Soldes pour Racines mêlées ! Et bilan sur les chiffres d’un premier roman

Cela fait déjà deux années que Racines mêlées est en vente. Je n’ai pas à me plaindre : pour un premier roman, c’est beaucoup.

Cela ne veut pas dire que mon premier roman a été présent en librairie durant deux années mais qu’il a été disponible durant deux ans. D’abord, il a été mis en librairie dans toute la francophonie, ensuite les retours se sont faits à leur rythme (cela veut dire que les libraires rendent les livres qu’ils n’ont pas vendus) puis Racines mêlées est resté sur les sites en ligne (Amazon, Cultura, Fnac, etc) et les gens ont pu continuer à le commander également dans toutes les librairies. De plus, bien souvent un premier roman ne tient pas plus de trois mois en librairie. J’ai eu le bonheur de voir le mien en librairie bien au-delà des trois mois fatidiques.

Mon roman est donc toujours au catalogue et non passé au pilon (lisez broyé pour faire du papier recyclé !) ou revendu dans des librairies spécialisées dans le livre d’occasion. Je pense cependant qu’il va être retiré bientôt. C’est pourquoi c’est le moment de penser à l’offrir à Noël, par exemple, et donc à le commander avant qu’il ne disparaisse du catalogue : Racines mêlées est en soldes depuis peu sur Amazon à 10,22€ au lieu de 16,90€ ! Ca vaut le coup, non ?

Racines mêlées, roman de Laure Gerbaud

Racines mêlées, roman de Laure Gerbaud

Quelques chiffres pour mieux comprendre l’édition : mon livre a été sorti à 2000 exemplaires. C’est bien pour un premier roman. Un petit éditeur qui n’a pas un réseau de distribution et de diffusion suffisant peut ne sortir que 500 ou 1000 exemplaires pour un premier roman. Et c’est souvent le cas.

Mais attention ! Cela ne veut pas dire que les 2000 livres sont tout de suite allés en librairie ! Ce serait trop beau… Cela aurait assuré davantage de visibilité à Racines mêlées et j’en aurais été très heureuse, croyez-moi. Mais l’édition, ce n’est pas si simple. Sur les 2000, 1000 ont été distribués chez les libraires. C’est bien. C’est comme ça que ça se passe partout, on garde du stock pour une éventuelle demande ultérieure. Et croyez-moi, l’éditeur est comme vous, comme moi, comme tous les écrivains : il en rêve nuit et jour de cette nouvelle demande de la part des libraires car cela veut dire qu’il n’a pratiquement pas reçu de retours et que le public en redemande !!! Le succès, quoi.

La réalité est bien différente : rares sont les premiers romans qui percent et dépassent le nombres d’exemplaires prévus au départ. Ceux-ci font la bonne fortune de l’écrivain et de l’éditeur, ce qui n’est pas courant. Le chiffre de vente d’un premier roman en France se situe entre 500 et 800 exemplaires en moyenne. Pas de quoi mettre du beurre dans les épinards, en somme… Si votre premier roman dépasse les 1000 exemplaires vendus, c’est déjà une victoire ! Et dès 2000, on commence à parler de succès de librairie ! Oui, je sais les chiffres font froid dans le dos quand on pense que l’auteur touche environ 10% du prix de vente hors-taxe ! Avant de s’enrichir… C’est simple, nous ne sommes même pas rémunérés pour notre travail. Heureusement que nous sommes de grands passionnés de l’écriture, des durs, de vrais écrivains !

Pour mes chiffres de vente, mon éditeur ne fait pas exception à la règle ; c’est parfaitement opaque : une feuille qui indique le nombre d’exemplaires vendus, les retours, point. Et sur un an. Dans mon cas, j’ai eu mon chiffre au bout d’un an, c’est normal. Dans les 700 exemplaires vendus. Pas de quoi pavoiser ni être déçue. L’un dans l’autre, quand je pense que mon éditeur ne m’a pas organisé un seul salon, une seule signature (j’ai tout fait moi-même), c’est correct. J’ai beaucoup appris et je pense que je serai meilleure pour faire la promotion de ma prochaine parution. N’espérez pas que votre éditeur cherche à vous vendre : il attend que vous lui apportiez des lecteurs et votre réseau sur un plateau ! Oui, je sais, on prend un éditeur pour qu’il le fasse et finalement il attend la même chose que nous ! C’est pourquoi je pense de plus en plus sérieusement à l’auto-édition. Comme nombre d’entre vous, n’est-ce-pas mes amis écrivains ?

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Revenons-en à mes chiffres pour Racines mêlées. Le chiffre de vente de la deuxième année, que j’ai en ma possession depuis peu, me pose problème : il ne se serait  même pas vendu  10 exemplaires de Racines mêlées la deuxième année ! Là, je tique. Car c’est bien après la première année que j’ai constaté, grâce à internet, que mon roman faisait tranquillement son bout de chemin : commentaires de bibliothèques, de lecteurs, sur Babélio, je l’ai même vu référencé dans une magnifique revue internet des bibliothèques municipales de Genève ! Etc. Donc il a continué à se vendre. Des gens enthousiastes m’ont pisté et téléphoné -pour mon plus grand bonheur- et pour me remercier de l’avoir écrit ! Si si ! Donc le chiffre de la deuxième année… Bref.

En conclusion, il faut écrire pour son bonheur et celui des autres. En premier lieu. Ce qui ne m’empêche pas de désirer, comme nous tous, de vivre de ma plume. Je n’ai pas dit mon dernier mot !!!

J’espère que cet article vous éclaircira -sans vous décourager- sur ce que sont les chiffres d’un premier roman.

N’hésitez pas à me poser des questions et à me faire part de votre propre expérience.

A bientôt.

 

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