Comment écrire un bon roman ? 26 clefs indispensables.

Ecrire un bon roman, oui, c’est ce que nous voulons tous  ! Mais comment ? Voici une liste de 26 clefs importantes et indispensables pour t’aider. Avec des rappels à de précédents articles pour préciser les techniques évoquées, si tu ressens le besoin de te renseigner davantage..

Comment écrire un bon roman ? 26 clefs indispensables que tu dois avoir en tête quand tu écris

 

1. Sors et prends de l’inspiration. Ca n’a l’air de rien mais ça va changer ta vie et ton inspiration. Ne reste pas bloqué sur ta page blanche parce que tu vas maintenir cette habitude en toi. Tu vas créer un automatisme : être devant sa page, c’est ne pas trouver l’inspiration. Alors non, merci ! Ce n’est pas ton jour ? Tu te changes les idées. Et ça va sûrement te tomber dessus plus tard dans la journée ! Peut-être même dix minutes après ! Et tu seras ravi d’écrire. Mais ne reste pas immobile devant ta feuille à te plaindre que tu n’y arrives pas. C’est ce que tu peux faire de pire. Car tu dois créer le réflexe contraire : être devant une page, c’est trouver l’inspiration !

2. Choisis tes mots, enrichis ton vocabulaire. Prends plaisir à découvrir de nouveaux mots. Personnellement, j’aime bien lire quelques mots au hasard, de temps en temps, dans un dictionnaire.

3. Use de la métaphore, des images, des comparaisons, des figures de style. Pour t’ouvrir à ça ou découvrir d’autres figures, une petite liste ici.

4. Lis beaucoup. Du très bon.

5. Ecris beaucoup. Au mieux de tes compétences du moment. Ecrire un bon roman, ca vient en s’améliorant.  Rarement du premier coup. L’admettre, c’est s’enlever beaucoup de pression, se rendre un grand service, et se donner la possibilité de s’améliorer. Donc écrire beaucoup. Tous les jours idéalement.

 

Crédit photo : Stephen Poff

 

6. Cultive-toi dans des domaines artistiques, mais pas seulement. Cultive-toi largement. Tu enrichiras tes romans naturellement.

7. Use des paragraphes. Aére le texte, fais attention à la mise en page.

8. Découpe intelligemment tes chapitres. De façon à ce que la fin de tes chapitres laisse ton lecteur sur sa faim (une énigme, une question, une émotion…) Bref, lui donner envie de lire le chapitre suivant. Ne pas terminer platement.

9. Fais attention à l’intérêt de tes dialogues. Des explications détaillées sur la création de dialogue ici.

10. Fais attention à la typographie. Il existe des règles précises. Ca devient important quand tu tapes ton roman pour l’épreuve définitive.

11. Intégre des citations, un avant-propos, un épilogue si c’est intéressant. Ne te dis pas que c’est vieillot. C’est toi qui décides de ton style, pas la mode, qui est forcément uniforme.

12. Pense au lecteur : peut-il suivre facilement, lui as-tu donné tous les éléments utiles ?

13. Eteins l’incendie avant qu’il soit trop tard ! Si tu vois une erreur de structure, d’intrigue, de psychologie, de rythme (trop lent, trop rapide), tu arrêtes tout et tu reprends posément ton texte. Car ça ne s’arrangera jamais tout seul. Ca ne fera qu’empirer. Pour la structure, c’est ici !

14. Si tu es du genre à avoir besoin de savoir où tu vas, écris une trame de ton histoire chapitre par chapitre avant de commencer ton roman.

15. Si tu as juste besoin d’une vue d’ensemble sans les détails, fonce tête baissée, tu trouveras les détails sur la route.

16. Soigne ton style.

17. Soigne ton ton. C’est mot après mot qu’on soigne son ton et son style. Le style, c’est aussi une construction.

Crédit photo : carlos

 

18. Pense à l’atmosphère que doit dégager ton roman et travaille-la. Comment créer une atmosphère ? En créant un univers. C’est ici.

19. Si tu sens que tu as encore du jus, que tu as quelque chose à écrire alors que ça fait déjà 5 heures que tu rédiges, écris encore ! Ne t’impose aucune limite. Partout on te dit d’être raisonnable, d’en garder pour le lendemain, qu’abandonner ton texte au milieu de l’action d’un personnage va te faciliter la reprise de ton écriture le lendemain. Franchement, c’est un raisonnement de gagne-petit. Pardon d’écrit-petit ! Qu’est-ce qui te garantit que tu pourras écrire demain, que tu ne seras pas dérangé par un impondérable ? Tu prends le risque de perdre l’inspiration de ce moment particulier à jamais. Alors, non : va jusqu’au bout. Ce qui est pris n’est plus à prendre. Comment écrire un bon roman ? En restant à l’écoute de ton inspiration.

20. Pense grand, vois grand, écris grand. Ca ne veut pas dire d’écrire la Comédie humaine non plus. Mais ne te restreins pas à penser que tu n’es bon qu’à écrire des romances ringardes. Cultive-toi et écris de la littérature de qualité. Pas de la cochonnerie. Tu es capable de beaucoup mieux.

21. Evite comme la peste les gens mesquins. Tu te demandes ce que ce conseil bizarre vient faire ici ? Les gens mesquins vont éteindre ta flamme, ton inspiration, ton plaisir, ton désir, ton enthousiasme. Ils ne peuvent pas croire que tu vas réussir parce qu’eux-mêmes n’ont jamais écrit un livre. De toute façon, ils ne veulent pas que tu réussisses –même inconsciemment- parce qu’eux-mêmes n’ont jamais réussi un projet personnel. La plupart du temps, ils sont trop paresseux pour avoir tenté d’en mener un seul à bien ! Fuis-les. Sans regret. Sans culpabilisation. C’est primordial. J’insiste.

22. Tache d’avoir rapidement une vue d’ensemble de ton roman. Avant les 50 premières pages si c’est possible. Ca ne veut pas dire connaître tous les détails les plus infimes mais avoir l’idée globale, et surtout avoir cerné la ou les problématiques de chacun de tes personnages phares. Où viennent-ils, où vont-ils, que veulent-ils, que désirent-ils, par quels automatismes inconscients sont-ils mus, quels sont leurs besoins, leurs dilemmes, etc ? Pour des personnages passionnants, c’est ici. Et aussi ici.

23. Porte une attention particulière au choix de tes adjectifs. J’insiste. La plupart des romans pourraient être sublimés si leurs adjectifs n’étaient pas aussi banals et convenus. Hypnotise ton lecteur.

 

Crédit photo : Sylvain Courant

 

24. Crée un ancrage : un ancrage pour écrire facilement. L’ancrage est une technique de la PNL (programmation neurolinguistique.) Tu allumes une bougie, tu te prépares un café, tu mets à jouer une musique inspirante, peu importe ; l’idée est de mettre en place un, deux ou trois gestes qui déclenchent ton envie d’écrire. Qui te sécurisent aussi pour que tu aies la sensation qu’écrire est facile. Et écrire deviendra effectivement beaucoup plus facile. Il s’agit de créer le réflexe dont je parlais au début de l’article : s’assoir devant sa feuille, son clavier, c’est trouver l’inspiration, le désir et le plaisir d’écrire.

25. Jubile quand tu écris, prends énormément de plaisir. Se motiver par la volonté et la force n’est pas une bonne option. Ca te mènera à la procrastination. Tu cesseras d’écrire. Le plaisir, tu dois le prendre sur la route : en écrivant. Un article sur l’inspiration, le flow, ici. Et un deuxième article pour t’aider ici.

26. Prends conscience qu’un roman ne s’écrit pas en un jour. Mais que si tu écris quelques pages par jour, tu auras écrit ton roman en un an ! Que c’est possible, accessible… Tu peux le faire. Et tu ne peux le faire que si tu crois que tu peux le faire ! Et il faut s’en convaincre à chaque nouveau livre que tu abordes. Dès que tu commences à l’écrire, tu décides que tu vas aller jusqu’au bout.

Ces quelques clefs indispensables semblent toutes simples quand tu les lis. Mais les appliquer, c’est une autre affaire. Je te conseille de revenir souvent sur cette liste et de décider d’appliquer au moins une de ces clefs à chaque fois que tu écris. C’est une façon simple et efficace de t’améliorer et d’écrire un bon roman, en tout cas un roman qui tient la route.

Si tu veux des finesses supplémentaires, télécharge mon manuel gratuit de techniques d’écriture que tu trouves à droite, dans la barre latérale. Si ce n’est pas déjà fait, bien sûr.

On se retrouve avec plaisir dans les commentaires. Tu as sans doute d’autres clefs à nous partager.

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15 Commentaires

  1. Brigitte

    Bonjour Laure

    C’est toujours un plaisir de lire tes conseils
    Cette envie d’écrire en ce moment… obligée de m’échapper dans un coin, seule !
    J’ai des gens, chez moi un peu envahissants qui n’en ont aucune conscience apparemment
    Je m’aperçois depuis que je me suis mise sérieusement à l’écriture qu’il me faut être seule et que la présence des autres me gênent…ah ah !
    Demain je retrouverais ma tranquillité . Je me prends du temps pour lire, ce qui est aussi important .
    Je me régale à lire : Ma Vie de Carl Gustave Jung !
    Plus j’en apprends sur la connaissance humaine, plus je me dis que j’ai de la chance de vivre dans le fin fond des montagnes, loin de la bêtise ! Pas très gentil ce que je pense de mes semblables mais les écrivains, les poètes, ne sont pas des gens comme tout le monde ! Faisons partie d’une autre race
    Belle fin de journée Laure

    Brigitte

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oui, Brigitte, écrire demande du calme, de l’attention à soi-même, et ce n’est pas possible quand on est envahi. Tant d’écrivains aiment leur intimité ! Ce n’est pas un hasard.
      Jung, c’est très intéressant. Il a soulevé un sacré lièvre avec l’inconscient collectif !
      Bonne écriture dès que tu pourras t’y remettre.

      Répondre
  2. Mustapha ZEDIRI

    Bonsoir,Laure!
    Furtif petit clin d’œil de remerciement d’un senior passionné de lecture et d’écriture (depuis l’adolescence) qui a toujours rêvé écrire, mais qui -souffrant des yeux, depuis quelque temps déjà (sécheresse oculaire avec photophobie) a raté sa chance de le faire.
    Paradoxalement et agréablement ,ce handicap ne m’a pas toutefois pas empêché de m’intéresser à votre louable initiative et de valoriser la peine induite que vous vous donnez à encourager aussi passionnément et studieusement à l’écriture.
    Par mon inscription à votre Site et par le présent commentaire, j’ai tenu (et c’est la moindre des choses) à vous encourager vivement et à vous exprimer ma sincère sympathie.
    Cordialement!
    Mustapha.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Mustapha,
      Merci pour vos encouragements. Ca fait du bien d’en recevoir parce que tenir ce blog me prend beaucoup de temps.
      Désolée que vous ayez des soucis oculaires. C’est vrai que pour écrire… Mais vous lisez toujours puisque vous êtes sur le blog. Tout n’est pas perdu !
      Au plaisir,
      Cordialement,
      Laure

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  3. Jean

    Bonjour, Laure, tes conseils sont vraiment super, j’aime les lire et les relire, ainsi, que les mettre en pratique. Celui des dialogues, je crois qu’une petite révision s’impose, je te remercie de partager ton expérience avec nous!
    Bonne soirée!

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Jean,
      Et merci pour ton retour. Si tu mets en pratique, tu es au top. C’est le but.
      Bonne journée… d’écriture, si tu trouves le temps !

      Répondre
  4. Christine

    Bonjour Laure, merci pour tous ces conseils. Tu parles de métaphores. Je suis personnellement adepte de métaphores et de lyrisme. J’ai récemment lu un article intitulé … « Les dangers de la métaphore et du lyrisme convenu ». Carrément décourageant. Honnêtement, tous les ingrédients sont réunis pour décourager ceux qui écrivent leur premier roman. Il y a vraiment lieu de se demander ce qu’ on a le droit de faire . Même le lyrisme de Flaubert est remis en question dans cet article. Le pire est que même si je n’y suis pas encore, Je commençais à porter mon choix sur cette personne pour la relecture le moment venu. Bon. Je crois qu’ à trop vouloir me documenter, Je suis plutôt en train de me laisser démotiver. Merci encore Laure, car je dirais que toi, tu cherches à nous tirer vers le haut.

    Répondre
  5. Christine

    Bonjour Laure, merci pour tous ces conseils. Tu parles de métaphores. Je suis personnellement adepte de métaphores et de lyrisme. J’ai récemment lu un article intitulé … « Les dangers de la métaphore et du lyrisme convenu ». Carrément décourageant. Honnêtement, tous les ingrédients sont réunis pour décourager ceux qui écrivent leur premier roman. Il y a vraiment lieu de se demander ce qu’ on a le droit de faire . Même le lyrisme de Flaubert est remis en question dans cet article. Le pire est que même si je n’y suis pas encore, Je commençais à porter mon choix sur cette personne pour la relecture le moment venu. Bon. Je crois qu’ à trop vouloir me documenter, Je suis plutôt en train de me laisser démotiver. Merci encore Laure, car je dirais que toi, tu cherches à nous tirer vers le haut.

    Répondre
  6. Christine

    … Il poursuit : « Je perçois comme une facilité d’écriture le fait de « faire parler/ressentir « , une entité qui ne le devrait pas »… A quoi servent donc les figures de style, et notamment la prosopopée, qui permet de faire parler même une abstraction, c’est à se le demander. J’ai beau être un écrivain en herbes, mais je me dis que pour cette personne, faut croire que les figures de style ne sont désormais bonnes que pour faire à manger.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Christine,
      Je me méfie des gens qui prennent des grands airs… Le langage prétentieux se sert qu’à tenter de cacher de l’incompétence. En fait, il est généralement abscons. Là, tu nous donnes un joli exemple : « Je perçois comme une facilité d’écriture le fait de « faire parler/ressentir « , une entité qui ne le devrait pas »… Mais qu’est-ce que ça veut dire ce charabia ? Franchement ! Comment quelqu’un qui écrit si mal peut-il donner des conseils d’écriture ? Je ne sais pas qui c’est et ne me le dis pas, je ne veux pas savoir. Va vers la simplicité, écris, et te préoccupe de rien d’autre.
      Un monde sans lyrisme est un monde sans poésie. Un monde sans poésie est un monde mort. N’écoute jamais les fâcheux. C’est toi qui décides de ce que tu écris. Ni lui ni moi. Juste toi.

      Répondre
  7. Christine

    Merci pour ta réponse Laure. Je suis justement en train de lire « Monsieur Bergeret à Paris  » d’Anatole France. Dans ce livre, Il prête des pensées à son petit chien « Riquet », disons des pensées d’humains, car sans doute les animaux pensent à leur manière, et par ce biais, il le rend très attachant, et presque tout aussi présent que les autres personnages. No comment…

    Répondre
  8. lacarriere

    Bonjour, Merci pour cet article.
    Une graine existe en moi. C’est grâce a ce type d’aide que je vais pouvoir la faire grandir. Pour mon plaisir…le plaisir d’écrire, de réver et de transmettre.
    Juste Merci 🙂
    Jerome

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Avec grand plaisir Jérôme. Il faut faire éclore la graine… Si je peux y aider, c’est avec enthousiasme.
      Laure

      Répondre
  9. Didier

    Merci Laure pour ces conseils. J’ai particulièrement apprécié ton lien vers le vocabulaire littéraire de la lettre a. Beaucoup de ces mots me font penser au capitaine Haddock et ses célèbre jurons. Je pense que Anacoluthe en fait partie.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Avec plaisir Didier. Oui, le capitaine Haddock emploie anacoluthe comme une insulte, c’est très drôle ! J’adore les bd de Tintin. Tu me fais penser qu’il faut que je me remette à ce glossaire (encore un mot qui ferait une jolie insulte à la Haddock!) Je l’oublie parfois.

      Répondre

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