Comment écrire une autobiographie inspirante ?

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Comment écrire une autobiographie réussie ?

 

Tu veux écrire ton autobiographie depuis vingt ans et tu n’as pas franchi le pas ? Tu as tenté mais il faudrait reprendre ton texte et tu ne sais pas comment t’y prendre? Tu y penses déjà pour tes vieux jours et tu te dis qu’il faudrait prendre des notes ? Tu voudrais raconter une histoire dont tu as été victime mais tu hésites pour des tas de bonnes raisons ? Tu as profité d’une existence merveilleuse et tu voudrais laisser un message à ta descendance ? Tu es jeune mais tu as vécu mille vies? Tu aimerais savoir pourquoi certaines autobiographies te semblent passionnantes et d’autres écrites avec un manche à balai plutôt qu’une plume d’écrivain ? Je te dis tout. Mais d’abord, une mise au point :

Quelles différences entre autobiographie, biographie et autofiction ?

L’autobiographie :

 

C’est toi ! Tu écris au « je » l’histoire de ta vie. Ce qui sous-entend pour le lecteur que tu es sincère et que tu lui livres la vérité (même si tu camoufles certains aspects, ce qui est normal.) Tu es donc l’auteur, le narrateur et le personnage principal de ton livre. Par exemple : Les Confessions de J.J Rousseau, une merveille que je conseille de lire. C’est vraiment un monument. Cette lecture a été un grand moment dans ma vie.

La biographie :

 

C’est le récit d’une existence par un auteur qui n’en est pas le personnage.

L’autofiction :

 

C’est une autobiographie relatée comme une fiction, ce qui n’en fait pas tout à fait une autobiographie. En effet, c’est un mélange entre vie réelle et fiction. Un très bel exemple : La promesse de l’aube de Romain Gary. Au passage, je te signale que c’est une petite perle, très vite lue, émouvante au possible. A lire donc.

Crédit photo : col

Comment écrire une autobiographie qui donne envie d’être lue jusqu’au bout ?

 

Le style

 

Il faut l’écrire comme un roman, c’est-à-dire avec style. Si tu alignes les phrases sans aucune recherche, comme un chapelet, tu vas ennuyer ton lecteur. Ton histoire ne suffit pas, aussi passionnante soit-elle : comme dans un roman, le lecteur veut du style, des rebondissements, des nuances, etc. Comme dans un roman, il va falloir décrire les milieux sociaux que tu as traversé, les décors, les personnages, créer des atmosphères, les périodes politiques, sociales, l’air du temps…

La chronologie

 

Tu peux choisir d’être linéaire dans le temps, c’est le plus simple et le plus clair. Mais tu peux décider de manier habilement le flash-back et te permettre des souvenirs à l’intérieur même du récit. Ça peut relancer l’attention du lecteur si tu l’utilises bien.

 Toute la vérité ?

 

Attention à ne pas écrire de noms réels sauf avec l’assentiment des personnes, à camoufler si nécessaire certains lieux si des personnes sont vivantes et que tu ne veux pas qu’elles se reconnaissent ou soient reconnues –ou qu’elles ne le veulent pas. Evidemment, il est plus facile de parler des morts que des vivants. Attention à ce que tu racontes sur ceux qui se reconnaîtront. Il me semble plus que souhaitable d’éviter les soucis de mauvaises interprétations qui peuvent t’amener des disputes, des conflits, et pire : des procès. Il va donc falloir ménager les susceptibilités.

De la tenue, diantre !

 

Ne cède pas à la tentation du déballage, du commérage, de la vengeance dont sont friands certains people, c’est franchement abominable et ça ne donne pas de la littérature mais du ragot honteux de concierge. Des exemples ? Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler, Rien de grave de Justine Lévy. La liste de ce genre de livres est interminable… et minable. C’est une question de morale, de savoir-vivre, de degré de conscience, de respect de soi et des autres, et d’alignement avec toi-même.

Crédit photo : alexcoitus

L’accusation

 

Bien sûr, tu peux aussi envisager d’écrire une autobiographie pour révéler une histoire traumatisante, participer à lever des tabous, et montrer aux victimes des mêmes problématiques qu’elles peuvent, comme toi, s’en relever. Ce peut être une autobiographie qui aborde l’inceste, le viol, les traumatismes de guerre, les enfants battus, etc. C’est une idée respectable et même sympathique et courageuse mais il faudra prendre tes responsabilités si tu édites ton livre. Il y aura un avant et un après. Tu dois vraiment réfléchir au contenu de ton livre car il aura des répercutions énormes sur ton existence et dans tes interactions avec autrui. C’est un choix.

Le partage

 

Il peut s’agir plus simplement de ton désir de raconter ton histoire pour tes enfants, tes petits-enfants, de leur partager tes valeurs, tes émotions, ce que ta vie t’inspire. C’est plus évident mais attention malgré tout : car se raconter, c’est aussi raconter son entourage. Il faut toujours le ménager.

Là encore, tu dois te poser des questions avant et durant la rédaction de ton autobiographie : quelle vision veux-tu laisser de toi ? De ton entourage ? De ta vie ? De la vie en général ? Quels messages veux-tu offrir à tes lecteurs ?

Les retours des lecteurs

 

Ton entourage possède sa propre version de ton existence et tu possèdes la tienne. Les divergences de vue existent avant même que tu aies pris la plume car nous avons tous notre vision particulière des faits. Tu dois donc t’attendre à ce que certains proches te disent, une fois ton autobiographie publiée : je ne voyais pas ta vie comme ça ! Ou : je ne me vois pas comme tu m’as décrit ! Donc, se monter prudent et subtil dans son écriture. Ceci dit, tu peux énormément les inspirer par ton récit. A toi de jouer !

Synthétique tu seras !

 

Tu dois faire entrer ton existence dans quelques centaines de pages : un exercice de synthèse de haut vol ! Supprimer l’inutile, élaguer les redondances, aller à l’essentiel. Tu dois effectuer un tri, classer, évoquer ce qui  t’a le plus touché, et faire en sorte de toucher ton lecteur.  Choisis les moments les plus beaux, les plus importants, les plus douloureux, intéressants, marquants, etc.

Structurel tu seras !

 

Commence donc par réfléchir à la structure de ton autobiographie, organise dans le temps les principaux événements qui la constitueront avant d’entrer dans les détails. Décide de ce à quoi tu désires donner de l’importance.Pour ordonner ta vie, il faut créer des chapitres. Organise-toi.

Crédit photo : Gene Wilburn

La véracité

 

Vérifie la véracité des légendes familiales si c’est possible, particulièrement si tu connais des personnes vivantes concernées par elles. Si c’est impossible, utilise les légendes familiales avec discernement et subtilités. D’autre part, si tu possèdes de vieilles lettre ou des journaux intimes (que ce soit de toi ou de tes ancêtres), lis-les attentivement. Ils pallieront à ta mémoire défaillante ou… déformante. Et tu y découvriras un matériau formidable. Pense aussi à toutes les photos que tu possèdes. Elles t’aideront à te rafraîchir la mémoire.

L’art du camouflage tu pratiqueras !

 

Camoufle les prénoms de ceux qui n’aimeraient pas être reconnus. Si ta grand-mère est un monstre toujours vivant, donne-lui un autre nom et prénom, transforme-la en tante ou en amie, etc. A moins que tu ne sois décidé à « tout balancer » après une réflexion de trois nuits sans sommeil.

Ta responsabilité tu exerceras !

 

Si tu évoques une société, un patron, un employé en termes peu élogieux, change noms, dates et lieux pour ne pas avoir de problèmes. Mais si tu décides de dénoncer parce que tu juges que tu fais œuvre de salubrité publique, fais-le en conscience et prend tes responsabilités.

De l’émotion tu offriras !

 

Et n’oublie pas : comme dans un roman, tu dois tenir ton lecteur par l’émotion, le cœur, les tripes. Donne-lui de l’émotion.

Crédit photo : Hartwig HKD

Récapitulatif rapide de l’indispensable pour rédiger ton autobiographie

 

  1. Ecris au « je »
  2. Etablis une chronologie de ton existence. Elle te servira de base pour ne pas te tromper dans les dates, les événements, etc.
  3. Décide de tes chapitres et de ce que tu mettras dedans. Structure.
  4. Elimine, trie, ne garde que l’essentiel de ton existence, ce qui t’as le plus touché. Ne te noie pas dans des anecdotes sans intérêt pour ton lecteur.
  5. Mets en valeur le plus émouvant, le plus marquant, le plus passionnant.
  6. Sois franc et sincère sans te montrer exhibitionniste. Dans cet équilibre entre ce que tu dis et ne dis pas, le lecteur doit sentir ton authenticité.
  7. Fais une liste de tous les personnages et décide de ceux dont tu camoufles l’identité ou pas, et comment.
  8. Prend du recul sur ton existence. Fais attention aux tours que te joue ta mémoire. Vérifie tes informations, tes souvenirs si nécessaire. N’hésite pas à faire des recherches. Ressors tes vieilles lettres, tes journaux intimes, tes documents, tes photos.
  9. Vérifie dates et lieux, aspects sociologiques, historiques pour rester crédible. Car tu dois évoquer les atmosphères des époques que tu as traversées.
  10. Si tu as vécu une ou des problématiques très fortes, tu peux créer une intrigue autour. Ce n’est pas obligatoire mais possible. Si ton existence a été un long fleuve tranquille, tu ne pourras pas le faire.
  11. Demande à ton entourage concerné de lire uniquement quand tu auras terminé de rédiger ton autobiographie. Cela t’évitera des impairs car tu pourras retoucher ton livre avant publication.
  12. Choisis un titre attirant.
  13. Cherche un éditeur ou édite toi-même. Aujourd’hui, il est facile d’imprimer par internet une autobiographie. C’est la meilleure solution si tu comptes l’offrir à ton entourage ou la vendre en petite quantité, et non la vendre à des milliers d’exemplaires. Mais si tu comptes trouver un éditeur, rends ton autobiographie passionnante et irrésistible ! Fais la différence par la qualité de ton message.

J’espère t’avoir déblayé les plus gros pavés sur ta route autobiographique. Parle-moi de tes projets autobiographiques, si tu en as, dans les commentaires. Je suis curieuse…

Des lectures inspirantes  d’autobiographies :

 

Je te recommande quelques lectures :

Les confessions, Jean-Jacques Rousseau                         

 

La promesse de l’aube, Romain Gary                                  

 

Mémoires d’outre-tombe, René de Chateaubriand                C’est fabuleux et ça se lit comme un roman d’aventures.

 

Mémoires intimes, Georges Simenon                                   Un génie te dévoile tout, y compris sur son écriture !

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30 Commentaires

  1. Michelle Pannetier-Alabert

    Merci pour tous vos conseils. Ils sont précieux et judicieux.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Merci Michelle,

      C’est sympathique d’avoir votre retour. Bonne plume à vous.

      Répondre
  2. Ahmped F. TRAORE

    On dirait que cous connaissez tous mes problèmes personnels sur l’écriture d’un livre. Merci et bonne continuation.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Ahmped,
      Merci ! Je suis très contente de réussir à deviner ce qui vous est difficile. Mon but est d’aider alors c’est parfait. Bonne écriture.

      Répondre
  3. Marie-Françoise

    Depuis que la flore et la faune sont de plus en plus menacés d’extinction,de réduction tout au moins,les hommes ne cessent de projeter a tout va leur ego à travers la planète par nombre d’écrits et d’images;
    Le nombre? Je ne résiste pas à citer Georges Bernanos: »Un monde dominé par la force est un monde abominable mais un monde dominé par le nombre est ignoble(…)Le nombre crée une société à son image ,une société non pas d’êtres égaux,mais d’êtres pareils ».Je pense que mon commentaire n’est pas hors sujet.?

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oui, Marie-Françoise, une société d’êtres tirés au moule, tous semblables. Nous sommes dedans. C’est du reste le sujet de mon article aujourd’hui ! Allez, je vais le poster, et je pense que tu ne seras pas surprise par ce que j’y « balance. »

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  4. Idefix

    Ce tuto. est d’une grande clarté et « bourré » d’astuce. Il me sera d’une grande utilité, pour me conforter dans mon écriture en cours et dans mes choix pour continuer. Merci

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Idefix, merci ! Heureuse que ça te sois utile.

      Répondre
  5. charles

    Bonjour Laure,
    Je m’appelle Charles. Je te remercie pour tes bons conseils. Je m’essaye aujourd’hui à l’écriture. J’ai en tête un roman autobiographique et je voudrais savoir s’il est possible de trouver quelqu’un pour me le corriger ou me guider (corriger les styles, recevoir des conseils, etc.)
    Merci et bonne journée

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Charles,
      Et merci à toi. Oui, il existe des coachs littéraires. Tu les trouveras facilement sur internet. Tape « coaching écriture. » Il existe aussi des écrivains publics qui possèdent suffisamment de compétences pour le faire. Chercha aussi à « écrivain public. »
      Je ne te propose pas mes services car je ne le fais pas. Je pourrais mais je ne préfère pas.
      Bonne journée

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  6. Meniaoui sonia

    J ai 42 ans et depuis longtemps je garde secrètement l envie de faire mon autobiographie et la je me lance ma vie a tellement été tourmentée 4 mariages 4 divorces de la violence de la tromperie l accident grave de ma petite soeur mon premier amour et j en passe j espère vraiment y arriver et tes conseils vont beaucoup m aider merci

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Alors fonce, Sonia. Ca te fera du bien de prendre du recul ; l’écriture te donne ce pouvoir.

      Répondre
      1. Sonia

        Oui je pense et tes conseils sont tres precieux et m aide beaucoup merci infiniment de partager ton savoir

        Répondre
        1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

          Avec grand plaisir, Sonia. N’hésite pas à donner de des nouvelles de ton avancée.

          Répondre
  7. Mary-Rose

    Un grand MERCI Laure!
    Que de bons conseils! On sent bien qu’on est pareil nous les écrivains (du dimanche pour mon cas!) Tu réponds aux questions que je me suis posées, tu y réponds formidablement bien, tout est juste il ne manque rien dans ton article!!
    Milles merci pour tes conseils, ta Sympathique et ta grande ouverture d’esprit…
    D’éditer un livre est un de mes plus grand rêve! J’espère y parvenir cela fais 20 ans que j’ai commencé… Aujourd’hui j’ai réuni tous mes écris, ainsi que mes journaux intimes de l’époque et je m’y colle sérieusement! Mais c’est loin d’être simple….
    Bien amicalement,
    Mary-Rose (42ans) Région Grand-Est.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Mary-Rose, je suis très heureuse que tu trouves mes articles utiles.
      20 ans d’écrits, aie, aie ! Ca fait beaucoup de tri, beaucoup de travail. Il faut que tu coupes énormément pour que ne subsiste que l’important : ce qui parle au lecteur, l’émeut, le retient, lui fait tourner les pages. Bref que tu le penses un peu comme on pense un roman.
      Tu vas y parvenir, tout est persévérance.
      A bientôt, bien amicalement,
      Laure

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  8. Annael

    Merci pour tous ces conseils. J’écris depuis mes 13 ans environ (simplement de petites citations et quelques textes) et j’ai commencé à écrire de vraies histoires (presque vraies, puisque ce n’étaient que des fanfictions) à l’âge de 15 ans. J’en ai maintenant bientôt 18 et ça fait un moment que j’aimerais écrire mon autobiographie et je ne sais pas du tout comment m’y prendre (malgré vos conseils…). Mais j’aimerais pouvoir laisser ma trace dans ce monde, que ma vie ne soit pas un simple fait mais une véritable histoire vraie qui peut faire changer certaines choses.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Annael, ma première réaction est de te dire : attends un peu, que peut-on raconter sur soi qui intéresse le lecteur à 18 ans ? Maintenant, si tu as une histoire vraiment particulière, vraiment inspirante, vraiment utile pour tes lecteurs, pourquoi pas ? En es-tu sûre ? Toi, tu le sais, moi non.
      Après, si ton histoire est suffisamment importante pour en faire une autobiographie si jeune, j’ai encore tendance à te dire : attends un peu. Pourquoi ? Pour avoir le recul nécessaire sur ton histoire, pour prendre de la distance avec et la raconter de façon qu’elle touche vraiment le lecteur. C’est difficile à faire même beaucoup plus tard dans la vie, or maintenant tu sors à peine de cette histoire, j’imagine, ou tu y es encore.
      Il faut y réfléchir avant de prendre ta décision.
      Ce qui est certain c’est que c’est très bien d’avoir envie de changer certaines choses, c’est un moteur qui peut pousser à écrire, ça j’y crois beaucoup.
      Tu écris depuis que tu es enfant pratiquement donc je ne m’inquiète pas pour la forme, le style ; en travaillant tu trouveras. Si tu commences ton projet, maintenant ou plus tard, sois très attentive au ton que tu emploies, ça fera toute la différence. Une autobiographie avec un ton désespéré ou un ton qui donne de l’espoir , c’est différent par exemple. Quant à commencer, je te dirais bêtement : commence par ta naissance et continue. Après, tu pourras renverser des chapitres, décider de présenter dans le temps différemment. Ce sera plus facile car tu auras déjà tout dit, ce ne sera plus que de la mise en forme.
      Et bravo pour ta passion de l’écriture !

      Répondre
  9. Dobbelaere

    Bonjour
    Moi j aimerais écrire mon autobiographie car je suis une femme qui a été abusé et vendue.
    Je suis aidé psychologiquement par ma psy qui me conseille de mettre mes vieux démon sur papier mais je ne sais comment commencer. Cela a duré 12 ans … 12 ans de calvaire …. avez vous des conseils à me proposer.
    MERCI beaucoup
    C….

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      C…, Terrible. J’en ai la gorge nouée, les yeux me piquent. Je pense que le mieux est de déverser tout cela sur le papier sans chercher à en faire quoi que ce soit d’écrit. Pour commencer, pour entamer le processus de libération. Et ça va enclencher automatiquement le processus d’écriture.
      Ensuite, dans un deuxième temps seulement, penser à comment vous pouvez le raconter pour que cette tranche d’existence terrible devienne un témoignage qui dérange, qui dénonce, qui encourage aussi les femmes à se relever comme vous le faites.
      Je ne sais pas si vous avez téléchargé le manuel d’écriture que j’offre sur le blog. Ce serait bien de le faire car vous allez y apprendre tous les rudiments pour structurer un récit, organiser votre travail, votre pensée. Comprendre ce que c’est qu’un travail d’écriture.
      Pour enclencher le processus d’écriture, peu importe par quoi vous commencerez, prenez le premier souvenir qui vous vient et écrivez. Si ce n’est pas chronologique et que tout vient en désordre, ne vous en préoccupez pas ; vous structurerez après coup. L’important, c’est de commencer.
      Ecrire est très puissant. C’est donc à vous de voir si cela vous permet d’exorciser ou si cela vous replonge seulement dans l’horreur. Il faut essayer pour le savoir. Et remettre à plus tard si ce n’est pas le moment.
      N’hésitez pas à revenir me poser des questions.
      Vous êtes certainement une femme fabuleusement courageuse. A bientôt.

      Répondre
      1. Dobbelaere

        MERCI j ai déjà commencé mais TOUT est mélangé dans ma tête … MERCI pour votre encouragement

        Répondre
        1. Ramadane Mahamat Elecck

          Bonjour Laure! J ai essayé d écrire l histoire de mon grand-père qu il me l a racontée depuis l enfance sous forme d une autobiographie en introduisant comme l auteur du récit mais je n y arrive toujours pas après plusieurs tentatives sans succès, car je ne sais pas comment débuter. Si vous pouvez m aider.

          Répondre
          1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

            Ramadane,
            Je te propose de faire un essai en te mettant dans la peau de ton grand-père et en écrivant à la 1ère personne. Vois si tu t’approches davantage du personnage, et plus facilement, si ça te convient mieux. Si c’est le cas, écris tout comme ça, à la 1ère personne, dans la peau de ton grand-père.
            Et quand ce sera fini, tu décideras si tu retranscrits tout le texte à la 3ème personne.

  10. mohamed

    bonsoir laure,
    merci pour tous les conseils, je me trouve a peu pres , dans les directives que vous avez mentionne ci dessus pour l’ecriture d’une autobiographie.enfin j »ai reussi a coucher mon recit sur papier. mon probleme,ce que j’ai besoin d’un regard exterieur, pour remanier mon texte. pour deceler les passages reussis de ceux qui ne les sont pas. mais j ai pas de retour objective. soit on s’arrte sur les fautes d’orthographe, ou en me disant , votre histoire interessante, et vaut la peine de la traviller. mais pour c’est mince comme retour. en meme temps j’aime pas insister.je ne sais a qui a dresser pour avoir quelqu’un capable de me faire un vrai etat des mieux de mon texte.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonsoir Mohamed,
      Si vous voulez faire lire votre texte pour avoir des retours fiables, il faut deux choses :
      1 : donner votre texte terminé. Vraiment terminé. Si vous le donnez avec des fautes d’orthographes ou autres, vous tendez le bâton pour vous faire battre… car c’est très difficile de lire un texte avec des fautes, ça détruit votre travail. Donc il est normal que les gens ne voient plus que ça. Donc leur donner un texte impeccable. (Au passage, mettez des majuscules à vos phrases parce que c’est vraiment impossible de vous lire comme ça, franchement j’ai fait un effort.)
      2 : le donner à lire à des gens uniquement bons, voire très bons lecteurs. Des gens capables de juger la littérature. Sinon il vaut mieux s’abstenir, sincèrement. Il vaut mieux que vous b=vous jugiez vous-même -et vous en êtes certainement capable en grande partie- que d’être jugé par des incompétents en la matière car ils ne vous donneraient que de mauvais conseils (en y mettant en plus toute leur bonne volonté, sans vouloir être méchants !)
      Je ne vous propose pas de le faire car j’ai tout le temps des demandes, bien trop de demandes.
      Voilà, je sais que ce n’est sans doute pas une réponse qui que vous attendez. Mais si je fais preuve de franchise, c’est que je pense que ça va vous faire gagner beaucoup de temps.

      Répondre
  11. Janet

    Bonjour,

    J’ai aimé vous lire. J’ai aussi beaucoup apprécié vos retours aux commentaires des uns et des autres et le soin que vous mettez dans vos réponses.
    Plus personnellement, j’ai commencé à écrire quelques pages, un chapitre sur deux étant écrit comme une autobiographie, les autres chapitres étant écrits comme un journal, ce qui me permet d’alterner le passé et le présent. Pour ce qui est du choix du genre littéraire, que me conseilleriez-vous, sachant par ailleurs que ce livre sera sans doute assez court et que les noms de personnes et de lieux seront modifiés? Aubiographie, roman autobiographique, récit autobiographique, journal…? Merci à l’avance pour votre réponse.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Merci Janet pour votre retour, c’est agréable de savoir que vous avez senti que je soigne mes réponses ! En tout, j’essaie.
      Pour votre question, j’ai envie de vous répondre : suivez votre intuition !
      Parce que vous jonglez avec deux genres littéraires, de fait. Ce qui est intéressant. Donc comment ressentez-vous ce que vous écrivez ? davantage autobiographie ou davantage journal ? La réponse est en vous.
      Après, j’ajoute que vous pouvez creuser et inventer votre terme ; journal biographique ? ou autre chose ? Biographie déguisée en journal ?
      Et encore : si vous trouvez un éditeur, ça n’aura pas d’importance parce qu’il va décider à votre place de ce qui est le plus vendeur comme classement dans le genre littéraire par rapport à son lectorat et son expérience commerciale.
      Le plus important, c’est de bien réussir à mêler vos deux genres littéraires pour que ce soit congruent et fluide à lire.

      Répondre
  12. Janet

    Merci à vous pour votre réponse si rapide! Je ne vais donc pas trop me focaliser sur les termes. A bientôt peut-être et belle soirée.

    Répondre
  13. Odélia

    Merci pour tous ces conseils très utiles ! Il ne faut pas non plus oublier l’orthographe dans votre rédaction, Orthocorrect https://www.orthocorrect.fr/ relis et corrige les fautes de grammaire et d’orthographe.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Odélia,
      Ah, je reconnais que je ne vois pas tout quand je me relis… Au bout d’un moment, mon oeil glisse dessus…

      Répondre

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