8 exercices puissants pour faire voler en éclats les blocages qui t’empêchent d’écrire un roman !

La vérité sur tes blocages ! Et les 8 exercices puissants pour t’en débarrasser !

Ceux qui écriront un roman !

 

Bon, on ne va pas se mentir, il y a des moments où je m’agace… Je reçois un nombre de messages impressionnants de personnes qui me demandent comment faire pour écrire ou terminer leur roman. Certains sont des gens qui ont laissé tomber X fois l’écriture de leur livre. Cela, je le comprends très bien et d’ailleurs, si tu es dans ce cas, je te donne ici des exercices d’une puissance incroyable que tu vas faire urgemment car tu en as grand besoin. Cela va éclaircir tes idées et t’aider à te débloquer. Tu as déjà fait preuve de persévérance ; tu es sérieux dans ta démarche. Tu possèdes un vrai désir d’écrire ton roman.

Ceux qui n’écriront jamais un roman !

 

Mais une majorité de ces gens n’ont jamais aligné trois phrases correctes et ils ne comprennent pas pourquoi ils n’y arrivent pas ! Et quand tu leur demandes ce qu’ils ont fait pour écrire leur roman (une amie écrivain me le racontait du reste il y a quelques jours, ils ne se sont JAMAIS MIS DEVANT UNE FEUILLE POUR ECRIRE !!!) Et ils se plaignent de ne pas arriver à écrire leur roman ! What ! What ? What ! Mais qui sont  ces rigolos ? À partir de 18 ans, la maturité devient un devoir et non une option. Les gens qui végètent dans leur jus d’immaturité, je ne veux plus en croiser sur ma route.

Donc je ne veux plus voir ça, lire ça, recevoir ce genre de messages. Les gens qui veulent des renseignements sur l’écriture de roman alors qu’ils n’ont jamais écrit une lettre ou un article ou un poème ou un texte ou une nouvelle de leur vie n’ont rien à faire ici. S’ils n’aiment pas écrire et lire, pourquoi écriraient-ils un roman ? Cela n’a aucun sens ! Aucun ! Oui, ce n’est pas consensuel. Oui, je n’en ai rien à faire de déplaire. Si on aime ce que j’écris là, c’est bien. Si on n’aime pas, c’est bien aussi. Si on m’aime c’est bien. Si on ne m’aime pas, c’est bien aussi. Cela s’appelle justement la maturité. La maturité n‘a que faire du besoin de reconnaissance, de la dépendance affective et de la victimisation.

Si tu veux écrire un roman, tu commences déjà par savoir écrire tout court. Quand il y a des fautes de conjugaison, de syntaxe, de ponctuation dans la question que tu m’envoies, que tu ne me respecte même pas parce que tu formules ta question moins correctement qu’un enfant de 8 ans, comment veux-tu que je te prenne au sérieux ? Franchement ? Et tu penses que tu vas écrire un roman alors que tu ne sais pas rédiger une question de deux lignes ? On se réveille là ! On sort du rêve fumeux, on arrête les champignons magiques et on retombe dans la réalité !

 

Paul Léautaud
www.osez-ecrire-votre-roman.com

 

Écrire un roman n’est pas aller à la pêche au gardon ! C’est affronter un requin !

 

La littérature, c’est complexe, c’est difficile. Écrire un roman, c’est dur, très dur. Et davantage le roman est valable et davantage c’est difficile. Cuire un steack-haché, c’est à la portée du premier imbécile venu. Et encore, tu peux voir des imbéciles qui n’y arrivent pas et là, tu sais que leur cas est désespéré. Mais cuisiner comme Marc Veyrat, ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Alors tu te prends par la main et tu écris jusqu’à ce que ça devienne valable ! Et s’il y faut dix ans, tu écris durant dix ans ! Et ton dixième roman sera meilleur que le premier et c’est logique. Crois-tu que Marc Veyrat est devenu Marc Veyrat en cuisant des hot-dogs ? Que Balzac est devenu Balzac uniquement parce qu’il avait de belles cannes à la mode et qu’il adorait festoyer ?

Et les indispensables pour écrire un roman ?

 

Bon, je n’ai pas fini de m’énerver ! Ces gens qui s’imaginent que le roman va s’écrire tout seul pendant qu’ils regardent une série sur Netflix, crois-tu qu’ils lisent ? Au mieux, ils lisent quatre ou cinq niaiseries par an ! Des feel good, des romances débiles, et j’en passe… Des grands auteurs classiques ? Non. De grands auteurs contemporains pour savoir de quoi la littérature est faite aujourd’hui ? Non. Ont-ils une idée de l’histoire de la littérature ? Non. Lisent-ils des romans et des livres fabuleux, tellement merveilleux que quand tu les refermes les personnages te hantent des années durant et que tu voudrais avoir écrit ce livre toi-même ? Non. Béent-ils d’admiration devant certains livres ? Non. Devant l’œuvre de certains écrivains ? Non. Ont-ils décortiqué le même roman vingt fois pour comprendre comment il est construit ? Non. Parfois ils ont lus trois romans dans toute leur misérable existence ! Ils n’ont aucune idée de ce qu’est un roman, la vie d’écrivain, ses contraintes, ses difficultés, du travail et l’acharnement qu’il faut mettre pour écrire un roman ! Ils arrivent là, la bouche en cœur : « Ouais, j’veux écrire un roman mais j’y arrive pas ! »

Sans blague ?

Pff ! Allez, je respire !

Joël Dicker
www.osez-ecrire-votre-roman.com

 

Ceux qui pensent leur vie extraordinaire et ne se rendent pas compte qu’écrire une autobiographie, c’est justement rendre une existence, même quelconque, passionnante !

 

Et je ne te parle pas du nombre de gens qui veulent écrire une autobiographie parce qu’ils croient leur vie extraordinaire ! Et quand tu leur demandes ce qu’ils ont vécu, tu t’aperçois que leur vie n’est qu’un entre-lac de misérables drames évitables dans lesquels ils se sont souvent complu ! Personnellement, je ne pense pas mon existence suffisamment intéressante pour en faire une autobiographie. Parfois il faut savoir être un peu plus modeste et se rendre compte que notre vie n’est pas plus passionnante que celle de notre voisin. Qu’elle est somme toute assez banale. Nous avons tous connu la souffrance, les drames, les déceptions, et nous les connaîtrons tous. Ce ne sont pas des sujets formidables. Là, je sais que j’appuie sur un point qui fait mal !

Parce que si tu veux écrire une autobiographie mais que ta vie n’a rien de fabuleux, alors sache que tu devras être plus fin, plus subtil, plus intelligent, que ton style et ton ton ne devront souffrir d’aucun défaut, que tu devras rendre passionnantes tes réflexions, tes sensations, tes émotions, tes souvenirs, et ton texte devra dégager un message fort par-dessus le marché ! Oui, tout cela. Pour faire la différence. Sinon personne ne te lira. Je ne dis pas que c’est impossible ; je dis que c’est possible mais que tu dois placer la barre très haute. En- dessous, ce n’est pas la peine.

Oui, je ne mâche pas mes mots aujourd’hui. Oui, j’en assez du tourisme littéraire. L’écriture est une affaire de spécialiste. Si tu ne veux pas devenir un expert, passe la main !

À quel point es-tu engagé à écrire ton roman ?

 

Qu’es-tu prêt à sacrifier ? Jusqu’à quel point es-tu capable de t’engager ? Es-tu prêt ? Es-tu capable de te cultiver, te passionner, lire, écrire à en perdre haleine, te raturer, recommencer et recommencer encore ? Prêt à offrir à ton écriture tes soirées, tes week-ends, tes jours de vacances ? À voir moins de gens, perdre moins de temps ? Laisser les réseaux sociaux, les apéritifs, les après-midi shopping, les copains, les copines ? À te lever tôt, te coucher tard ? À manger léger, dormir bien, penser à boire de l’eau tout le temps ? Marcher ou faire du sport ? Lire d’excellents livres ? Non ? Alors tu n’es pas engagé. Clairement, tu n’es pas engagé. Et soit tu écriras une petite chose rabougrie, un avorton médiocre, soit tu n’iras pas jusqu’au bout.

 

Dr. Edwin Land
www.osez-ecrire-votre-roman.com

Écrire un roman, c’est tout le temps sexy ?

 

Donc tu dois t’engager. Je sais, ce n’est pas glamour. Mais c’est la vérité. Je sais, personne ne dit la vérité. Ça ne se fait pas, on ne bouscule pas les gens, on fait propre et consensuel. On ne montre que la réussite. Pas tous les échecs qui sont derrière la réussite, qui ont permis la réussite. Sauf que je n’ai pas envie de te mentir. Pas envie non plus de donner de faux espoirs. Je ne cache jamais la vérité. Aujourd’hui mon expression est juste un peu plus raide parce que j’ai un vrai ras-le-bol des touristes. ras-le-bol de recevoir des messages de gens qui n’aiment pas la littérature mais veulent écrire un roman ! Si tu veux du rêve, ce n’est pas le bon endroit. Ici, on écrit des livres. On travaille. On transpire. On a de grandes joies, de grands défis, de grands enthousiasmes, de grandes difficultés : on écrit. Ce n’est pas Hollywood, pas de strass et de paillettes. On n’écrit pas en smoking et robe de soirée Givenchy ; on écrit en charentaises mais on écrit.

Es-tu prêt à écrire ton roman ?

 

Maintenant si tu sens que tu es prêt. Vraiment prêt. Dans les starting blocks. Et que tu as tenté, que tu as écris, que tu as souffert à écrire et que tu n’as pas réussi, que tu as abandonné un livre ou plusieurs. Que tu manques de discipline et que tu ne sais pas pourquoi tu ne parviens pas à te discipliner, j’ai conçu des exercices très puissants pour toi. Ce ne sont pas des exercices pour touristes. Ce sont des exercices pour les gens en-ga-gés. Des gens comme toi qui en veulent. Qui ont faim. Qui veulent VRAIMENT écrire leur roman. Et qui ignorent comment s’y prendre. Et surtout pourquoi ils échouent. Pourquoi ils se sabotent et abandonnent en cours de route.

Il existe deux pistes à explorer pour te débloquer :

 

– la piste du manque de technique, et celle-ci tu peux la résoudre en partie en étudiant le manuel à télécharger que je t’ai offert et mes articles. Ce blog est à ta disposition.

la deuxième piste, c’est celle de ta psychologie. Tu ne vas trouver aucun renseignement là-dessus ! Rien. Nulle part. Les écrivains en parlent du bout des lèvres et de la plume. Rien dans leurs écrits non plus. Chacun se débrouille comme il peut dans son coin. Or tu as besoin d’y voir clair. Je te demande de faire ces exercices dans cet ordre exactement. Et d’y consacrer toute ta journée s’il le faut. Si je le voulais, je pourrais te faire payer une fortune en coaching pour les faire ! Je te les offre et ce n’est pas pour cela qu’ils ont moins de valeur. Alors fonce, fais-les aussi sérieusement que si tu les avais payés très chers !

Tu débranches téléphone, portable, réseaux sociaux, tu fermes ta porte, tu prends du papier, un stylo et tu notes tout à la main, rien sur traitement de texte. Uniquement à la main. C’est fait ? Tu es prêt ? Engagé ? Tu veux vraiment transformer ta vie et écrire ce roman ?

Tu vas faire ces exercices dans cet ordre exactement. Et tu ne lis l’énoncé de l’exercice suivant qu’après avoir terminé ton exercice. C’est important. On y va !

Exercice 1

 

Tu prends donc tes feuilles et tu vas faire la liste de toutes les raisons pour lesquelles tu veux écrire un roman. Toutes. S’il y en a 200, tu écris les 200. Tu n’écris pas 20 raisons en pensant que ça suffit, non. Tu en listes au moins 100. Si, si. Tu traces un tiret, tu écris ta raison, tu vas à la ligne et tu recommences. Tu dois les trouver dans ton cœur. Tu dois être honnête, sincère avec toi. Ne pas édulcorer. Si tu es honnête et que c’est pour prendre une revanche sur tes parents, tu écris :

– prendre une revanche sur mes parents.

Tu ne juges pas, tu ne fais de morale à deux sous, tu mets tout, absolument tout ce que tu as sur le cœur. Même les raisons les plus incroyables et improbables. Si c’est pour sauver le monde, écris :

– sauver le monde.

Fais-le, c’est tout. Jusqu’à trouver la raison qui te fait pleurer, que te bouleverses, qui fait que tu sens tes poils se dresser sur tes bras. Ta vraie raison. Ne triche pas. Fais-le. Tu choisis consciemment dans toute cette liste celle qui te fait le plus vibrer.

 

Crédit photo : Hartwig HKD

Exercice 2

 

Tu as trouvé ? Tu es bouleversé ? Parfait. Cette raison, c’est ton POURQUOI. Ton désir le plus profond. (Parfois tu en as deux ou trois, ça peut arriver aussi.) C’est la (les) raison qui va te faire écrire désormais. Parce que maintenant tu en es conscient. Tu sais enfin pourquoi tu veux écrire ; tu recopies cette raison en deux lignes l’une dessous l’autre sous cette forme exactement :

Je veux écrire un roman parce que je veux (écris ton pourquoi)

Je m’engage à écrire mon roman parce que je veux (écris ton pourquoi)

Et tu lis ça tous les jours le matin et le soir, et même pendant la journée s’il le faut. Et quand tu flanches. Et quand tu as un doute sur le bien-fondé d’écrire un roman ou ce roman. Et quand tu rencontres des difficultés. Et quand tu vas écrire et que tu ne te sens pas sûr de toi. C’est ton mantra désormais. Ton POURQUOI. Ce qui va faire que tu ne vas pas abandonner même si c’est difficile. Tu peux mettre ce mantra partout si tu sens que en as besoin : dans ton portefeuille, sur ton frigidaire, ta porte d’entrée, ton bureau, partout où tu le lis. Et tu le lis et le relis pendant un an, deux ans, trois ans s’il le faut.

Et si tu décides d’en changer dans six mois, décide d’un autre pourquoi, d’un autre désir profond qui te porte. La seule chose importante c’est qu’il te porte. Nous changeons tous et il changera peut-être avec toi, peut-être jamais.

Exercice 3

 

Une autre feuille maintenant. Pour écrire pour QUI tu le fais. Y-a-t-il une, deux ou trois personnes pour qui tu as envie de tout donner, de te surpasser ? Tes parents, tes enfants, la personne que tu aimes, un ami, un écrivain que tu prends pour modèle, quelqu’un d’autre ? Le monde ? Une catégorie spécifique de personnes ? Un groupe particulier ? Ou personne ? S’il y a quelqu’un qui, quand tu y penses, te donnes vraiment envie de te surpasser, ce sera beaucoup plus facile. Et tu gardes en tête, consciemment, cette ou ces personnes. Tu l’écris en dessous de ton Pourquoi. Comme cela tu peux le relire tous les jours et galvaniser ton désir.

J’écris mon roman pour (…)

Exercice 4

 

Prends d’autres feuilles et tu listes maintenant tout ce que tu penses ne pas avoir pour y réussir, tout ce qui te fait défaut. Ça peut être la technique et ça peut être la discipline, l’enthousiasme, croire en toi, etc. Tu listes tout, absolument tout. Tu ne réfléchis pas, tu écris spontanément aussi, tu ne te racontes pas d’histoire, tu es franc, direct, honnête, sincère avec toi. Tu mets tout, au moins 50 choses qui te manquent.

Tu connais maintenant toutes les choses que tu dois travailler.

 

Crédit photo : Dennis Skley

Exercice 5

 

Tu reprends tes feuilles et tu vas faire 2 listes bien distinctes de tous ces items sur de nouvelles feuilles. Tu vas les trier.

  • 1 Une liste pour les choses que tu ne sais réellement pas faire ou être. Ex : écrire de bons dialogues, avoir confiance en moi…

Et tu écris en face de chaque item que tu maîtrises réellement mal ce que tu dois faire pour le développer. Ton plan, tes actions à mettre en place pour te développer. Par exemple, si tu manques de vocabulaire : lire tous les jours 50 pages d’un livre au style très soutenu, mettre un dictionnaire à portée de main dans la maison et le consulter dès que j’ai un doute sur un mot. Autre exemple : si j’ai peur d’échouer quand j’écris un roman, je fais des méditations ou des séances d’hypnose pour lever la peur d’entreprendre les choses importantes pour moi. (Tout cela existe sur YouTube, et c’est gratuit.) Bref, sois créatif, fais preuve d’initiative, cherche vraiment des solutions. Tu as maintenant la liste des choses que tu dois développer. Et tu le fais. Tu mets en place ce qu’il faut pour apprendre et tu le fais. Point. Trouve des solutions. Agis.

Exercice 6

 

  •  2 Une liste pour les choses que tu sais faire ou être en réalité si tu y réfléchis bien. Par ex, tu as peut-être déjà écrit un bon dialogue, tu as déjà eu confiance en toi dans telle et telle circonstance. Et tu arrêtes tout de suite de te prendre pour une victime à propos de ces choses. Stop. Tu arrêtes, c’est fini, ça n’existe plus. Tu passes à autre chose. Maintenant tu te consacres à te développer. Et tu sais exactement sur quoi. Et pourquoi tu vas le faire. Toute excuse devient désormais inacceptable. Tu possèdes donc ton plan des choses que tu dois faire progresser et de celles qui ne vont au fond pas si mal.

Exercice 7

 

Tu vas débusquer toutes les croyances qui te limitent. Toutes. Nouvelle liste et tu la fais extrêmement sérieusement également. Exemple : les écrivains sont tous prétentieux. Si tu penses cela, tu ne peux pas devenir écrivain. Impossible, ton cerveau fera tout pour que tu ne le sois jamais. Je ne suis pas assez intelligent pour réussir un roman. Donc c’est pareil : tu n’écriras jamais ton roman. Impossible. Tu vas te saboter.

 

Crédit photo : Gene Wilburn

Exercice 8

 

Une fois que toutes tes croyances limitatives sont listées, et tu vas en trouver au moins 100, tu vas écrire une autre liste que tu vas relire matin et soir au minimum pendant des mois ou des années s’il le faut. Voici ce qu’il y aura sur cette liste : tu vas reprendre chaque item négatif et l’écrire en le transformant. Exemple : les écrivains sont des gens comme les autres, ni plus prétentieux ni plus modestes. Je suis suffisamment intelligent pour écrire mon roman. Etc. Chaque phrase doit impérativement être écrite au présent. Et tu te répètes cela tous les jours, tous les jours jusqu’à faire tomber tes croyances limitatives. Tu arrêtes avec toutes ces idées reçues que la société nous met en tête dès notre plus jeune âge. Stop. Sors du prêt-à-penser, des clichés, des limites imposées par l’éducation et le monde.

Conclusion

 

Et maintenant, ces exercices vont-ils suffire ? Si tu fais tout cela avec acharnement, oui cela doit suffire à te débloquer. Sauf s’il existe d’autres peurs que tu n’as pas identifiées. Est-ce un processus rapide ? Cela dépend de chaque individu, de la profondeur de ses blocages, de son acceptation au changement, de sa souplesse. Ca peut être réglé en deux jours, en six mois, en deux ans… Est-ce que cela va suffire à te faire écrire un bon roman ? Là, c’est une affaire de travail, de sensibilité, de goût, de techniques, de culture, de talent… Et tout cela se travaille.

Je ne vais jamais te raconter qu’on écrit un roman comme on cueille une fleur. Oui, c’est possible mais seulement si on en a écrit plusieurs, qu’on vit dans d’excellentes conditions, et qu’on est doué par dessus le marché. La plupart du temps, c’est du travail, du plaisir aussi, mais du travail, de la discipline, de la compétence, de l’expérience.

Voilà, je sais que cet article est particulièrement rude mais si tu n’arrives pas à venir à bout de ton roman et que tu ne fais pas les exercices extraordinaires –et je pèse mes mots- que je t’offre ici, alors ne te plains pas. Ne me parle même plus d’écrire. Tu dois t’engager réellement, c’est la seule manière d’y parvenir. Je te mets tout en mains ici. Autorise-toi à écrire ton roman. Autorise-toi. Donne-toi la permission de le faire. Tout est là : te donnes-tu réellement l’autorisation de l’écrire ?

Maintenant si tes soucis sont davantage d’ordre technique, d’organisation, de structure, de technique romanesque, de motivation, j’ai créé une formation complète Ton roman de A à Z pour t’aider. Si cela t’intéresses, joins-moi par mail car j’ai fermé les accès pour le moment et on en parlera, on verra déjà si c’est utile ou non pour toi.

 

Crédit photo : stuart anthony

D’où viennent ces exercices étranges mais libérateurs ?

 

Ce processus complet que j’ai créé pour libérer ton potentiel est un processus que j’ai bâti à partir de techniques de développement personnel. Cela peut paraître perché, bizarre, et tout ce que tu voudras. Mais je fais personnellement du développement personnel et je connais la force de ces exercices sur d’autres plans. Je les ai adaptés à notre problématique : écrire un roman. Ils n’ont rien d’ésotériques : ils te permettent de mettre à plat ton inconscient et de savoir ce qui s’y passe réellement. Ce n’est jamais le conscient qui bloque ou freine. C’est l’inconscient. L’inconscient dirige ton existence, prend les décisions et donne ses ordres à ta conscience ; le conscient ne fait qu’exécuter les ordres de l’inconscient. Tu as donc tout intérêt à aller voir de très prêt ce qui se passe dans ton inconscient.

Ce n’est donc jamais avec le conscient qu’on débloque l’inconscient. Il faut parler à l’inconscient pour débloquer l’inconscient. Or un blocage, un frein ne vient jamais de la conscience. Toujours de l’inconscient. Il camoufle toujours, maladroitement, une ou des blessures non soignées. Avec ces exercices, tu peux déjà soigner bien des choses… Et écrire ton roman. Aime-toi, estime-toi, autorise-toi. AUTORISE-TOI.

Personnellement, je sais ce que je fais. Pourquoi je le fais. Pourquoi j’écris des livres. Pourquoi j’écris des articles et tiens ce blog. Ce n’est pas par hasard. C’est conscient, voulu, désiré. C’est pourquoi malgré les difficultés, le temps que ça me prend, l’acharnement, la discipline et l’organisation que cela me demande, je continue, je persévère. Ce n’est pas facile mais je le fais. Parce que je sais POURQUOI. On en discutera une autre fois. Un jour je te dirai mon Pourquoi, quand je me sentirai inspirée pour le faire.

Dis-moi ce que tu penses de tout cela, si tu as eu besoin de faire ces exercices et, si tu les as faits, ce que tu en as tiré. Sois généreux, partage-nous tes ressentis, et peut-être ton déblocage, je te le souhaite. Et pardon si je t’ai secoué. Mais c’est le prix à payer pour aller au bout de l’écriture d’un roman. Savoir qui on est. Ce qu’on veut. Pourquoi ? Pour qui ? Et comment y parvenir.

Je t’attends dans les commentaires…

 

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Recherches utilisées pour trouver cet article :vole en eclat en 4 lettres, pourquoi malgré mon intélligence je passe à côté des exercices

48 Commentaires

  1. Achab

    Bonjour.
    C’est très généreux de votre part tous ces conseils ,et votre intention l’est certainement plus encore .

    Des conseils très pertinents et de pur bon sens puisque pour pouvoir tracer librement sur une route , il faut au préalable en dégager les obstacles .

    Merci et excellente continuation à vous!

    Ghizlane Achab

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonsoir Ghizlane,
      Merci beaucoup pour votre retour. Oui, vous avez raison, tout cela est au fond du bon sens. C’est malheureusement ce qui nous fait si souvent défaut.
      Nous avons tous tendance à compliquer ce qui est simple. Dégager les obstacles, votre expression me plaît, c’est exactement cela.
      Je vous conseille vraiment de faire ces exercices, ils sont libérateurs.
      Excellente continuation à vous aussi,
      Laure

      Répondre
  2. Une amatrice abasourdie

    Déjà, bonsoir (ou bonjour, qu’importe après tout).

    Tout d’abord, je tenais à souligner que je ne me permettrais pas de remettre en question votre bonne volonté. Pour en arriver à tenir un blog, il faut en posséder, et je suis certaine que cet article a été rédigé de toute bonne foi, et que ces conseils (indépendamment de ce que j’en pense) pourront aider beaucoup d’aspirants auteurs et autrices.

    Néanmoins… Je serai sans détours comme vous l’avez été.

    Et quelle condescendance j’ai ressentie durant ma lecture ! J’espère de tout coeur que c’était la colère, le raz-le-bol qui parlaient… Même si l’on pourra toujours me rétorquer que ce n’est qu’une façon de penser et qu’elle n’impose rien à personne. Tout comme je sais pertinemment que ce n’est probablement pas mon commentaire qui changera quoi que ce soit (même si j’ose en nourrir le mince espoir).

    L’orthographe, la grammaire, le vocabulaire sont importants, d’accord. Le travail est essentiel lorsqu’on veut faire du livre son métier. D’accord. Vraiment.

    Pourtant j’ai lu le mépris pour les gens un peu naïfs. Surtout pour les rêveurs, les paumés. J’ai lu du mépris pour le style feel good, le style romance et, totalement directement, pour leurs auteurs qualifiés de « débiles ». J’ai lu le mépris pour les erreurs d’orthographe et indirectement, cette fois, ceux qui les commettent. J’ai lu une définition de la maturité que je trouve totalement fausse, quoi qu’encore cela ne regarde que moi. J’ai de nouveau lu du mépris pour celles et ceux qui désirent écrire sans viser le banc de Molière, la reconnaissance de Georges Orwell ou la célébrité de JK Rowling.

    Et à côté de cela, j’ai lu de l’orgueil pour des exercices apparemment extraordinaires et révolutionnaires, pour un mode de vie digne de l’armée qui serait apparemment le seul moyen de pondre un roman qui soit au moins digne de servir de cale-porte. Un élitisme exacerbé.

    Et aucune place pour le loisir, le plaisir simple d’écrire et de produire, l’amateurisme, la variété, la simplicité. Et j’en passe.

    Au final, je n’ai toujours pas le sentiment que les écrivains sont tous prétentieux. En revanche, je pense avoir trouvé l’exception qui confirme la règle.

    J’espère terriblement me tromper.

    En espérant qu’un jour, je retomberai sur un de vos articles et que j’apprécierai le lire et en tirer les conseils sans me sentir oppressée par cette aura néfaste que j’ai ressentie ici.

    Sur ce, bien à vous…

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      A l’amatrice abasourdie,
      C’est très intéressant comme point de vue bien que nous soyons à l’opposé. Très intéressant de constater comment je peux être perçue. Ca mérite explications.
      Alors voici : quand je reçois des messages, nombreux, où des gens me disent qu’ils veulent écrire un roman sans s’être mis derrière une table pour le faire, je n’appelle pas cela du rêve ou de la naïveté mais de la paresse et un manque de respect total pour tous ceux qui le font vraiment, que leurs résultats soient à la hauteur de leurs résultats ou non. Mais ils le font, ils ne pleurnichent pas, ne se plaignent pas, ils écrivent, tentent, travaillent et je les respecte profondément.
      Mais ces gens qui veulent soi-disant écrire leur roman et me font perdre mon temps en m’envoyant des messages auxquels je réponds pour m’apercevoir en deux-trois échanges qu’ils n’ont rien fait, absolument rien, pas même posé un vague plan, que ce n’est que du bla-bla, non je ne les pense ni naïfs ni rêveurs. Bien entendu que j’en ai assez de ces gens ! Ils veulent se faire plaindre, c’est tout ! je les pense égocentriques et mal-éduqués.
      Par ailleurs je n’ai pas de condescendance pour les affaires de grammaire défaillantes, orthographe, etc. C’est même le domaine dans lequel je suis le plus limitée, il m’arrive toujours d’en faire, et je suis obligée de me vérifier sans cesse. Alors non, je n’ai pas de condescendance pour cela. Je crois juste qu’il faut faire l’effort d’apprendre et se corriger quand on écrit un roman et qu’on veut être publié, c’est un minimum, pas un maximum. C’est respecter le lecteur. C’est curieux ce que vous en dites car je ne parle de cela à aucun moment dans cet article.
      Pour le feel good et la romance, oui, j’avoue que j’ai un peu de mépris. C’est vrai. Ce n’est pas la plus jolie partie de ma personne, j’ai du mépris pour les choses que je juge abêtissantes. J’ai toujours de grandes ambitions pour les gens parce que je les aime ; je n’aime pas voir les gens faire, vivre des choses médiocres. Je l’admets, j’ai du mal avec ça. Je sais que vous risquez de ne pas me croire quand je dis que j’aime les gens et pourtant c’est la vérité. J’ai toujours de grandes ambitions pour les autres.
      Il n’y a aucun orgueil pour ces exercices. Comme je l’ai écrit, je les ai adaptés d’exercices de développement personnel au propos de l’écriture. Je ne peux pas avoir d’orgueil pour quelque chose que je n’ai pas créé totalement. Ce n’est qu’une adaptation. Par ailleurs, je peux avoir le défaut du mépris parfois, mais pas de l’orgueil ou de la prétention : ce n’est pas dans ma nature. J’ai suffisamment d’estime de moi pour ne pas en avoir besoin. Là aussi, je crains que vous n’ayez du mal à me croire.
      Je n’ai absolument rien contre les gens qui écrivent pour le plaisir, rien contre l’amateurisme. Jamais je n’ai pensé ou écrit une chose pareille. Je propose même des jeux d’écriture sur ce blog.
      Simplement, quand on veut écrire un roman, on ne peut plus rester dans l’amateurisme. C’est trop complexe comme type de travail. Les gens qui viennent sur ce blog sont censés désirer écrire leur roman, il me semble. Et la plupart veulent même être édités. Et les éditeurs ne veulent pas des livres d’amateurs. Donc tout ce que je fais c’est de proposer des exercices que je juge très puissants pour pouvoir débloquer des freins inconscients (j’ai eu des retours du reste extraordinaires aujourd’hui même de gens qui ont commencé à les pratiquer.)
      Je sais par les messages que je reçois que beaucoup de gens souffrent de ces blocages et eux se donnent beaucoup de peine pourtant pour écrire et s’améliorer. Si je peux les aider, c’est bien. C’est aussi simple que cela.
      J’ai déclenché beaucoup de colère chez vous. Vous me voyez comme une personne que je ne suis pas. Je ne sais pas pourquoi vous avez projeté tant de choses négatives sur moi. Il y a certainement une raison mais je ne suis pas en mesure de la trouver. Cela fait partie de votre histoire de vie, pas de la mienne. Ca aussi, vous risquez de ne pas aimer. De me trouver condescendante. Ce n’est encore pas le cas. Mais je préfère m’exprimer librement.
      Voilà, je me suis expliquée. On prend un risque quand on pousse un coup de gueule. C’est ce que j’ai fait. Ce n’est pas un retour agréable pour moi mais je l’assume pleinement.

      Répondre
      1. L'amatrice "plus si abasourdie"

        Bonsoir,

        En toute honnêteté, même si ce n’était pas écrit explicitement, j’ai ressenti profondément tout ce que j’ai mentionné dans mon message.

        Soyez cependant certaine que je ne juge pas l’entièreté de votre personne à ce billet véhément. Vous avez de plus pris le temps de me répondre alors que j’ai moi-même été véhémente et je vous en remercie, j’estime cela. Je ne me permets pas de juger intégralement une personne inconnue à ma première impression, voilà pourquoi j’espérais que mes sentiments ne soient au moins pas tous justifiés.

        Mais je le répète, je ne doute pas que pour ouvrir et tenir un blog de conseils, il faut vouloir les donner et faire preuve de bonne volonté. C’est justement en partant de ce principe-là que j’ai été abasourdie par le ton de ce billet, que j’ai trouvé tout sauf pédagogique.

        Et même si je comprends que votre patience ait été rongée par quelques personnes fainéantes, je n’ai pas pu m’empêcher de m’indigner sur la manière dont vous l’avez fait savoir.

        Dans tous les cas, malgré nos différends, sachez qu’à partir du moment où je ne vous connais pas personnellement, je ne peux affirmer que je « crois » ou non en votre nature. Quand je disais profondément espérer me tromper, c’était tout à fait sincère, vraiment !

        Et tout cela pour confronter deux visions opposées, mais n’est-ce pas là tout l’intérêt ? En tout cas, soyez sûre que mon but n’était pas de vous diaboliser – au risque de me répéter, je ne vous connais pas. J’ai mis de l’eau dans mon vin tout comme je ne peux qu’espérer que mon opinion – en partie au moins – aura abreuvé le vôtre.

        Je terminerai par une opinion que je souhaite néanmoins défendre une dernière fois : si j’admets que professionnalisme rime avec rigueur, je pense que nous sommes aujourd’hui dans un monde qui permet à chacun de trouver son compte. S’auto-éditer, même en numérique seulement ou simplement pour son entourage ; écrire des choses simples, simplement, comme le feel good, la romance ou de la poésie spontanée ; être encouragé même si l’on ne souhaite pas être parfait. Vous dites trouver les deux genres sus-cités « abrutissant », au même titre qu’on pu être considérés les mangas ou les comics de super-héros pour parler de quelque chose de récent. Pourtant, il s’avère que ces cultures, qui ont été considérées comme des « sous-cultures » et le sont éventuellement encore, ont en réalité autant de potentiel que d’autres oeuvres plus littéraires ou « classiques ». Ce serait bien de leur donner une chance, non ?

        Ce sera tout pour moi. J’espère que vous ne trouverez pas hypocrite ou niais que je m’excuse de vous avoir blessée si tel a été le cas : je ne me trouve peut-être tout simplement pas sur un blog qui m’est adapté.

        Bonne continuation, en tout cas, et puissent vos conseils et votre passion aider beaucoup de gens à l’avenir. Même si je n’apprécie guère certaines choses — comme je l’ai bien assez dit –, c’est tout le mal que je vous souhaite !

        Bien à vous.

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        1. L'amatrice "plus si abasourdie"

          (Et, par la même occasion : « abrutissants » et « qu’ont pu »)

          Répondre
          1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

            Décidemment, il m’en échappe encore et toujours ! Merci, je vais rectifier ça.

        2. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

          Oui, je sais que je suis rude. Souvent trop. Je sais que ça peut être pris comme de la hauteur. C’est entre autres que vous n’avez pas lu les messages que je reçois parfois… Vous en tomberiez par terre comme moi !
          Pour la romance et le feel good, je ne change pas d’avis. Ce n’est pas ce que je défends sur ce blog de tout façon. Il y a des blogs qui le font très bien.
          Pour les comics de super-héros, tout n’est pas mauvais, j’ai la dent moins dure même si j’adore la B.D et que ce n’est pas la B.D que j’aime. Pour les mangas, j’ai du mal car j’ai vu très, très peu de mangas dont j’aime les dessins.
          J’ai mes goûts tout simplement, et c’est heureux. Dés qu’il s’agit de culture, on n’a pas le droit d’avoir de goût. Si l’on dit qu’on a horreur de la mayonnaise mais qu’on adore les artichauts, ça ne gêne personne. Je ne comprends pas.
          Oui, j’ai la dent dure simplement parce que j’exprime ce que je pense assez librement. Alors c’est normal que de temps en temps, quelqu’un ait aussi la dent dure à mon propos ! Je ne peux avoir que les avantages, c’est normal.
          Je ne vous trouve ni hypocrite ni niaise, vous avez plutôt du tempérament ce qui est assez rare. Vous défendez comme moi vos opinions, vous avez aussi la dent dure -au moins à mon propos ! Ce qui fait que nous sommes très différentes avec un point commun cependant : nous savons ce que nous pensons et nous savons le défendre. Attitude que je respecte dans ce monde de gens qui n’osent pas s’exprimer et faire de vagues.
          Evidemment, c’est inconfortable pour moi, mais c’est sans gravité.
          Bien à vous.

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  3. Christine

    Un peu rude oui ! Mais tout ce que tu dis est si vrai !…

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Ca n’a pas été du goût de tout le monde, Christine… La vérité blesse toujours, et cela m’étonne toujours. Ce sont le mensonge et la complaisance qui devraient blesser. Mais je suis contente quand même car j’ai reçu depuis hier des messages de personnes très surprises par ces exercices et très heureuses de les avoir faits : ils ont découvert le pouvoir de l’engagement (avec soi) et leurs freins inconscients. Toi qui est allée jusqu’au bout de ton aventure d’écriture, toi qui sait ce que s’engager veut dire, pas besoin de te faire un dessin sur la puissance de l’engagement !

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      1. Christine

        Non pas besoin Laure, en effet… Tu as tout à fait raison. C’est un parcours qui est long, difficile, mais fait de rêves et de plaisir aussi. On n’imagine pas l’ampleur de la tâche, même lorsqu’on est prévenu…

        Répondre
  4. Anna

    Personnellement j’ai publié deux livres de poésie avec passion et discipline. Mais mon cerveau travaillait la nuit et le jour. Je me permettais du temps libre et social chaque après-midi .jai entrepris un roman jeunesse. Je l’ai mis de côté après l’avoir corrigé et fait lire par d’autres. Pourquoi? Un stress, un mauvais stress. Mon corps a réagit. L’écrire est un plaisir. L’exigence personnelle et une autre et la publication est insupportable. Maintenant j’écris dans mon joiurnal intime et pour me faire plaisir j’écris de courts texts de genres différents.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Anna,
      C’est dommage… Il y a sûrement quelque chose à changer dans ce ressenti sur l’édition. Ca ne devrait pas être ressenti comme insupportable. Même si j’avoue que c’est très, très difficile la recherche d’éditeur, vraiment pas une partie de plaisir. C’est ce ressenti qui vous a empêché de publier. Et vous étiez pourtant allé loin dans la démarche puisque vous aviez écrit votre roman. Peut-être y reviendrez-vous un jour… Mais pas avec ce stress.
      L’écriture doit être un plaisir, je vous rejoins là-dessus, sinon à quoi bon écrire ?
      Surtout continuez à vous faire plaisir en écrivant, vous avez bien raison.

      Répondre
  5. méziane saïd

    Bravo à toi et à  »l’amatrice abasourdie »pour ce duel à fleurets mouchetés rappelant les gestes chevaleresques d’antan. Très instructif des deux côtés: d’abord, de ta part, Laure, dont j’apprécie la générosité, cette envie de partager ta passion d’écrire, ton expérience, d’aider les autres; ne serait-ce que pour cela tes conseils sont toujours les bienvenus et je sais qu’on en bénéficie: j’en témoigne personnellement.Les opinions de  »l’amatrice »( appelons-là ainsi) sont aussi intéressantes à bien des égards, car celle-ce s’est mise résolument au diapason des nouvelles générations pour lesquelles tout est  »speed »et le monde au bout d’agiles index, ère des tweets, des  »sms »a-grammaticaux et sténographiques…par-dessus tout, j’ai adoré votre débat dont rêvent tous les démocrates et je sais ce que je dis: d’ailleurs, il y a quelques mois j’ai écris un impromptu qui illustre bien la maturité et le respect mutuel que j’ai ressenti en vous lisant toutes les deux, et que je vous offre:  »Exprimer une opinion est toujours périlleux, car on prend le risque de provoquer une avalanche de ripostes, surtout en ces temps d’expansion arachnéenne à travers le Monde. Il y en a celles émanant de vos proches, de ceux qui vous connaissent de renommée ou d’inconnus qui partagent vos idées ou cherchent quelque avantage à entrer en contact avec vous : laudatrices, acquiesçantes, elles vous renvoient l’image de votre propre discours, vous exposant à la lumière vive des reflets, dans bien des cas, fort aveuglants. Puis, il y en a celles, acerbes, caustiques, qui émaillent votre miroir, ébranlent vos certitudes et vous fait sortir de votre ‘’zone de confort’’ : féroces, elles sont les porte-voix de la condition humaine et, par cela même elles sont légitimes quel que soient la forme qu’elles revêtent et le contenu qu’elles véhiculent.
    La réalité est ainsi faite que chaque être humain se la représente en fonction de sa situation dans le temps et dans l’espace, sa position dans la société dans laquelle il vit, selon l’éducation qu’il a reçu, ses croyances, ses intérêts et les motivations qui l’animent. Ces points de vue sont d’une infinie diversité, en permanente effervescence et sujets à un perpétuel changement- repositionnements, remaniements, exaspérations, atténuations, altérations…Ils rendent paradoxalement compte d’une seule et même réalité, comme si celle-ci n’était qu’un furtif défilé d’ombres chinoises sur un écran, une entité abstraite, un
    pur produit de l’esprit. »

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Excellent ton texte, je l’apprécie beaucoup ! Tu as un beau style, élégant. J’adore ta dernière phrase, c’est tout à fait ce que je ressens ; la réalité est éclatée en autant de vérités et chacun possède la sienne. Je ne crois d’ailleurs pas à une vérité absolue. Nous avons tous la nôtre qui est le fruit, comme tu l’écris, de nos croyances, notre éducation, nos expériences, etc.
      Il reste qu’il est difficile de rester tolérant avec les gens dont les opinions nous échappent ou contre lesquelles nous nous levons. Je ne suis pas diplomate par nature, je suis rentre-dedans. Cela me demande un effort réel. Il faut croire que je deviens un peu plus sage quand même car j’arrive maintenant à mettre un peu de vin dans mon eau. Je me calme en vieillissant, ce n’est pas plus mal…
      Mais je vais continuer à exprimer ce que je pense de la même façon virulente car c’est la seule manière d’exprimer qui me convient dans ce monde de prêt-à-penser et de convictions molles. Et je vais continuer à heurter. Je crois profondément que c’est utile.
      Merci pour ton texte, c’était un régal !

      Répondre
      1. méziane saïd

        merci Laure,
        C’est ça tout en restant courtois on peut dire son mot et être’  »entier » dans le sens de mon précédent texte

        Répondre
  6. méziane saïd

    addendum
    Pour ma part j’essaierai la démarche que tu proposes, parce que je suis vraiment depuis quelques temps: j’ai commencé au moins trois incipit de romans que j’ai abandonné; j’espère que tes exercices m’aideront à me décider du meilleur choix à faire.Merci d’avance

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oui, fais ces exercices, n’attends pas, c’est du temps perdu. J’espère qu’ils t’aideront à découvrir tes freins. Et à te redonner l’enthousiasme pour écrire à nouveau dans un état d’esprit plus positif, donc inspiré.

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  7. beatrix bouillon

    Bonsoir tout le monde. C’est l’été, je sors beaucoup. je fais le plein de rencontres, de discussions impromptues ou attendues. Je m’approvisionne. Il se fait tard: 0h49. Pourtant Je viens de terminer les exercices, comme promis. J’avais hâte de rentrer pour les faire… j’ai trouvé 220 raisons pour écrire à peu près. J’en ai ciblées 3 ou 4. Les lacunes, les faiblesses m’ont laissée de marbre: la solution est simple: apprendre. Relire les auteurs qui justement n’ont pas ces lacunes jusqu’à ce que je baigne dans leur technique, jusqu’à ce que j’y arrive. Point à la ligne (c’est le cas de le dire). Travailler quoi ! sauf que ce travail là, c’est une belle énergie que je dépense sans compter et qui me nourrit. C’est quand même génial ça ! Je n’ai pas le moindre doute (mais alors pas le moindre doute) sur le fait que je suis prête à écrire et je pense même n’avoir vécu tout ce temps que pour ça. Ça peut paraître présomptueux, mais c’est une constatation pure et simple. Voilà tout ! J’ai entrepris un très long voyage en avion, je ne sais combien d’heures de vol, je sais, je me doute qu’en plus, je suis en-dessous de mes suppositions. Seulement voilà, je suis sujette au vertige et je ne sauterai pas en parachute. J’y suis, j’y reste. Et je continue. Pour le moment tout ce que je me demande impérativement c’est d’écrire. Je ne suis pas les chemins ordinaires (je pense au 1 er jet où on se fiche de l’orthographe, de la forme, etc.) eh bien tant pis. Il n’y a rien à faire je ne supporte pas les fautes d’orthographe, c’est plus fort que moi. Me relire et au passage me corriger fait partie de mon processus personnel : j’avais une énorme cible et ma flèche vacillait un peu, en relisant quelques chapitres, le point de mire s’affine. En plus je replonge dans mes « atmosphères » et je structure dans ma tête les plans qui vont suivre. Un personnage s’invite et commence à vivre tout seul ? il m’amuse et je le suis… (certains sont culottés !) les héros sont accompagnés… tiens! il tombe bien celui-là ! je corrige, j’apprends, je lis, je corrige j’apprends, je lis… C’est mon premier roman et ce n’est pas une mince affaire. Visiblement j’alterne avec la structure et le lâcher-prise, mais je ne transige pas avec le perfectionnisme. Quand je dis perfectionnisme, je veux parler du mieux, de la sincérité, de s’approcher au plus près de ce que je ressens ou veut faire dire à mes personnages, au moment présent, à l’instant même, dans mon contexte personnel. Mais Je compte bien évoluer dans 1 mois, 6 mois, 3 jours ou 1 an ! c’est même ça qui me plaît (entre-autres 220 petites choses)! pas de limite ! Bien entendu je ne suis pas à l’abri d’une baisse d’enthousiasme, donc j’ai fait les exercices et je mets mentalement sur le feu mes ignorances techniques, mes « faussetés » (comme en dessin, quand on corrige comme une dératée une joue et qu’on s’aperçoit après un moment de répit que c’est l’arrondi de l’épaule qui cloche), je surveille la tambouille en allant voir chez les autres. Je fais des cures de dialogues, de scènes d’action chez les bons auteurs et je revisite mes chapitres. En réalité je me demande même si ce ne sont pas ces difficultés-là qui me plaisent. Je ne veux pas tomber dans la facilité de ce que je sais faire. Je veille au grain. Surtout ne pas me complaire dans une aisance de style. Surtout pas. Pour résumer j’ai figé, écrit ce qu’il me reste à faire comme progrès sur papier. À la main, comme un bon ouvrier. Il y’a du boulot. C’est normal c’est mon premier roman. Mon premier roman ? le second ? le dernier ? ça tout le monde s’en tamponne le coquillard… c’est un roman. Il se trouve que c’est moi qui l’écrit, et que je veux qu’il soit bon (je serai sans doute ma pire critique… tiens d’ailleurs des témoignages de celles et ceux qui ont déjà écrit seraient les bienvenus: quel genre de critiques sont-ils vis-à-vis de leur oeuvre ?). Merci Laure ! Il n’y a pas de doute, ton blog et ta pédagogie m’ont fait avancer beaucoup plus rapidement que si j’étais restée seule dans mon coin.

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  8. beatrix bouillon

    Bien entendu, je viens de me relire et j’ai relevé plein de fautes d’orthographe et de typographie … pffff… désolée !

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Ce n’est pas très important tant que ce n’est pas imprimé, Béatrix, j’en oublie souvent aussi, mon talent n’est pas dans la qualité de mon orthographe… Tu ne sembles pas avoir trouvé de raisons particulières, de faux prétextes et mauvaises excuses pour ne pas écrire ton roman (ou alors tu n’as pas tout dit.)
      Tu penses qu’il faut apprendre, travailler, lire les bons auteurs, ma foi, oui ce sont des indispensables.
      Tu m’as l’air bien lancée, ne lâche rien, tu vas arriver au bout -et je serai très heureuse pour toi !

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  9. chesnais

    Bonsoir à tous… j’ai lu vos commentaires de discours contraires et enrichissants somme toute. BON! J’ai fait les 3 premiers exercices très consciencieusement Les raisons pour lesquelles je veux écrire ce futur roman, j’en ai listé 72, je ne suis pas allée jusqu’à 100, à 72 j’avais déjà un peu plus la pêche. Pour qui je le fais: pouf c’est venu à fond, 13 raisons de jeter. Tout ce que je pense ne pas avoir pour réussir à réaliser ce projet: 17 excuses car en fait je nomme ceci des prétextes ou excuses afin de ne pas tenter d’écrire ce roman. Pour les exercices 4 5 6 je n’ai pas fait, pas par fainéantise, non, parce que déjà j’avais après les 3 premiers exercices ,j’avais déjà le pourquoi je voulais entamer mon roman, pour qui, et les prétendues excuses qui m’empêchaient de démarrer… Après ce travail honnête , fastidieux , je me suis lâchée et j’ai écrit 50 pages dans un joli cahier d’écolier avec mon beau stylo à encre… Ca y est le nouveau Bébé est en gestation, il y en a pour un an, deux ans voir plus tant pis c’est trop tard… Il n’y a plus qu’à noircir les pages, ensuite je verrai le style, pour l’instant il faut narrer…Merci pour les conseils des listes.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Oh, que je suis contente ! Que c’est formidable ! Là, vraiment je sais que j’ai eu raison de secouer le cocotier ! Bravo de vous engager, vous devez ressentir quelque chose de puissant, ça doit vous donner des ailes ! Tenez-moi au courant, je suis ravie pour vous.
      C’est un magnifique témoignage. 50 pages déjà !
      Vous avez su être honnête, c’est si rare, hélas : ça demande courage et responsabilité.
      Si vous bloquez à un moment, si vous sentez que vous commencez à traîner la patte, faites les exercices suivants sans hésiter, n’attendez surtout pas, ils approfondissent le reste, et vous donneront un coup de fouet.
      Un grand merci pour votre témoignage.

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  10. Fatiha

    Déjà, je me dis que si je traînes là, c’est parce que j’ai pas de talent et tous ceux qui perdent leur temps sur les sites d’écritures en sont dénués. Ceux qui savent écrire, écrivent ; ils ne vont pas chez les autres.. Je ne vais pas faire vos exercices, Madame Laure, je préfère crever ma race devant ma feuille blanche. Il vaut mieux écrire des choses mauvaises que des choses stériles. La vérité a l’odeur des chiottes, pas celle de l’hôpital. La littérature, c’est pas des tables de multiplications. Je reste assis à ma table et j’attends…Faire tes exercices, t’es folle, Laure ! Ca me prendrait combien de temps ? Une journée complète ? Même pas deux heures, je t’accorde, même pas deux heures ! Moi en deux heures, je te fais une chorba, une chorba qui tue ! Avec l’ail, la coriandre et tous les ingrédients cuits séparément. Et puis, j’ai les mioches à torcher, la maison à nettoyer, je mérite mon titre de ménagère de moins de 50 ans. Je préfère écouter mon horloge qui fait TIC-TAC. Je ne sais pas écrire ? C’est pas grave, je vais écrire le néant, le rien-du-tout ! J’ai déjà commencé, ma feuille est toute blanche ! Je vais écrire toute une série comme-ça, je vais faire ma Condition humaine, mes Rougon-macquart en blanc-blanc-blanc ! Plus besoin d’imprimer, plus besoin de corriger, j’envois du blanc, du blanc et encore du blanc ! Gallimard, Actes-Sud, tu veux du blanc ? Tiens, prends-ça dans la tronche, y’en a au moins deux tomes là-dedans ! Si je m’écoutes, je reste un écrivain râté ; si je t’écoute, je deviens un écrivain médiocre. Il faut toujours écouter sa petite musique. En vérité, c’est pas vrai, je n’écris pas que du blanc…Je griffonnes, je griffonnes, je griffonnes souvent… Il faut toujours prendre son petit carnet quand on écrit. Le petit carnet, c’est la culotte de l’écrivain, ca retient les pertes. Bon c’est vrai, t’as l’air un peu barjot, voire suspect quand tu t’arrêtes toutes les 5 minutes dans la rue pour attraper une phrase. Mais, la garce, si tu la choppes pas tout de suite, tu l’as dans le nez, parce qu’elle se barre ! C’est sûr, avec les bras chargés de courses, c’est la m…Soit tu jettes tes tomates et tes pommes, soit tu perds ta phrase. Si c’est un pack d’eau que tu portes, alors va près d’un jardin, en balançant tes bouteilles, tu pollues la planète mais au moins, tu arroses la fleur.

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    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Fatiha,
      Ha, ha, j’ai beaucoup ri, tu écris très bien, tu as un ton bien à toi ! Franchement Fatiha, je vais te répondre sur le même ton :la chorba, même celle qui tue, moi je m’en fous ! Je préfère consacrer mes deux heures à faire des exercices, c’est quoi deux heures dans toute ma vie ? Même si j’aime la chorba qui tue (une des nourritures de mon enfance, bien des souvenirs agréables.)
      Alors chacun fait ses choix ; moi je propose mes exercices, toi tu disposes. Je n’oblige personne. Ce que je dis, c’est qu’il y a des gens qui viennent pleurnicher dans mes bras parce qu’ils veulent que leur roman s’écrive tout seul, et ceux-là je ne les caresse pas dans le sens du poil, qu’ils se mettent au boulot, c’est tout. Mais qu’ils ne se plaignent pas ! Surtout à moi, j’ai traversé tant de difficultés, de maladies ! J’aurais pu crever dix fois ! Et j’ai tenu bon ! Non, non, ils vont pleurer ailleurs, c’est tout !
      Je te laisse à la chorba, aux fleurs et aux phrases que tu attrapes parce que tu as tout compris ; l’inspiration ça se saisit dans l’instant : sinon elle se barre ! Avec le ton que tu as, crois-moi, ton livre tu peux l’écrire, et il ne sera pas médiocre ! Avec un ton pareil, il sera bon, très bon même !

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  11. Pierre

    Bonjour Laure,

    Ce matin… créativité écriture …dans la barre de recherche Google.

    À la première page de résultat, j’ai cliqué sur la page de ton blog: « Comment écrire avec créativité ? – OSEZ ECRIRE VOTRE ROMAN ». Mais rapidement je me suis retrouvé ici, sur la page des exercices. J’aime ce que je vois. La densité des échanges est limite mais enrichissante.

    Je dis de suite que je n’ai pas d’études. J’ai appris mon orthographe en lisant quelques livres, je ne connais pas vraiment la conjugaison des verbes, je sais le mot « syntaxe » sans savoir tout ce qu’il réclame pour bien le comprendre. Mais j’écris. J’ai commencé avec un vocabulaire de quelques mots, et lentement mon bagage a pris de l’ampleur. Mais tout cela est mal dégrossi et je fais beaucoup de fautes, de cela, je m’excuse.

    J’écris tous les jours, la nuit parfois. Retraité, je n’ai plus la fougue de mes jeunes années mais j’ai encore ce besoin de me connaître et quoi de mieux que les mots pour me rencontrer et appréhender le Monde.

    Le premier exercice que tu nous suggères de faire me permet de dire que j’écris pour survivre, pour apprivoiser l’inconnu, qu’écrire m’inspire à me dépasser et que ce dépassement de soi m’invite à la résilience, chose dont j’ai besoin. L’écriture m’obsède depuis des années, j’ai réalisé un petit texte de 40 000 mots, un survol thérapeutique de l’aspect ombrageux de ma vie. Là, un projet de fiction m’habite depuis plus d’un an. J’ai environ 20 000 mots de recherche et de tâtonnements pour placer le décors mais c’est lourd tout ça. J’ai l’histoire et l’univers dans ma tête mais j’ai de la difficulté à écrire les scènes. Je veux y arriver. Ça m’obsède. M’habite. Me nourrit et m’inspire.

    De lire et de naviguer sur ton blog me fait du bien. J’aime ton intégrité. J’aime ta force de rebondir et de continuer ta route tout en encourageant l’autre à demeurer dans la sienne. J’aime ton blog.

    Je reviendrai,
    probablement pour lire les exercices 2 jusqu’à 8. Je ne les ai pas fait.
    L’exercice 1 a fait ma journée.

    Merci pour ta générosité
    amicalement
    Pierre

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Bonjour Pierre,
      Ca ne m’étonne pas que le premier exercice ait fait ta journée parce qu’il est intense. Tous sont intenses.
      Le fait que tu n’aies pas fait d’études est peut-être un atout : les autodidactes sont très curieux et n’avalent pas n’importe quel salmigondis intellectuel ; ils se méfient des mots et des idées qui brillent trop facilement, et c’est une excellente chose. Tu t’exprimes très bien du reste. Et sur des notions subtiles.
      J’espère que tu écriras la fiction qui t’habite. Et que tu vas y prendre du plaisir. Te connaître, te reconnaître, te dépasser, ce sont aussi des désirs forts chez moi, et l’écriture est effectivement un outil extraordinaire pour le faire.
      Merci pour tes mots qui m’encouragent à poursuivre ce blog et à rester qui je suis, sans fard inutile.
      Amicalement,
      Laure

      Répondre
  12. Fatiha

    Merci ma petite Laure, je ne pensais pas que tu me répondrais. Tu as quelque chose de bien plus précieux que moi, tu as la foi ! Je commence toujours tout mais je ne termine jamais rien ! Aucune constance. J’écris comme je vis et je ne m’intéresse plus le lendemain à ce que j’ai fait la veille. Je suis perpétuellement en doute ; en doute, comme on est en deuil. Je ne suis pas à l’aise avec l’écriture. Elle ne me fait aucun bien. Elle m’oblige à aller chercher au fond de moi quelqu’un que je n’aime pas. Je ne comprends pas ceux qui disent qu’écrire les guérit. Moi, l’écriture me triture, elle me retourne, elle m’enlaidit. C’est presque une séance de spiritisme et je déteste le surnaturel ! Je ne me plains pas, je me suis fait une belle vie, je suis toujours dans la contemplation et le lyrisme, ça égaye la journée de mes gosses et celle de mon mari. Je leur raconte des histoires abracadabrantes, je les fait pêter de rire, on se marre. Je suis le conteur, l’humoriste et l’écrivain de ma seule famille. C’est là-dessus qu’elle se porte ma foi. J’ai eu une enfance de merde et la seule nécessité, la seule priorité que j’ai eu, c’est de me construire une belle cellule familiale avec des claquages de rire qui résonnent dans toute la maison. Je me sens bien parce que j’ai décidé que je n’ai rien à prouver et même si je ne publie jamais rien de ma vie, moi, je sais que je suis écrivain. Je crois que j’ai décidé préférer vivre dans ma lumière, qu’écrire dans mon ombre.
    Tout ceci est un peu décousu.
    Permets moi de te poster un court texte de ceux que j’écris. J’ai tellement peu de constance qu’ils se lisent trés rapidement. S’il te plaît, Laure, ne me demande surtout pas si c’est autobiographique !!!
    Pardon s’il reste quelques coquilles, je ne suis pas non plus une grande correctrice !

    Une trempée

    J’ai mis longtemps à être propre, longtemps, très longtemps. A quatorze ans je faisais toujours pipi au lit et à douze, les couches me retenaient encore le caca du matin.
    Quand ma mère était fatiguée de me laver les urines nocturnes, je trainais dans la maison mes fonds de culotte sales et l’odeur pestilentielle qui va avec.
    Un jour, à l’âge de six ans, j’étais en classe et incapable encore une fois de contrôler mes sphincters
    Je restais ainsi plusieurs heures, collée à ma chaise, avec l’odeur et la merde collée sur les fesses.
    Je réussi à le cacher à la maîtresse, il fallait surtout le cacher à ma mère.
    A Onze heure et demi, en fin de classe, je rentrais à la maison réfléchissant à ce que je pouvais faire pour qu’elle ne s’en apercoive pas. Elle ne m’avait pas vu rentrer et j’étais déjà dans sa chambre à fouiller dans les cartons sous son lit.
    Il y avait des papiers, plein de papiers ; des contrats d’assurance, des factures d’électricité, le contrat de bail, des centaines de papier, de quoi essuyer ma merde et toutes celles que je me voyais encore faire.
    Je pris une première feuille, et j’entamais le nettoyage. J’essuyais, déjà contente d’avoir trouvé le filon pour échapper aux claques de maman.
    Lorsque mes fesses furent assez propres, je ramassais du bout des doigts les documents administratifs trempés de fiente et il me vint à l’idée de les balancer par delà la fenêtre. Nous habitions une courée dont les habitations portaient encore les vestiges du labeur des teinturiers du textile.
    Une pompe à eau pour douze maisons, une seule cuve à chiotte avec la porte en bois, le coeur au milieu et les mouches en farandole.
    Il y avait derrière cette rangée de maison, une école et un mur qui donnait sur la cour de récréation.
    Je jeaugeais la distance et j’entamais ma lancée.
    Le premier tomba pile, derrière. J’imaginais en souriant la tronche des instituteurs ramassant la merde dans leur administration.
    Le deuxième faillit revenir dans notre petit jardinet. Je le laissais choir, le coeur vibrant, n’osant imaginer la fureur de ma mère si elle tombait dessus.
    Quand j’eu lancé le troisième, maman sortit de la maison et le papier lui tomba aux pieds.
    Elle leva les yeux et quand je décidais de remettre ma tête à la fenêtre, elle était déjà dans la chambre.
    Elle avait dans sa main ce petit bout de papier, ce petit bout rempli de merde. Ce petit bout de merde qui n’avait pas fait l’effort de voler assez haut.
    Elle ne disait rien maman, mais elle attrapa ma tignasse et les cheveux emmélés firent voler ma tête par delà l’escalier.
    Elle me traînat ainsi , jusqu’à une petite cabine, à l’arrière de la maison.
    Au passage, elle avait récupèré le cordon électrique du vieux transistor qui chantait dans la cuisine.
    Cette petite pièce où elle m’emmena aurait pu nous servir de cabine de douche si nous avions eu les moyens d’en faire poser une, mais elle ne servait qu’à
    entreposer les produits ménagers et les seaux de maman.
    Avec la force de sa colère, elle m’y envoya cogner contre le mur, referma le rideau derrière elle et se mit à frapper.
    Le premier coup fut cinglant et brisa net toutes mes vélleités de parole.
    Cette cabine était pour moi jusqu’àlors une fabuleuse cachette de jeu. j’y amenais mes poupées, j’y restais des heures.
    Elle devenait, ce jour du premier coup de maman, la cabine de torture et le lieu de ma pire douleur.
    J’étais déjà sonnée et je laissais mon corps s’abandonner sur le carrelage, espèrant lâcher la douleur avec lui.
    J’étais par terre. Maman le prit comme une victoire, celle de l’autorité sur l’insoumission, celle de la raison sur le chaos et son fouet correcteur frappait, frappait, frappait.
    Maman, si tu savais comme j’ai eu mal.
    Maman n’entendait rien. Je ne sais plus combien de temps ça a duré, sûrement longtemps parce que j’ai gardé les empreintes de ce jour plusieurs mois.
    Peut-être peu de temps, parce que finalement, au bout du cinquième ou sixième coup, je n’avais déjà plus mal.
    Au dixième ou onzième coup, je me suis mise en boule.
    Pour protèger quoi ? Je ne sais pas, pour me protèger de maman.
    J’étais petite, toute petite, mais elle arrivait toujours à m’atteindre.
    Elle frappait maman, elle frappait toujours.
    Plus elle frappait, plus j’entendais le sifflement du cordon électrique qui se délectait à fuser sur ma peau d’enfant.
    Et elle frappait maman, ivre de colère et de folie.
    Elle frappait sa vie et sa misère, elle frappait sa pauvreté,
    elle frappait le sort qui s’acharnait sur elle et sur sa descendance.
    Allez frappe maman, désaoule toi.
    Je n’avais plus mal, maman, je n’avais déjà plus mal.
    Elle s’arrêta net. De la fatigue occasionnée par sa frénésie, plus que par rèelle conscience de son horreur.
    Elle déposa son cordon. Elle me regarda longtemps, elle semblait descendre petit à petit, elle semblait réaliser son acte, elle semblait me réaliser.
    Je ne disais rien, mon épiderme fumait encore des coups de maman.
    Je ne sentais rien, je ne me sentais plus mais je me suis sentie soulevée par maman.
    Elle m’allongea sur le divan crasseux qui trônait dans notre sombre salon. Elle prit la bassine d’aluminium, la remplit d’eau et la posa sur le poêle incandescent qui n’avait rien à envier au feu qui me dévorait la peau.
    Elle revint vers moi pour me déshabiller.
    N’enlève rien maman, ca colle !
    Le tissus avait commencé à pénètrer la chair.
    Maman prit un ciseau. J’ai eu peur encore, j’ai cru qu’elle voulait remplacer son cordon électrique.
    Elle m’a lavé. Elle m’a soigné en pleurant et m’a demandé si je voulais retourner à l’école.
    J’ai dit oui.
    Sur la route, maman m’a acheté un énorme paquet de bonbons. Il y en avait des jaunes, des rouges des bleus ;
    il y avait des frites salées, des crocodiles verts et des
    fraises tagada. Il y en avait pour une fortune, au moins 5 francs !
    En classe, j’ai partagé mes bonbons et ils étaient tous heureux, cette fois, d’être collés au « pisseux putois » que j’étais.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      C’est terrible et plein d’émotion, Fatiha.
      Ca m’a retourné les tripes, j’en ai les larmes aux yeux. Ne change rien à ton rapport à la littérature si tu es heureuse comme cela.
      J’avais vu juste : tu écris bien, très bien. Dans le genre dur, on ne saurait faire mieux.
      Et si un jour l’envie te prend de t’autoéditer, ce sera facile : tu réuniras tes textes et cela deviendra un recueil de nouvelles.
      Et les gens cesseront d’entendre seulement ton rire… Cette décision, tu es seule à pouvoir la prendre, et je comprends que tu n’aies pas forcément envie de la prendre.
      Quant au doute : nous en sommes tous perclus. Sans doute aucun, on devient vite un imbécile.

      Répondre
      1. Fatiha

        Je suis enchantée de te connaître Laure. Tu as un trés beau regard sur les choses et sur les gens. Moi aussi je reviendrai régulièrement sur ton site sobre, sérieux et enrichissant.

        Répondre
  13. Fatiha

    P.S : Je crois qu’il faut être sérieux avec la littérature mais qu’il ne faut pas trop la prendre au sérieux.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Je suis d’accord, Fatiha, faire les choses avec sérieux sans se prendre au sérieux. C’est un art de vivre en soi. Pas toujours facile…

      Répondre
  14. Pierre

    Bonjour Laure,

    Où j’ai trouvé de l’eau, je puise. Alors je reviens ici pour continuer mon travail d’introspection 🙂 Je partage, dans les commentaires, le résultat de cette introspection, avec les mots d’aujourd’hui, demain ce sera probablement un peu différent mais la tendance sera la même.

    Je veux écrire un roman parce que je veux impressionner les gens à travers une histoire émouvante d’amitié, de résilience, de transcendance et d’amour. Oui, il y aura du sang et des morts. Je veux que mon roman soit une oeuvre pour la société à laquelle j’ai tant pris et si peu donné. Je rêve. Je sais.

    Je n’ai pas atteins, dans aucun des exercices que tu proposes, le chiffre 100, qui est probablement le chiffre des maîtres. Mais j’ai dépassé les limites qui étaient les miennes et j’ai rencontré mes blocages, mes faiblesses, mes envies, mes forces latentes et ma motivation: ce qui a permis à mon projet de reprendre en moi une place centrale.

    Je prépare donc ma session d’écriture comme ceci, je relis tout ce que j’ai écrit en rapport avec mon roman, je lis ici ce qui est utile à me motiver, (pas mal tout le site me motive 😉 et je lis le guide que tu m’as offert (pas encore commencé). Hier, j’ai travaillé à créer mes fichiers d’écriture, selon mon plan qui est déjà fait. Vingt chapitres donc vingt fichiers vierges. Aussi, j’ai trente fichiers, vierges aussi, datés du 1er au 30 novembre 2019 pour faire le Nano de novembre. J’envisage débuter un marathon d’écriture le 1er novembre et de poursuivre sur la lancée que le Nano va produire en moi. J’ai fait le Nano 2018 et j’ai franchement adoré.

    D’ici le 1er novembre il n’est pas question de vivoter. J’écris hors projet pour l’heure, mais je reviens chaque jour méditer le plan de mon roman, échafaudant dans ma tête des scènes et des intrigues. J’ai aussi créé des fichiers pour mes personnages principaux, d’autres suivront sûrement. Je « n’attends » pas l’inspiration, je tente de générer le mouvement. Je trouve que mon histoire est dense et difficile à contenir d’un seul coup d’œil. J’ai donc travaillé à créer une prémisse qui contient (pour moi qui possède les visions de cet univers là) la quintessence de la patente. J’aimerais écrire aussi un synopsis. Je crois bien que ce sera la prochaine étape, le plan de mon histoire étant déjà fait, je crois y arriver en une seule séance de travail. Bientôt, bientôt.

    Pour conclure mon commentaire je dirai que la liste des 8 exercices que tu proposes m’invite plus à réfléchir autrement ma vie d’auteur qu’à coller sur mon frigo des listes à relire. Mais oui, il y a dans la répétition une force, une détermination et une certaine maîtrise qui se manifestent permettant de se hisser au delà du connu et de se qui nous limitait. Le fait de ne pas atteindre la centaine ne rends pas les exercices moins efficaces. Ce qui compte vraiment, je crois, c’est de se dépasser. Dans le premier exercice, je me suis dépasser plusieurs fois, j’ai atteins 87 raisons pour écrire mon roman, presque toutes inédites. Je me suis donc découvert des forces que je ne croyais pas présentes jusqu’alors.

    Voilà, pour aujourd’hui c’est ce que je voulais partager,
    à bientôt
    Pierre

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Très intéressant, Pierre.
      Pour moi, l’objectif des ces exercices est atteint de ton côté : repenser ta vie d’auteur, te remettre dans le bain, te redonner la grande et belle envie d’écrire un livre jusqu’au bout, te confronter à tes freins pour les balancer par dessus la jambe (enfin !) et peut-être te créer une routine à ta manière pour arriver justement jusqu’au bout.
      Fatiha t’a laissé un mot qui me semble très important et j’aimerais que tu le lises. Il y a une chose très juste dans ce qu’elle dit : fonce, écris, fais-le, ne sois pas trop dans ta tête mais surtout dans l’action (écrire donc), ne te pose pas trop de questions, écris, fais-toi plaisir. Et elle a parfaitement raison : pose tes tripes sur la table, je veux dire dans ton livre.
      Là où je ne suis pas d’accord, c’est qu’elle pense que sa recette est la recette de tout le monde, la seule recette. C’est aussi ma recette : écrire en naviguant à vue, en créant mon plan en même temps. Ecrire à partir de mon enthousiasme et de mes tripes. Mais ce n’est pas la recette de tout le monde. C’est plus difficile d’écrire de cette façon car les risques de se casser la figure sont plus grands.
      Ta recette semble être d’avoir ton plan, ton synopsis, de savoir où tu vas et d’écrire alors. C’est la recette de la majorité des écrivains. Et elle est très compréhensible car un roman est une œuvre de longue haleine qui demande une structure solide. Fatiha écrit merveilleusement bien mais elle écrit court, pas de roman. Je pense donc que ce problème de structure, elle n’y a pas été confrontée. Ou qu’elle ne l’a pas résolu, que ses tentatives de roman ont tournées courts et qu’elle ne sait pas pourquoi : manque de structure tout bêtement.
      Et on peut mettre de la spontanéité tout en sachant où l’on va. L’un n’empêche pas l’autre.
      En conclusion : ma réponse est pour toi Pierre et aussi pour Fatiha.
      Pierre, je suis heureuse que mes exercices t’aient été si utiles. Fonce, à TA manière, tu es exactement là où tu dois être : à l’aube de ton roman.

      Répondre
  15. Fatiha

    Monsieur Pierre,
    Si je peux me permettre, je sais que vous vous adressez à Laure, mais je trouve que vous faîtes un peu trop technique. Pardonnez-moi, mais je me sentirais enfermée dans une telle préparation. On a presque l’impression que vous mettez en place des fiches comptables. Avec tout le respect, « Ca tue le feu, votre truc ! » Peut-être réfléchissez-vous trop. Pourquoi tous ces carcans alors que tout ce qui va sortir de votre plume ne doit sortir que de votre coeur ? Ecrire à mon sens, c’est se planter la plume dans le coeur ; se trifouiller les tripes ; aller chercher sa rage, la mélanger à la colère et au désir. Vous m’avez l’air d’être un homme d’expérience, il y a certainement beaucoup de tout ça dans votre ventre. Oui, écrire ca vient du ventre. C’est le ventre qui digère ; c’est dans le ventre que ce qu’on avale atterit, c’est le ventre qui porte et c’est par lui qu’on accouche. Ecrire, c’est aussi comme entrer dans ses rêves. Je mets mon pyjama et je ne sais jamais ou je vais quand je m’abandonne et que je décide de fermer les yeux. C’est comme ça que les écrivains font : ils défoncent la porte ! Il faut défoncer ses propres portes, se bousculer jusqu’à presque devenir un autre ! C’est skyzophrénique la littérature et les fous n’ont pas de mur dans la tête, pas de règle ! Gogol n’a-t-il pas écrit l’histoire d’un homme qui se réveille un jour sans son nez ?
    Pas de plan-plan en littérature, pas de règle toute faite : C’est la règle !
    Alors, Sois fou, Pierre, soit fou !
    Je te prie de m’excuser d’interférer ainsi dans ta conversation avec Laure, je suis sûre qu’elle va te répondre la même chose, je sais qu’elle connaît ça !
    Trés amicalement.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Fatiha, je voudrais que tu lises ma réponse à Pierre car elle contient aussi ta réponse à ton commentaire.
      Il y a une chose juste dans ce que tu dis (fonce, avec les tripes et le coeur plus qu’avec la tête) et une chose fausse.
      Nous sommes tous différents et il existe autant de manières d’écrire que d’écrivains. Tu ne peux réduire tous les écrivains dans le même sac. En gros, il existe quand même deux façons d’écrire un roman, et j’en parle dans la réponse pour Pierre et toi.

      Répondre
  16. Fatiha

    Il faut rappeler l’enfant qui est en soi et si on ne l’est pas un peu déjà, il faut devenir l’étranger, le métèque, le mendiant et l’esclave. C’est le petit qui possède la vérité, le faible… Devenir toutes les vulnérabilités du monde, entrer dans les gens, regarder ce qu’ils font pour voir ce qu’ils sont et ressentir ce qu’ils ressentent. Prendre sa plume, c’est d’abord accepter d’être le buvard du monde. C’est peut-être pour cela que beaucoup d’écrivains sont tombés dans les stupéfiants, on est obligé parfois de perdre sa propre raison…Pourquoi ? On écrit toujours mieux ce qui fait mal. La littérature est un grand pansement sur le monde ; un pansement sur une jambe de bois !
    La littérature, c’est tout !
    La littérature c’est rien !
    Mais la littérature, c’est pas n’importe quoi !

    Ma petite Laure, je n’ai pas trouvé mon carnet aujourd’hui, je suis venu écrire chez toi.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Magnifique ton texte Fatiha ! Le buvard du monde… Que c’est bien trouvé et que c’est juste !

      Répondre
  17. Pierre

    Bonjour Fatiha,

    J’ai lu attentivement tes messages. Merci de partager ton expérience avec moi. C’est inspirant de lire une autrice expliquer à quelle essence elle carbure, avec quelle attitude elle aborde le blanc immaculé de l’écran ou de la feuille, cet au-delà de soi.
    Je réponds de suite à ces mots que tu as tapé dans ton échange: je suis sûre qu’elle va te répondre la même chose…
    Si elle le fait, à quoi bon la lire?

    Bon, encore merci d’avoir été toi-même, franche et direct, flamboyante et communicative pour m’aider à canaliser, autrement que dans mon projet, ce fantastique volcan qui habite mon ventre.

    Par ailleurs, tu as su lire en moi, je n’ai pas d’expérience, je n’ai jamais été publié. Mais des flèches j’ai ai tiré. J’ai fais le tour de mon domaine et je me suis pratiqué à viser, au point que je maîtrise les « rudiments » de la chose. Tirer où bon me semble, écrire en explorant l’inconnu, en ne sachant pas de quelles lettres de l’alphabet j’aurai besoin pour tracer le prochain mot, je connais. Défoncer, découvrir, apprivoiser, et comme je l’ai écris ce matin dans un de mes textes: écrire avec mon corps, mon cœur et mon âme, chercher dans tout ce blanc immaculé de l’écran le dépassement, franchir quelque frontière que ce soit, trouver de nouvelles façons de penser, de voir, de ressentir la vie qui oeuvre en moi, c’est un peu ça écrire.

    Je sais qu’il y a une façon noire de regarder le monde, mon regard a vu tant de noirceur, durant tant d’années, que mes yeux étaient ténèbres. En vrai, ils étaient de la même nature que la souffrance de la terre. Rien que mon souffle et moi. Je n’ai pas ton style littéraire, ni ta fougue, ni ton approche, j’appréhende le monde avec mes propres sens et si je marque des balises et que je fais un « plan » pour déployer mes mots, c’est que j’agis un peu comme le font certaines gens qui ne veulent pas se perdre devant tous ces possibles qui tendent haut les bras. Je balise comme le ferait un trait du crayon qui dessine les contours d’un visage. Après, je dessinerai aussi des yeux, des oreilles et un nez, 😉 et une bouche avide pour dire ce qui m’habite. J’offre ce visage et mon corps, mon cœur et mes sentiments, ma tête et mes pensées aux vents de proue. Je suis le gardien de ma propre demeure que je tiens fraîche et balayée. Pour le temps venu. Pour l’au-delà des songes.

    Je ne sais pas. Je ne connais pas la teneur ni du style, ni du ton (même si j’ai l’intuition de ressentir la chose), ni la tournure final de mon projet d’écriture. Tout cela est une aventure que je me sens disponible à vivre. Le Nano approche à grand pas et je ferai comme l’an dernier, j’écrirai 24/24 durant les trente jours de novembre. Je pondrai des œufs, je barbouillerai jusqu’à maîtriser mon trait, encore. Mais cette année, je vise une cible.
    Chacun y va à sa manière.

    Encore merci d’avoir pris la peine de partager avec moi
    Je l’apprécie

    Au plaisir de te lire
    amicalement

    Répondre
  18. Pierre

    Bonjour Laure,

    il y a un mélange dans l’ordre des commentaires, ta réponse est avant le texte que j’ai écrit au lieu d’être après. Enfin, j’ai lu ta réponse quand même. Et le texte que j’écrivais était adressé à Fatiha, alors oui, j’ai lu attentivement son partage. Tu fais bien de souligner ce qu’elle dit, en gros, que l’écriture de la tête n’est pas aussi intéressante que celle du cœur.

    En fait, je n’ai pas de recette, j’improvise; écrire un plan participe à l’improvisation. C’est nouveau pour moi d’avoir un plan. J’essaye de canaliser les forces en action pour produire un maximum d’impact, un peu comme le font les poètes qui disent en huit mots ce que je tente de dire en trois cents. Dans l’art de faire un plan il y a le plaisir de choisir soi-même où seront et que seront les lieux visités. Tracer un plan participe à l’oeuvre et pour faire un plan il faut se décarcasser tout autant que lorsqu’on écrit. C’est le même esprit (le mien) qui marque la matière de son empreinte. Mon plan, c’est moi tout autant que ces mots-ci. Ils ne sont peut être pas fantastiques à lire mais se sont les miens et pour moi ils font du sens.

    Faire des fiches de personnages est aussi une activité du travail d’écriture. Laisser les personnages devenir qui ils doivent, commence pour moi, par leur donner un espace, d’où le fait que j’ai créé un fichier par personnage pour m’amuser à les décrire un peu, hors de l’histoire. Pour mon plaisir de les fréquenter dans les coulisses.

    Tracer un plan c’est une étape de développement, de déploiement, de croissance. J’écris avec une intention, j’ai une histoire à raconter, je ne dis pas n’importe quoi. Je raconte. En plus, pour ce qui est de mon projet, il y a une partie de l’histoire que se déroule dans un monde imaginaire utopique, et une autre partie se déroule dans une fiction sociale des années ’70, en banlieue de Montréal, Québec. Mes personnages iront d’un monde à l’autre. Si je parviens à raconter ce qui se passe là en moins de 100 000 mots, je serai satisfait. Si c’est lisible, je serai content. Si ça percute, alors bravo et merci la vie! Je SAIS que vu comme je le dis ça fait ordinaire et sans consistance. Mais à l’intérieur de moi, c’est fantastique. J’ai confiance.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Pierre,
      Tu t’exprimes très très bien. Non, ça ne fait pas ordinaire et sans consistance car tu as déjà du style, je l’ai vu clairement dans ta réponse à Fatiha.
      De fait, c’est assez improbable ce tunnel de conversation à trois, un peu en désordre mais qu’importe ; je crois que vous avez de très grandes possibilités tous les deux. Ce n’est pas quelque chose que je sens souvent.
      Vraiment très heureuse de vous avoir découvert tous les deux. Ce blog me réserve parfois de sacrés surprises !

      Répondre
      1. Pierre

        Bonjour Laure,

        c’est tout à fait correct pour moi ces échanges. J’ai le goût de te dire que je ne participe pas à un concours littéraire quand je t’écris. Je sais un peu où je suis rendu et je ne veux pas faire table rase de mon parcours pour devenir quelqu’un d’autre. J’écris avec des mots que j’ai du apprivoiser un à un. Je ne tenterai pas dans mes messages de prouver que je suis bon. Tant mieux si c’est le cas, mais j’aimerais plus parler motivation, rigueur dans le travail quotidien et tout autres ingrédients à insérer dans ma recette en fait. Aussi, j’aimerais te faire lire quelques passages qui date de l’an dernier pour avoir ton avis. Je n’ai pas assez lu ton blog pour savoir comment tu procèdes ni ce que tu proposes comme suivi, mais je lirai avec soin ce que tu m’écriras à ce sujet.

        Mon projet de livre, c’est une histoire que je veux raconter, elle est là, en moi. J’ai vingt cinq milles mots de rencontre avec mes personnages et leur univers. Mais tout est à réécrire. Manque de fluidité, de rythme, les trucs n’arrivent pas dans un ordre qui me satisfasse. De là le plan. J’aime mon plan, il m’inspire. Je le relis régulièrement, y ajoutant un mot par ci par là, clarifiant une idée. Il possède son propre cœur.

        Je trouverai peut être des réponses et de la motivation à te fréquenter. Je lirai tout ce qui me parlera dans ton blog, pour ne pas te faire répéter. Ça ne changera pas le fait que ta présence est plus importante que la lecture. Trouver quelqu’un d’allumée et de disponible sur le net en rapport avec la création littéraire, c’est précieux.

        Je te laisse là dessus, je ne veux pas te retenir plus longtemps.

        Au plaisir
        Pierre

        Répondre
  19. Fatiha

    Salut ma petite Laure, je reviens vers toi et je te demande pardon pour mon terrible manque d’à-propos. Je sais bien que tu n’es pas un courrier du coeur mais la littérature, c’est surtout le bouleversement de nos âmes. Je suis terriblement amoureuse et il m’arrive une chose que je n’ai pas désirée. Je l’aime et je le déteste ce sentiment et ce jeune crétin qui est terriblement beau s’est mis à me regarder comme ci j’étais une friandise. Je me suis faite avalée. j’ai eu envie de lui écrire une lettre mais je ne veux surtout pas qu’elle le dégoûte de moi, la voici :

    Les gens n’osent pas se dire les choses mais moi je te dis que dans d’autres circonstances et si j’avais eu vingt ans de moins,c’est moi, qui serais venue demander ta main. Tu es l’homme dont toutes les femmes rêvent et le temps semblent être le pire des traîtres parce que moi, j’aurais voulu être ta femme. Tu es beau, tu es doux, tu es un homme digne et travailleur et je n’ose pas compter les têtes de celles qui auraient envie de se poser sur tes épaules. J’en pleurerais encore maintenant, de savoir que ce n’est pas la mienne. Le regard que tu m’a porté m’a fait beaucoup de bien et je peux même te dire qu’il m’a rendue plus forte et que c’est grâce à toi que je me suis occupée de mon père avec tant de facilité. J’étais forte et j’étais légère en même temps. Légère comme un papillon et l’ascension de tous les sommets du monde ne m’aurait pas fait peur. Tout ce que j’avais à faire me paraissait plaisant et agréable. Tout le monde était beau et plus j’ai pensé à toi et plus les choses me semblaient magnifiques. Mais j’ai compris avec toi pourquoi certains disent que l’amour est une terrible drogue ; plus haute est la montée, plus terrible est la descente…Il a bien fallu que je me réveilles un jour pour me rappeler que nous vivons à la même époque mais que nous ne sommes déjà plus dans le même temps. La réalité est vilaine, elle me rappelle que tu es né en 1990 et moi en 1968 et depuis que je te connais, j’ai commencé à avoir peur de mon âge. Ce n’est pas de ta faute mais c’est le revers de la médaille et ce temps que je n’avais jamais considéré comme un ennemi m’a planté dans le coeur une immense tristesse, une tristesse qui a la taille de la joie qui m’a portée à ta seule pensée. Si tu m’avais demandé de te dire ce que j’aurais voulu te dire, c’était ça. Tu fais partie de ma famille et à ce titre mon seul plaisir est d’habiter la même ville que toi, de respirer le même air que toi et de me sentir joyeuse de savoir que tu existes.

    Est ce que tu lui enverrais ce genre de lettre toi ? C’est pas trop cul cul ?

    Répondre
  20. Fatiha

    Au fait, je voulais te dire que j’ai envoyé une nouvelle aux éditions du dilettante. J’ai cru que j’allais me faire incendier parce que j’ai lu sur internet que c’était une maison qui retournait les manuscrits aux jeunes auteurs avec des commentaires méchants et assez méprisants. Bref je m’attendais à me faire allumer…J’ai reçu un courrier de chez eux hier et le mec du dilettante m’a répondu de me mettre au travail et qu’une seule nouvelle ne suffisait pas pour faire un livre. Je sais pas si c’est de bonne augure mais j’ai l’esprit tellement enflammé par ma folie amoureuse que c’est pas demain la veille que je pourrais me concentrer. Bisous à toi ma petite Laure.

    Répondre
  21. Fatiha

    Je ne t’ai pas dit aussi, pardon, que ce sont tes commentaires qui m’ont poussé à envoyer mon travail à une maison.

    Répondre
    1. Laure Gerbaud (Auteur de l'article)

      Fatiha, c’est bien de l’avoir fait. Très contente pour toi parce que cette édition, ce n’est pas du gâteau pour y entrer… C’est plutôt bien d’avoir reçu une réponse -qui me semble de surcroît très rapide- pour te dire de t’y mettre ! J’avais dit un ensemble de nouvelles, pas une seule nouvelle, voyons ! De quoi faire un livre en somme. Mais ils t’ont répondu autre chose que la traditionnelle lettre de refus et c’est déjà pas si mal. C’est encourageant.

      Répondre

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