’un côté de leur visage respectif. Le ciel, lui aussi innondé de la douce chaleur de la lune était tapissé d’étoiles plus brillantes les unes que les autres. Amélie les observa une seconde, histoire de reprendre sa respiration quelques instants. La seule présence et la proximité de James l’ayant faite rougir, contempler les étoiles l’apaisa.
    _ Amélie, prononça James la ramenant vers lui.
    _ Oui ?
    _ Veux-tu que l’on aille faire un tour de voiture ?
    _ Oui.
    _ Change-toi, récupère tes affaires. Je t’attends ici.
    _ Promis ? demanda-t-elle comme si elle avait peur qu’il ne lui échappe.
    _ Promis, répondit-il en lui prenant la main gauche, la lui baisant.
    Elle se remît à rougir mais il ne s’en aperçu pas dans la pénombre.
    Amélie fût de retour moins de cinq minutes après. Changée, démaquillée et ses cheveux blonds noués d’un simple élastique formant une queue de cheval.
    Ils grimpèrent dans la voiture, une Volvo C30 grise, et filèrent tous deux vers un endroit tranquille et desert à ce moment de là nuit. L’ancienne gare était le lieu où ils se rendaient parfois. L’avantage ? Il n’y avait jamais personne et ils pouvaient marcher le long du rail unique sans danger. Il y avait bien un second rail mais ce n’était qu’une voie d’évitement et elle n’était pas assez longue pour faire une marche nocturne. Certes l’endroit n’était pas romantique mais le but de ces soirées ensembles n’étaient pas des rendez-vous galants. C’était en réalité une sorte de thérapie pour Amélie qui avait besoin que quelqu’un de fort soit là pour elle, soit là lorsqu’elle ressentait le besoin de dire tout haut ce que contenait son cœur trop lourd, et puis, c’était James, l’homme pour lequel elle avait développé des sentiments qui lui faisaient peur et qui aussi, ne c’était pas présenté dans sa vie au moment le plus opportun. Si sa sœur jumelle n’était pas morte cet été là, jamais elle n’aurait rencontré James et pour ce fait elle s’en voulait terriblement. Amélie avait comme l’impression de salir la mémoire de sa sœur, de profiter de sa mort pour planifier cet amour naissant en elle. À moins que le manque de sa sœur se soit totalement reporté sur James mais elle ne voulait pas croire à cette hypothèse car elle avait des sentiments très différents que ceux éprouvés pour un membre de la famille.
    Ils sortirent de la voiture, James d’abord et en bon gentleman, fit le tour du véhicule pour lui ouvrir la portière. Il lui tendit même une main sûre et forte. Sans dire mot ils commencèrent à marcher sur le rail comme à leur habitude. La discution qu’ils devaient absolument avoir était sur le point de commencer et James était assez nerveux car il s’avait qu’Amélie allait défaillir.
    _ Si je suis venu te voir ce soir, c’est dans le but de te révéler un élément nouveau dans l’enquête, commença-t-il en observant du coin de l’œil la réaction de la jeune femme.
    _ Je t’écoute, l’insita-t-elle tout en stoppant net leur marche.
    Il porta ses mains sur les bras de la jeune femme, la regarda parfaitement en face (il y avait à peine plus de lumière ici que devant le bar, il distingua mieux les traits sur son visage).
    _ La scientifique a trouvé une correspondance avec les analyses préliminaires appartenant au tueur présumé.
    _ Vraiment ? prononça-t-elle surprise après tout ce temps.
    Amélie prit le temps de déglutir avant d’ajouter :
    _ L’as-tu arrêté ce fumier ?
    _ Non. Une pause. Il est déjà en prison à vrai dire.
    _ Ah bon ? Si vite ? s’étonna-t-elle.
    Non quelle n’en fut pas heureuse mais si ce n’était pas James qui l’avait arrêté, comment ce monstre était-il déjà emprisonné ? se demanda-t-elle intérieurement.
    _ Il a été pris sur le lieu d’un autre crime il y a plusieurs semaines, et, l’informatique a fait le reste dès que son ADN a été rentré dans la base de données.
    _ Il sera donc inquiété pour ces deux meurtres ?
    _ Oui et pas seulement ces deux là, avoua-t-il à contre coeur.
    _ Tu veux dire que ce mec est un tueur en série ?
    _ En quelque sorte. Euh je ne suis pas censé te parler des détails, pas pour l’instant du moins, et vu que nous sommes plusieurs inspecteurs à rejoindre nos enquêtes et tout recommencer de zéro pour trouver ce que ces personnes avaient en commun, je ne peux pas trop en parler.
    _ Mais c’est ma soeur ! protesta Amélie soudain énervée, plus contre la marche à suivre plutôt que contre James lui même, et il le savait bien.
    _ Je peux juste te dire que personnellement je ne pense pas que ce soit un serial killer. Je pense que c’est juste un homme de main, un chasseur de prime si tu préfères, précis a-t-il pour mieux imager ses propos.
    _ Alors quelqu’un au-dessus de ce malade est encore plus malade !
    _ Oui, c’est ce que je pense et je dois le prouver aux autres flics.
    Il l’a prit dans ses bras pour la réconforter, sentit l’odeur de son shampoing à la pêche, ferma les paupières et prit un instant pour profiter de cette sensation de proximité entre eux. Il adorait être en contact avec elle, que ce soit ses cheveux ou sa peau, comme lorsqu’il lui tendait la main pour l’aider à sortir de sa voiture.
    Toute cette histoire de meurtre était le pont qui les avaient reliés mais à présent c’était bien plus que ça. Il aimerait trouver une façon de le lui dire mais il ne trouvait pas cette attitude envers elle très professionnelle et attendait désespérément que l’enquête soit clôturée pour lui avouer son sentiment.
    De son côté, elle nicha son visage dans le creux du cou de son amoureux secret et respira profondément l’odeur de sa peau ; un mélange de miel doux couronné d’une acidité citronnée. Cela la calma un peu. Elle ignorait si ce n’était que son odeur qui apaisa sa frustration ou si c’était la présence de James.
    D’un mouvement fluide et contrôlé par tous les deux, ils s’écarteront un peu l’un de l’autre, juste l’espace de se faire face, plongeant les yeux dans les yeux de l’autre.
    Puis soudain, contre toute attente, James sentit les lèvres de sa belle tout contre les siennes. Se laissant totalement aller, alors qu’il s’était promis de ne pas l’embrasser lui tant que l’affaire ne serait pas conclue, il s’abandonna en répondant à son baiser, y mettant plus de fougue qu’il n’en aurait fallu, pour un premier baiser du moins. Voilà qu’ils jouaient tous les deux avec leur langue respective à titiller les sens de l’autre…
    Ensuite, Amélie décolla ses lèvres à contre coeur de celui qu’elle aimait ouvertement à présent. Elle recula de quelques pas, peut-être pour reprendre sa respiration soudainement trop courte et alertante. James encore sous le choc de l’émotion, caressa sa lèvre inférieure comme pour toucher le baiser déjà envolé.
    Amélie prit sa main gauche et recommença à marcher sur le rail, en équilibriste sur le rebord elle fût prise d’une maladroitesse, s’enmêla les pieds et d’atterrit sur James qu’elle bouscula au passage. Elle réussi presque à l’en faire tomber. Ils éclatèrent de rire quelques secondes tout au plus.
    _ Nous sommes en retard, finit par prononcer James lorsque leurs rires se calmèrent.
    _ En retard pour quoi ? demanda-t’elle surprise tout en gardant son petit sourire amusé.
    _ Pour nous avouer qu’il y avait quelque chose entre nous ! conclut-il.
    Amélie se contenta de sourire d’avantage, et de lui voler à nouveau plusieurs longs baisers.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Je pense que vous êtes dans la romance dans la deuxième partie, la manière dont ils s’abordent tous les deux. Ce n’est pas ma tasse de thé la romance. Je ne m’occupe que de roman. Donc je deviens mal placée pour juger la deuxième partie. Mais la première partie me semble avoir de l’atmosphère. Ce serait bien de corriger qqs erreurs de conjugaison et de syntaxe qui nuisent à la fluidité ou la compréhension.

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      1. Aurore

        Merci d’avoir consacré du temps pour la lecture. Vous dites que c’est romance, oui c’est le cas désolée je n’arrive pas à concevoir une histoire sans amour. Il est vrai que les romans ne sont pas forcément écris sur ce thème. Est-ce que cela veut dire que je n’ai pas respecté le défi 2 ? Parce que une fois lancée, les mots partent dans tous les sens et il arrive que je me fasse emporter par leur flot.
        Les fautes d’orthographe j’aimerai savoir les corriger et syntaxes également mais après plusieurs relectures je ne vois pas mais erreurs alors que lorsqu’on me les fait remarquer… là tout devient clair.

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  9. Camille

    Bonsoir,
    très difficile de trouver le temps nécessaire pour être à l’aise d’écrire… Ces petits défis obligent à se booster et à un avoir un objectif. Merci beaucoup pour l’existence de ce blog! Je fais avec le temps possible donc très lentement mais bon… le plaisir y est, j’imagine que c’est l’essentiel.
    Toujours heureuse de lire vos histoires, je suis contente également de vous faire partager mes essais. Pas abouti ici selon moi mais, c’est en faisant qu’on apprend.

    Palmito est de retour 😉

    _Plus que deux … srunch… bouchées… srunch srunch … et j’ai terminé…
    Palmito regarde son ami avec dégoût. La mayonnaise dégouline de part et d’autre des babines de Chantal.
    _Non mais franchement Chantal, tu pourrais activer la cadence de temps en temps. Cela fait près d’une heure que tu manges ton hot dog. Puis comment peux-tu manger ça ? Quand je pense que certains appellent cela « chien chaud »… brrr ça me donne des frissons. Palmito s’ébroue pour tenter d’éjecter cette sensation de dégoût qui le traverse.
    Il se retourne et voit Chantal stoppé net. Sa mâchoire est immobilisée.
    _Qu’y a-t-il ? C’est le « chien chaud » qui te fait cet effet-là ? Ne t’inquiète pas ! Ce n’est qu’une expression.
    Palmito lui pose la patte sur l’épaule pour le rassurer.
    _… Tu n’es pas en train de manger du chien. Puis en plus, du Teckel… Oui parce que cette expression vient de cette race… Heureusement que nous sommes là pour relever le niveau. Il faut avouer qu’ils ressemblent à des saucisses…
    Il met son doigt sur sa babine en signe de profonde réflexion.
    _… Non mais parce qu’en réalité, l’expression vient de…
    Chantal toujours pétrifiée…
    _bla bla bla … et puis les allemands employèrent le terme … bla bla bla…
    Chantal ne bouge toujours pas. Les yeux exorbités, il a le regard fixe. Un arrêt sur image parfait. Palmito lui claque les coussinets sous les yeux pour le faire réagir et … rien…
    Suivant le regard de son compagnon, il se retourne…
    Glup… Palmito déglutit avec difficulté.
    Se trouve face à lui un énorme sanglier. D’une taille dont même Chantal paraissait petit à côté…
    Ses pattes commencent à devenir toutes cotonneuses, ses pupilles bloquées sur l’énorme bête qui le toise se dilatent. Petit à petit son corps se met à trembler de manière incontrôlable. Sa gueule s’entrouvre pour haleter tandis que ses oreilles se rabattent vers l’arrière avec lenteur. C’est la première fois que Palmito en voit un en chair et en os.
    Il en a beaucoup entendu parler et avait appris sous la houlette de Chantal à aboyer dès l’odeur repérée. Mais jamais ! Oh grand jamais, il n’avait eu le courage de s’y frotter depuis que son compagnon lui avait raconté l’histoire de Cléo. La grande sœur de Palmito était réputée pour être casse-cou. Malgré sa petite taille, aucun danger ne l’effrayait. Un jour où l’odeur de souille lui avait titillé la narine, elle s’était enfuie à toute vitesse sur les traces de la bête, sans crier gare. Chantal et sa réactivité légendaire, avaient rejoint Cléo sur le lieu du duel quelques minutes plus tard. C’est alors que Chantal aperçut Cléo dans les airs. Le chef de meute la soulevait à bout de défenses avec une facilité déconcertante, puis la jeta de toutes ses forces. Elle atterrit aux pieds de Chantal qui se trouva démunit face à la situation. Simple chien dit « de berger » il ne savait absolument pas comment réagir face à de tels ennemis. Une vague de chaleur l’avait parcouru. Le courage qu’il n’avait jamais eu l’avait gagné. Il avait attrapé son amie par la peau du coup et s’était mis à courir plus vite que son ombre. Lui, pour qui le sport était un concept inconnu, ne se reconnaissait pas. Mais il aurait donné sa vie pour Cléo. Elle avait été sauvée par Chantal, l’être le plus lent qu’elle connaissait. Elle avait frôlé la mort. Peu avaient cru à cette histoire au vu de la réputation de Chantal. Peu sauf Palmito…

    Il comprend de suite… La grosse bête s’approche lentement de lui. Sans bouger, Palmito se met à grogner. Signe de défense spontané mais pas pour autant efficace. Il ne sait que faire… On lui à apprit à obéir, à s’assoir, à se coucher, à courir après « jouet »… etc
    C’est alors qu’une lumière s’alluma dans sa tête ! (Vous voyez la petite ampoule qui fait « ding » ? …)
    _Je sais !
    Et paf ! Palmito s’effondre au sol telle une proie abattue en pleine partie de chasse. La tête pendante, il ne bouge plus. Le temps s’arrête.

    Chantal désemparé reste stoïque. C’est alors qu’un bruit de moteur retentit au loin.
    « Allez, plus que quelques minutes et le tour est joué. Je reconnais ce ronronnement… 75 chevaux, petite faiblesse du pneu gauche. C’est bien elle ! Elle doit être au niveau du pont. Si je calcule bien, dans 30 secondes elle est là… puis … 3… 2 …1… »
    La voiture freine sèchement.
    L’arrivée de la voiture effraye le sanglier qui s’échappe à toute allure. Celle-ci s’arrête à la hauteur des deux amis. Lena met pied à terre.
    _PALMITO !!! CHANTAL !!! Qu’est-ce que vous faites là ?
    Très énervée, elle ordonne aux deux chiens de monter dans la voiture. C’est alors que Chantal se tourne vers Palmito.
    _J’ai eu si peur ! Je t’ai cru mort !
    _Ca mon cher ami, c’est la meilleure des technique d’évitement. Maman m’a appris à faire « PAN ». C’est un jeu un peu étrange, qui m’a toujours échappé. Je dois me forcer à choir au sol et ne plus bouger. .. Jusqu’à aujourd’hui, je ne comprenais pas son intérêt.
    _Tu es drôlement fort ! Moi je ne sais faire que assis et je trouve ça terriblement difficile. Je fatigue si vite. C’est comme si mes fesses m’entraînent au sol.
    _Tout est question d’endurance Chantal. L’entraînement, il n’y a que ça de vrai.
    Tandis que les amis échangent sur leurs savoirs faire, Lena peste au volant.
    _Palmito tu es puni ! A cause de toi, je suis terriblement en retard. Palmito tourne la tête avec désinvolture, les yeux au ciel.
    _Nous n’aurions pas du aller nous balader Palmito lui dit Chantal désolé. Il ne sait où se mettre, gêné de la situation.
    _Oh ne t’inquiète pas. Une fois rentrés, je lui fais un petit « hop », puis un « pan » et le tour est joué. En attendant profite ! Ce n’est pas tous les jours que nous avons le luxe de la banquette arrière.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Chute intéressante, je ne l’ai pas vue venir ! Quelques erreurs de concordance des temps à corriger. Mais comme vous le dites Camille, c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. Et en effet, il vaut mieux écrire de temps en temps que pas du tout. Merci d’avoir participé.

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      1. Camille

        Merci beaucoup pour votre réponse. J’ai effectivement eu du mal pour le temps. J’ai choisi présent pour rester dans la même lancée que le défi 1 mais je me suis retrouvée embêtée lors du récit passé sur Cléo, et pour le raconter et pour revenir au moment actuel.
        Où pourrais je trouver de l’aide pour savoir quel temps utiliser ?

        Encore merci pour votre aide
        Cordialement

        Répondre
        1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

          Camille, tout simplement en étudiant un peu la concordance des temps. Il suffit de s’y tenir. Lisez attentivement ceci : https://bescherelle.ca/correspondance-des-temps/
          Vous pouvez aussi vous procurer un Bescherelle, et faire des exercices pour comprendre et mémoriser la concordance. Je sais que ce n’est pas amusant mais après vous serez libérée de cette question.
          Je crois que Bescherelle propose aussi des exercices gratuits en ligne, regardez.
          Je pense au Bescherelle parce que c’est très bien fait donc je le recommande. Mais il existe d’autres livres de conjugaison bien sûr.

          Répondre
          1. Camille

            Merci beaucoup !!!
            J’ai effectivement le bescherelle mais de poche et j’avais cherché mais sans succès pour la concordance. Votre lien m’est très utile.
            Encore merci pour votre aide. Je vais m’atteler au 3e défi dans les jours à venir.
            Bonne journée

  10. Anaïs

    Bonjour, voici mon texte du jour. J’ai effectivement lu votre petit guide de démarrage, merci beaucoup pour ce cadeau précieux aux débutants comme moi
    N’hésitez pas à me dire quels points je peux améliorer. Bonne soirée.

    A bord de son bolide, Luis roulait à toute allure. Il se sentait grisé par cette sensation de vitesse et d’endurance. Il enchainait les kilomètres et les virages serrés avec facilité. La route était lisse et neuve, seul des panneaux de signalisation apportaient comme un jeu d’ombres funeste lorsqu’il passé à toute allure.
    Malgré la nuit, le ciel était blanc et teinté d’une douce lumière. Il ne savait pas depuis combien de temps il roulait ainsi, et ce n’était pas grave, il ne s’était jamais senti aussi vivant.
    La chaleur montait dans l’habitacle, il aurait aimé pouvoir ouvrir une fenêtre, ou retirer ce blouson qui lui collait à la peau. L’aiguille du cadran continué de grimper, et les secousses se faisaient de plus en plus ressentir. Il aperçut enfin la ligne d’arrivée, et peinait à déglutir à l’approche de son destin final, aucun évitement n’était possible.
    Il accéléra de plus belle, et s’élança sur le pont suspendu dans le vide. La voiture se retrouva maintenant dans les airs, mais Luis n’avait que faire du danger que cela représenté. Il se força à maintenir la voiture dans son élan pendant qu’elle entamait sa chute. Il aurait aimé fermer les yeux pour ne pas voir l’issu fatal.
    Un grand choc se répercuta dans tout son corps au moment où la voiture atterrie. Puis plus rien, le calme, le vide. Était-il mort ?
    Sa voiture se retrouva alors de nouveau transporté dans les airs, et Luis aperçu à nouveau cette route noir et lisse, mais le moteur ne redémarra pas et bientôt il n’entendrait plus que silence de la nuit.

    Paul avait école demain, et il était déjà en retard sur son heure de coucher. Il reposa la manette de son circuit électrique et rangea sa superbe voiture sur la ligne de départ du circuit, prête pour de nouvelles aventures dès le lendemain. Il éteignît la lumière et se coucha, prêt à accueillir et partager les rêves d’aventures de Luis.

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